Quatre pièces de théâtre au me­nu du ré­veillon

La Montagne (Vichy) - - La Une - Ni­co­las Jac­quet

Le théâtre le soir de la Saint-Syl­vestre de­vient une ins­ti­tu­tion. Les salles vi­chys­soises af­fichent un très fort taux de rem­plis­sage et la co­mé­die prend place sur les planches.

Les trois coups re­ten­tissent et le ri­deau se lève. Telle est la tra­di­tion du théâtre. Et de­puis quelques an­nées, ce di­ver­tis­se­ment prend une part im­por­tante dans la soi­rée du 31 dé­cembre.

À Vi­chy et son agglo, quatre pièces sont pro­po­sées. Pour cer­taines les re­pré­sen­ta­tions sont dou­blées ou tri­plées. Les salles sont combles alors com­ment ex­pli­quer cet en­goue­ment ?

Le rire comme exu­toire

« Quand je suis ar­ri­vée, j’ai pro­gram­mé de la danse le 31 dé­cembre, confie Diane Po­lya­Zeit­line, di­rec­trice ar­tis­tique de l’Opé­ra de Vi­chy. Je me sou­viens d’un ma­gni­fique spec­tacle de fla­men­co. Mais ce n’est pas ce que veut voir le pu­blic du 31 dé­cembre. Les gens veulent rire, se di­ver­tir avant d’al­ler faire le ré­veillon entre amis ou ren­trer à la mai­son, si on est seul. »

Pour ce­la, la co­mé­die oc­cupe tout l’es­pace. L’ac­tua­li­té est char­gée, mo­rose, triste. Alors, pour ou­blier ce quo­ti­dien et s’éva­der l’es­pace de quelques heures, rien de mieux que le rire. Ce­ci s’ap­plique chaque jour de l’an­née mais le 31, c’est dif­fé­rent. Un chan­ge­ment d’an­née as­si­mi­lé à un chan­ge­ment de cha­pitre.

« Le 31 est un mo­ment pri­vi­lé­gié pour le rire, pré­ cise Syl­vain Bel­tran­La­my, du Pe­tit théâtre im­pé­rial. On le res­sent sur scène, les gens ont be­soin de se chan­ger les idées. ».

Contrai­re­ment à Noël où tout le monde reste en fa­mille, le 31 est dé­dié à la fête. Les re­pré­sen­ta­tions sont pro­gram­mées en ma­jo­ri­té plus tôt que le reste de l’an­née, gé­né­ra­le­ment à 20 heures au lieu de 21 heures. Une ma­nière de per­mettre à tout le monde d’as­sis­ter au spec­tacle et de pou­voir mettre les pieds sous la table à une heure rai­son­nable.

Quatre pièces et des salles combles !

Comme l’ex­plique Noëlle Ver­rie­ras, du Back Step : « Les gens cherchent à faire des choses pour la soi­rée de la Saint­Syl­vestre. Ce n’est pas parce qu’ils sortent qu’ils ne sont pas avec la fa­mille ou les amis. Nous avons beau­coup de ré­ser­va­tions de groupe. C’est pour­quoi la pièce pro­po­sée est tout pu­blic ». ■

PHO­TO FRÉ­DÉ­RIC RIMBERT

RE­PRÉ­SEN­TA­TION. La pièce « Ga­lère, mys­tère et pres­by­tère » a conquis le pu­blic du Back Step, le 31 dé­cembre der­nier.

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