Re­cu­ler pour mieux lan­cer

La Montagne (Vichy) - - Sports Auvergne - Jean-Phi­lippe Béal

Yann Lance évoque la mis­sion de ré­fé­rent des lan­cers qui s’ouvre à lui au sein d’un Cler­mont Ath­lé « qui gros­sit et se struc­ture ». Un nou­veau rôle qui pro­cède de sa vo­lon­té de pas­ser le re­lais sur le ter­rain.

Un peu moins ath­lète, du fait de vie fa­mi­liale et pro­fes­sion­nelle, en tant que di­rec­teur du sport uni­ver­si­taire au­ver­gnat, bien rem­plies, mais tou­jours aus­si im­pli­qué pour sa discipline et son club, Yann Lance.

Alors qu’à bien­tôt 31 ans, il se met (un peu) en re­trait du ter­rain, le voi­là en « ré­fé­rent » des lan­cers, au sein du Cler­mont Ath­lé­tisme Au­vergne : « Le club gros­sit et se struc­ture de plus en plus. Il va dis­po­ser des ré­fé­rents spé­ci­fiques dans chaque discipline pour op­ti­mi­ser le fonc­tion­ne­ment. Di­sons qu’aux lan­cers, on est un peu en avance… »

Jean­Marie Cou­dert, le di­rec­teur tech­nique du CAA, abonde : « Ces ré­fé­rents, un pour cha­cune des grandes fa­milles de l’ath­lé au sein du club, on avait pen­sé les mettre en place voi­là 4 ans dé­jà mais il fal­lait trou­ver les bonnes per­sonnes et dis­po­nibles aus­si. Quand Yann s’est pro­po­sé, il nous a sem­blé qu’il avait les qua­li­tés pour ce rôle… »

Yann Lance dé­crit les dif­fé­rentes cou­tures de son nou­veau cos­tume : « Ma place n’est pas du tout et ne se­ra pas celle d’un coach mais celle d’un co­or­don­na­teur entre les coachs du club, à sa­voir

An­toine Duc pour le mar­teau, Ch­ris­tophe Va­lette pour le disque et le poids, Di­dier Co­las pour le ja­ve­lot et An­tho­ny Fo­res­tier, de fa­çon plus po­ly­va­lente. Mon rôle n’est pas ce­lui d’un ré­fé­rent “tech­nique” car j’ai une to­tale confiance en leurs com­pé­tences mais plus “lo­gis­tique” pour qu’ils n’aient à se concen­trer que sur le ter­rain et pour les ame­ner dans les meilleures condi­tions sur les com­pé­ti­tions. Où la com­po­si­tion des équipes se fe­ra en concer­ta­tion, se­lon les ath­lètes qu’ils au­ront à me pro­po­ser, en vue de consti­tuer la meilleure équipe pos­sible. Et s’il y a un ar­bi­trage à faire, il me re­vien­dra de dé­ci­der. »

Les lan­cers au CAA, sur ses dif­fé­rents sites d’en­

traî­ne­ment, dont deux prin­ci­paux tout de même, aux Cé­zeaux et à Cour­non, c’est un groupe qui se porte bien, avec une ving­taine d’ath­lètes, tous qua­li­fiables voire qua­li­fiés pour les France !

Une réus­site qui tient en trois élé­ments se­lon Yann Lance : « Au dé­part, il y a bien sûr la dé­tec­tion, via nos jour­nées au CAA et nos re­la­tions avec l’école mu­ni­ci­pale des sports. Mais il y a aus­si une qua­li­té d’en­traî­ne­ment et d’in­fra­struc­tures, tout ce qu’il faut pour per­mettre aux jeunes de conti­nuer dans ce qui leur convient le mieux. C’est un gros point po­si­tif car des clubs ont des jeunes avec des pré­dis­po­si­tions mais sans coach com­pé­tent ni in­fra­struc­ture per­for­mante pour beau­coup pro­gres­ser. Et puis, il faut le dire, il y a une culture du lan­cer à Cler­mont, c’est vrai. »

Que Yann Lance in­carne au pre­mier chef, avec ses deux frères, Fré­dé­ric et Gré­go­ry et qui ren­voie aux Chaus­si­nand, Soupe, Con­jun­go, Li­gnot­Mau­bert…

Une longue his­toire pas près de s’ar­rê­ter

Une longue his­toire pas près de s’ar­rê­ter, se­lon Lance : « Au­jourd’hui, on vit un pe­tit creux au poids, même s’il y a des mi­nimes en­cou­ra­geants et que le jeune se­nior Mo­ha­med Tou­mi a juste à pas­ser le cap du poids de 7 kg, ce qui prend tou­jours un peu de temps. Mais pour le reste, que ce soit au disque avec Irène Don­ze­lot, Xavier Nu­rit, Bas­tien Ma­des­claire, au mar­teau avec Yann Chaus­si­nand, Ni­co­las Fe­dit, au ja­ve­lot avec Vic­tor Ver­nède, Alexine Tixier et Anne­Laure Souche, on a des têtes d’af­fiche et d’autres qui pro­mettent. Sur­tout, on a un groupe jeune et per­for­mant, ce qui nous per­met de construire un vrai pro­jet avec eux pour 5­6 ans. »

Et Lance de pré­ci­ser : « Je me mets en re­trait en tant qu’ath­lète… Mais je se­rai tou­jours là pour ai­der à rap­por­ter des points en In­ter­clubs si on es­time qu’on a en­core be­soin de moi… et tant qu’un jeune ne me vi­re­ra pas (rires) ! Mais le jour où ça ar­ri­ve­ra, j’en se­rai ra­vi. » ■

PHOTO D’AR­CHIVES RI­CHARD BRUNEL

LANCE. Du re­cul avec le ter­rain en tant qu’ath­lète pour de­ve­nir ré­fé­rent du groupe lan­cers.

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