Juste un mo­ment de fai­blesse ?

La Montagne (Vichy) - - Vichy Vivre Sa Ville - Pierre Gé­rau­die pierre.ge­rau­die@cen­tre­france.com

Ori­gi­naire du Saint-Pour­ci­nois, un homme de­vait ré­pondre, ce jeu­di, d’at­tou­che­ments com­mis sur une mi­neure de 13 ans en 2015.

Il dit avoir juste eu « un mo­ment d’éga­re­ment ». Sans plus d’ex­pli­ca­tions. « Parce que je n’ai pas d’ex­pli­ca­tions ra­tion­nelles », ex­plique le pré­ve­nu. Pour­tant, les faits re­pro­chés sont graves : at­teinte sexuelle sur une mi­neure. Ils re­montent au mois de juillet 2015.

Cet été­là, l’homme ori­gi­naire de Saint­Pour­çain se trouve dans un cam­ping à Fresselines, en Creuse. Il y fré­quente des amis, à qui il pro­pose, un soir, de prendre pour le dî­ner les deux filles, âgées de 13 ans et 8 ans. Mais au sor­tir du re­pas, au mo­ment de ra­me­ner les deux jeunes en­fants chez elles, le sexa­gé­naire dé­rape. À la plus grande des deux, il dé­clare « qu’elle a une jo­lie poi­trine ». Puis, dans la voi­ture, alors qu’elle est as­sise à cô­té d’elle, il pose sa main sur sa cuisse avant de re­mon­ter sa main le long du corps ju­

vé­nile. Des faits qu’il ne nie pas. « Mais je n’ai fait que lui ef­fleu­rer la poi­trine », tient­il à nuan­cer.

« Faits mi­ni­mi­sés »

Le len­de­main, pour­tant, la jeune vic­time ne confesse rien des at­tou­che­ments dont elle a été vic­time. Elle ne les ra­con­te­ra que quelques jours plus tard dans une lettre adres­sée à son grand­père, avant que son père, à son tour avi­sé, n’aille por­ter

plainte à la gen­dar­me­rie de La Sou­ter­raine.

N’ayant ja­mais eu à faire à la jus­tice au­pa­ra­vant, ne souf­frant d’au­cun trouble psy­chique, le pré­ve­nu a dit, face au tri­bu­nal, « re­gret­ter son geste », évo­quant un « mo­ment d’éga­re­ment, et des mots qui lui ont échap­pé ». Pas de quoi at­ten­drir l’avocat de la jeune vic­time, M Sa­ba­ti­ni. Ce­lui­ci, évo­quant des « faits désa­gréables », dé­plo­rait que le pré­ve­nu donne l’im­pres­sion de

« mi­ni­mi­ser les faits ». Une im­pres­sion par­ta­gée par le pro­cu­reur, qui re­qué­rait de six à huit mois de pri­son avec sur­sis. Le pré­ve­nu, dont l’avocat GillesJean Por­te­joie rap­pe­lait qu’il avait « lui­même fait la dé­marche d’al­ler voir un psy­cho­logue pour com­prendre son geste », a fi­na­le­ment éco­pé d’une peine de six mois avec sur­sis. Il de­vra aus­si ré­gler 3.000 € de dom­mages et in­té­rêts à la jeune fille ain­si qu’à sa mère. ■

ILLUS­TRA­TION

AU­DIENCE. Le tri­bu­nal de­vait ju­ger d’une af­faire d’at­teinte à ca­rac­tère sexuel, jeu­di.

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