Sé­bas­tien Four­net-Fayard « J’étais as­sez confiant »

La Montagne (Vichy) - - Sports Cyclisme - Ra­phaël Rochette

PO­DIUM. Les cou­leurs du maillot de cham­pion Au­ra ont chan­gé mais le bon­heur est iden­tique pour Sé­bas­tien Four­netFayard (au centre), qui a conser­vé son titre.

Après son suc­cès au ré­gio­nal Au­ra, sa­me­di à Ro­zie­ren-Don­zy (Loire), Sé­bas­tien Four­net-Fayard se confie avec fran­chise. Sa pre­mière vic­toire de l’an­née est ar­ri­vée à point nom­mé. ■ Une nou­velle fois, vous êtes exact au ren­dez-vous du cham­pion­nat ré­gio­nal. Quelle ré­gu­la­ri­té dans la per­for­mance ! C’est la 4e fois que je l’em­porte. J’aime cette course et elle ar­rive à une pé­riode de l’an­née qui me cor­res­pond bien aus­si. C’est à par­tir de mai et juin que je com­mence à être le plus en forme.

« Il fal­lait bien que j’en gagne une ! »

■ Vous fai­siez même fi­gure de fa­vo­ri, alors que pa­ra­doxa­le­ment vous n’aviez pas en­core de vic­toire cette sai­son… Il fal­lait bien que j’en gagne une ! J’étais très mo­ti­vé. Même si je n’avais pas en­core ga­gné, j’étais l’un des cou­reurs pro­té­gés de l’équipe. La se­maine der­nière, j’ai pas­sé toute une jour­née de­vant, en do­mi­nant les grim­peurs, au Tour du Ju­ra, une course de classe 2, avec des équipes pro­fes­sion­nelles comme Wan­ty. Du coup, j’étais as­sez confiant. ■ En vous im­po­sant sur les terres du CR4C Roanne, vous avez mon­tré que votre équipe avait toute sa place dans la nou­velle ré­gion… C’était une course im­por­tante pour nous. On vou­lait être pré­sent. Parce qu’on est la seule équipe de DN1 de l’ex­co­mi­té d’Au­vergne et qu’elles sont quatre en Rhône­Alpes. L’an der­nier, j’avais dé­jà été ti­tré. Mais ma vic­toire avait eu moins d’im­por­tance, car les

clubs rhô­nal­pins n’étaient ve­nus (à Cusset, ndlr) qu’avec quatre ou cinq cou­reurs. Là, il y avait vrai­ment tout le monde. On est l’un des plus gros co­mi­tés de France. Ça fait plai­sir de ga­gner des courses comme ça. ■ C’est aus­si beau­coup de bon­heur pour votre staff et votre très pas­sion­né ma­na­ger, Pa­trick Bu­li­don… S’il n’était pas là, l’équipe n’exis­te­rait pas. Je suis très re­con­nais­sant vis­à­vis de Pa­trick et des autres per­sonnes de l’équipe. Ils me per­mettent de faire de ma pas­sion mon mé­tier. Je les re­mer­cie­rais ja­mais as­sez de leur in­ves­tis­se­ment. ■ Votre en­ca­dre­ment es­time que le Team Pro Im­mo n’est pas re­con­nu à sa vraie va­leur dans le nou­veau co­mi­té Au­vergne-Rhône-Alpes. Estce aus­si votre opi­nion ? Ily a des choses que je ne com­prends pas, des fois. Comme de n’avoir pas été in­vi­té au Rhône­Alpes Isère Tour. L’équipe avait pour­tant lar­ge­ment sa place. Il faut pas­ser outre. Il y a d’autres courses, qu’il faut es­sayer de ga­gner ! ■ Vous avez été pro pen­dant trois ans. Quelle est votre ap­proche du cy­clisme chez les ama­teurs ? Le fait d’être pas­sé pro à l’étran­ger (en Ita­lie, ndlr), ça m’a en­dur­ci. J’ai pu par­ti­ci­per à de belles courses, comme le Tour de Lom­bar­die. C’était une bonne ex­pé­rience. Chez les ama­teurs, c’est dif­fé­rent, mais je me fais plai­sir aus­si. En ga­gnant des courses, bien sûr. Et en en­ca­drant les jeunes et leur ap­pre­nant le mé­tier de cou­reur cy­cliste. ■

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