Evi­ter l’ac­ci­dent de bai­gnade

La Montagne (Vichy) - - Région Actualité - Gré­goire Nartz gregoire.nartz@gmail.com

Quatre cents per­sonnes meurent chaque an­née dans des ac­ci­dents sur­ve­nus près de pis­cines ou de lacs. Les bons réflexes peuvent sau­ver des vies.

«On dé­nombre plus de quatre cents noyés par an en France. En ma­jo­ri­té des en­fants et dans des pis­cines pri­vées ». Les chiffres avan­cés par Ja­mal Le­maa­mer, res­pon­sable au­ver­gnat du SNPMNS (Syn­di­cat na­tio­nal pro­fes­sion­nel des maîtres­na­geurs sau­ve­teurs) ap­pellent à la vi­gi­lance. L’ac­tua­li­té le rap­pelle tris­te­ment : fin mai, un jeune Cler­mon­tois a per­du la vie lors d’une bai­gnade au lac d’Ay­dat (Puy­de­Dôme). ■ Rester vi­gi­lant. Avant tout, Ja­mal Le­maa­mer sou­ligne que la première pré­ven­tion contre la noyade, « c’est de sa­voir na­ger ». Mais au­de­là, pour évi­ter un drame, il s’agit de gar­der à l’es­prit quelques règles simples : évi­ter de se bai­gner entre mi­di et 14 heures, ren­trer pro­gres­si­ve­ment dans l’eau en se mouillant d’abord jambes, BAI­GNADE. sur­veillé. Par­mi les évi­dences, pri­vi­lé­gier un site de bai­gnade

nuque et vi­sage, ne pas se bai­gner à jeun ou en pleine di­ges­tion, évi­ter l’al­cool…

Tout ce­la pour ne pas être vic­time d’une hy­dro­cu­tion, res­pon­sable de bien des noyades.

Gare aus­si aux en­fants. « Ils n’ont pas la même no­tion du risque que nous. Il ne faut ja­mais les perdre de vue », ex­plique le maître­na­geur sau­ve­teur. « Et ne pas se fier aux bras­sards, l’en­fant peut les perdre. » ■ Gare à l’hy­dro­cu­tion. Une hy­dro­cu­tion est un choc ther­mique entre un corps chaud et une eau froide. Une ac­ti­vi­té phy­sique in­tense, un bon re­pas, de l’al­cool, une forte cha­leur… voi­là la tem­pé­ra­ture du corps qui aug­mente. Pour l’at­té­nuer, les vais­seaux san­guins se di­latent.

Au contact sou­dain avec l’eau froide, ils se contractent trop ra­pi­de­ment, en­traî­nant un ra­len­tis­se­ment ex­ces­sif du coeur. L’a per­sonne risque de faire une syn­cope, une perte de connais­sance, dou­blée d’une cou­pure de la res­pi­ra­tion. La noyade me­nace.

Avant que n’in­ter­vienne le ma­laise, il faut re­con­naître les symp­tômes (dé­man­geai­sons, crampes, maux de tête, ver­tiges, dou­leurs, trem­ble­ments) et vite sor­tir de l’eau. ■ Sa­voir ré­agir. Quel que soit le mal, il faut sor­tir au plus vite la vic­time de l’eau, la pro­té­ger, la pla­cer en PLS (po­si­tion la­té­rale de sé­cu­ri­té) si elle est in­cons­ciente, en po­si­tion semi­as­sise si elle est consciente. En­suite, il s’agit de vé­ri­fier si elle respire et si son coeur bat tou­jours.

Dans tous les cas, ap­pe­lez sans tar­der le 18 ou le 15. En cas de noyade, faites quatre in­suf­fla­tions (bouche­à­bouche) à la vic­time. Si elle ne respire tou­jours pas, trente mas­sages car­diaques pour­raient être né­ces­saires.

Mais ces gestes né­ces­sitent une for­ma­tion spé­ci­fique. Pour ce­la, pre­nez contact avec la pré­fec­ture de votre département, les pompiers ou une as­so­cia­tion type Croix­Rouge ou la Pro­tec­tion ci­vile. ■.

PHOTO D’ILLUSTRATION DO­MI­NIQUE PARRAT

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