Azé­ma : « Le dé­but de quelque chose »

La Montagne (Vichy) - - Top 14 Finale - À Saint-De­nis, Ch­ris­tophe Bu­ron

C’est un coach tout sou­rire, mais aus­si lu­cide, qui est ve­nu hier soir té­moi­gner de sa fier­té. Un Franck Azé­ma qui a ren­du des hom­mages, en pre­mier lieu à son groupe. ■ Quel est le sen­ti­ment ? Dé­çu ! (il ri­gole). Content bien sûr. Ce match est à l’image de la sai­son, ce fut très dur. On n’au­rait pu lâ­cher à la der­nière se­conde, on ne l’a pas fait, c’est bon. C’est bon de voir les mecs heu­reux, de sa­voir que l’Au­vergne est ré­com­pen­sée. On va pou­voir tour­ner la page main­te­nant. Quand tu as la ca­pa­ci­té à re­ve­nir au­tant de fois en fi­nale et ga­gner deux titres en sept ans, c’est que tu as la den­si­té. Ce soir, on a dé­ga­gé une éti­quette. Et ça me fait plai­sir de voir les gens au­tour heu­reux. ■ Comment avez-vous vé­cu cette der­nière mi­nute ? Dur, très dur. Si j’avais pu ren­trer sur le ter­rain pour pla­quer je l’au­rais fait. C’était dif­fi­cile à vivre c’est sûr. Les trois der­nières mi­nutes on a été en dif­fi­cul­ FU­TUR. Franck Azé­ma en est cer­tain, cette vic­toire va en ame­ner beau­coup d’autres. té. Je me de­man­dais où ça al­lait s’ar­rê­ter. ■ Une vic­toire avec des pé­pins qui vous ont pri­vé de votre deuxième ligne très tôt dans le match... On avait cinq deuxième ligne en dé­but de sai­son, ce soir, il en reste un de va­lide. C’est clair que l’on s’est trou­vé en dif­fi­cul­té en deuxième pé­riode, c’était raide. Mais c’est à l’image du groupe, on a eu beau­coup de bles­sés. La consis­tance de l’ef­fec­tif, le fait que tous les joueurs aient été im­pli­qués toute la sai­son ont dé­bou­ché sur cette ré­com­pense. ■ Vous faites vingt pre­mières mi­nutes qua­si par­faites, qu’est-ce qui a chan­gé par la suite ? On au­rait ai­mé faire quatre­vingts mi­nutes comme l’en­tame, mais en face, c’était Tou­lon. C’est le haut ni­veau, la qua­li­té des Tou­lon­nais. Il faut leur ti­rer un coup de cha­peau, car ils ont connu une sai­son com­pli­quée et ce soir, ils ont af­fi­ché un sa­cré ca­rac­tère. Et ils au­raient pu l’em­por­ter. ■ Ça va­lide tout un tra­vail du staff... Oui, ça va­lide l’en­semble du bou­lot du club. Il y avait des fon­da­tions so­lides de­puis Vern Cot­ter, et je l’en re­mer­cie, et il y a tout un club qui a per­mis de res­ter constant, de per­du­rer à ce ni­veau­là. ■ Après ce Bou­clier, la Coupe d’Eu­rope va-t-elle de­ve­nir un ob­jec­tif en­core plus pré­gnant ? Hon­nê­te­ment, j’ai dé­jà en­vie de sa­vou­rer ce titre. Fran­che­ment, c’est le dé­but de quelque chose, j’en suis cer­tain. On ne va pas se re­po­ser sur ce titre. Dès la re­prise on au­ra en­vie de bas­cu­ler sur autre chose, oui c’est sûr. Mais sa­vou­rons d’abord. On en a be­soin, car c’est onze mois sous pres­sion avec beau­coup d’in­ten­si­té dans le tra­vail et le dé­voue­ment. ■

« Je re­mer­cie Vern pour les fon­da­tions qu’il y a au­jourd’hui »

➔ Itur­ria for­fait. Vic­time d’une sé­rieuse com­mo­tion hier, Itur­ria ne par­ti­ra pas au­jourd’hui pour re­joindre l’équipe de France en tour­née en Afrique du Sud. C’est Je­dra­siak qui prend sa place.

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