La vic­toire d’un peuple

Comme pré­vu, en­vi­ron 50.000 per­sonnes sont ve­nues, hier, par­ta­ger le bou­clier de Bren­nus avec les joueurs de l’ASM, cham­pions de France. Un im­mense mo­ment de com­mu­nion et d’émo­tion en jaune et bleu.

La Montagne (Vichy) - - La Une - Ju­lien Do­don

Nick Aben­da­non en Cab Cal­lo­way pour une ver­sion de « Min­nie the moo­cher » qui res­te­ra my­thique dans la mé­moire des 50.000 per­sonnes pré­sentes hier, place de Jaude, ve­nues fê­ter ce fa­meux bou­clier de Bren­nus, le deuxième de l’his­toire de l’ASM Cler­mont Au­vergne.

Nick Aben­da­non donc, l’An­glais, qui in­vite tout le monde à chan­ter. Ex­cellent. Il est 17 h 45. Presque une heure main­te­nant que l’équipe est ar­ri­vée. Le bon­heur rayonne, la fa­tigue est per­cep­tible… Ah… ves­tiges d’une nuit pa­ri­sienne.

Sur le po­dium ins­tal­lé de­vant l’écran géant, Tho­mas Do­min­go a re­trou­vé

le sou­rire. To­ta­le­ment sub­mer­gé par l’émo­tion, il avait pas­sé les pre­miers mo­ments à pen­ser, cer­tai­ne­ment, qu’il s’agis­sait pour lui des der­niers ; qu’elle était trop belle cette place de Jaude en jaune et bleu.

« C’est in­croyable de vous voir aus­si nom­breux ». Le pi­lier part en di­rec­tion de Pau, des « Mer­ci Tho­mas, mer­ci Tho­mas » sont ar­ri­vés jus­qu’à lui. Beau­coup d’autres ne se­ront plus de l’aven­ture l’an pro­chain.

À l’in­verse de l’in­amo­vible, du ca­pi­taine de coeur, Au­ré­lien Rou­ge­rie, ou de Mor­gan Par­ra qui, au mi­cro, in­siste : « Vous êtes le meilleur pu­blic du monde. Ce bou­clier est pour vous. On vous aime » !

Ra­do plaque Oli­vier Bian­chi

Fritz Lee est sur le cô­té du po­dium. Il n’en bou­ge­ra pas. As­sis, il joue avec sa fille. Idem pour Kay­ser. Lu­do­vic Ra­do­savl­je­vic, dit Ra­do, est aux cô­tés d’Oli­vier Bian­chi. Le maire le sur­veille du re­gard

d’ailleurs… Pour­quoi ? Tout sim­ple­ment parce qu’au coeur de la fête entre di­manche et lun­di, dans un hô­tel de­ve­nu boîte de nuit, le de­mi de mê­lée a po­sé un pla­quage ter­rible à l’édile. Genre tout le monde des­cend !

Le pro­to­cole com­mo­tion n’a pas été ap­pli­qué mais ce fut juste. L’anec­dote re­monte à la fi­nale de 2015 où Ra­do avait dé­jà ten­té ce geste, mais sans réus­site. Di­manche soir, en al­lant cher­cher le Bren­nus, il est re­ve­nu de­vant le

maire et à son oreille a glis­sé : « Ce soir, je vais vrai­ment te pla­quer ». Pro­messe te­nue.

Ce même Ra­do, lui aus­si au rang des par­tants et mal­gré ce geste qui au­rait pu coû­ter un jaune, a quand même eu l’hon­neur de conduire le clap­ping en fin de com­mu­nion ! Juste avant que le tro­phée soit of­fert en par­tage aux fans des pre­miers rangs ; to­ta­le­ment ra­vis.

À Cler­mont, au­tour de 18 h 30, la foule se dis­perse, joyeuse. À la pro­chaine!■

PHO­TO­GRA­PHIES DE PIERRE COUBLE, RÉ­MI DUGNE, JEAN-LOUIS GORCE ET THIER­RY NI­CO­LAS

PLACE DE JAUDE. Sur le po­dium ins­tal­lé de­vant l’écran géant, au­tour de leur pré­sident, du staff, tous les joueurs cham­pions de France ont dit un grand mer­ci à la Yel­low Ar­my et à l’en­semble du pu­blic cler­mon­tois dont l’en­goue­ment ne se dé­ment plus de­puis main­te­nant de très longues an­nées.

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