Pe­lous : « Une longue his­toire avec l’ASM »

TOP 14/TOU­LOUSE - CLER­MONT ■ L’an­cien deuxième ligne n’a pas ou­blié ses ren­contres avec les Cler­mon­tois

La Montagne (Vichy) - - Sports Rugby - In­ter­view réa­li­sée par Ch­ris­tophe Bu­ron

Le di­rec­teur spor­tif du Stade Tou­lou­sain, qui pos­sède une belle his­toire de joueur face à l’ASM, évoque ses sou­ve­nirs et l’af­fiche qui at­tend son club, au­jourd’hui (17 heures) au Sta­dium.

Le 29 mai 2009, lors d’une de­mi­fi­nale brû­lante per­due (9­19) à Bor­deaux contre Cler­mont, l’im­mense Fa­bien Pe­lous rac­cro­chait dé­fi­ni­ti­ve­ment les cram­pons. Une dé­faite, certes, mais face à une équipe de l’ASM contre la­quelle il a dé­cro­ché au­pa­ra­vant, en douze sai­sons tou­lou­saines, les trois Bou­cliers de Bren­nus (1999, 2001, 2008) de son pal­ma­rès.

À 43 ans, l’an­cien deuxième ligne et ca­pi­taine du XV de France, a re­vê­tu le cos­tume de di­rec­teur spor­tif d’un Stade Tou­lou­sain moins rayon­nant qu’à son époque. ■ Un Tou­louse – Cler­mont ne doit pas vous lais­ser in­sen­sible quand vous re­gar­dez votre car­rière ? (rires). C’est clair. C’est une longue his­toire per­son­nelle. Je n’ai été, si je peux dire, que trois fois cham­pion de France, trois fois contre l’ASM. Je n’ai pas que de bons sou­ve­nirs contre ce club mais j’en ai cer­tains de très bons. Et mon der­nier match, cette de­mi­fi­nale per­due en 2009, je crois que pas mal de Cler­mon­tois et d’Au­ver­gnats étaient content que je prenne ma re­traite. J’in­car­nais sans doute peu­têtre à l’époque jus­te­ment ces fa­meuses fi­nales… Mal­gré la dé­faite de mon club, ce der­nier ren­dez­vous de ma car­rière reste un mo­ment très fort, avec no­tam­ment l’ova­tion que m’avaient ré­ser­vée les Cler­mon­tois. ■ Le contexte a-t-il chan­gé dé­sor­mais du cô­té tou­lou­sain ? Oui quand même. À l’époque, le Stade avait le lea­der­ship sur le rug­by fran­çais. De­puis, d’autres sont ve­nus nous concur­ren­cer et on ne peut plus dire que Tou­louse est seul dans notre cham­pion­nat. Au­jourd’hui, c’est beau­coup plus ou­vert et les pré­ten­dants bien plus nom­breux. ■ Le re­gard sur le club de Cler­mont, du Sta­diste que vous êtes, a-t-il chan­gé de­puis votre re­traite ? Non, pas vrai­ment. L’ASM a tou­jours été un club qui a fait les choses comme il fal­lait. Après, c’est une his­toire de des­tin aus­si, d’être ou ne pas être cham­pion, de ga­gner ou de ne pas ga­gner des titres. En tout cas, Cler­mont fait ce qu’il faut pour être per­for­mant sur la du­rée et ça se joue sur pas grand­chose. Je re­tiens les ef­forts et les moyens dé­ve­lop­pés pour que l’équipe at­teigne un cer­tain ni­veau des com­pé­ti­tions. Mais il faut re­con­naître que le des­tin n’a pas sou­vent choi­si l’ASM pour rem­por­ter la mise. ■ Le choc d’au­jourd’hui est-il im­por­tant ou très im­por­tant pour Tou­louse ? Il est ca­pi­tal. Dé­jà d’un point de vue comp­table. La dé­faite à Gre­noble a été une grande claque et le Stade Tou­lou­sain a l’obli­ga­tion de prendre ces points­là contre Cler­mont. On sait que ce ne se­ra pas fa­cile. C’est un contexte par­ti­cu­lier, un 31 dé­cembre à 17 heures dans un Sta­dium qui ne se­ra cer­tai­ne­ment pas rem­pli. ■ Vous di­riez que la sai­son est dif­fi­cile pour le Stade Tou­lou­sain ? Oui, dans la me­sure où l’on n’est pas lea­der avec 10 points d’avance, elle est dif­fi­cile (sou­rires). C’est une sai­son dure parce que l’on n’ar­rive pas à avoir de la maî­trise sur notre jeu, qui nous per­met­trait d’être se­reins. On a en­core ces sautes d’hu­meur qui rendent nos per­for­mances aléa­toires. Ça manque de sé­ré­ni­té, de sta­bi­li­té, pas for­cé­ment sur la mé­thode mais sur la jus­tesse tech­nique, sur la jus­tesse des choix. On est en pro­grès mais on n’est pas en­core au ni­veau où, je crois, on peut réel­le­ment évo­luer. ■

« La dé­faite à Gre­noble a été une grande claque »

FA­BIEN PE­LOUS. Pour l’ac­tuel di­rec­teur spor­tif, le Stade Tou­lou­sain joue ce soir face à Cler­mont une carte im­por­tante pour la suite de sa sai­son.

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