Le Bren­nus c’est bon pour les af­faires !

Le titre de cham­pion de France de l’ASM, c’est le sacre d’une équipe, d’une ville et d’une ré­gion. Mais c’est éga­le­ment une vic­toire pour les par­te­naires du club de rug­by. Car le sport et les af­faires font sou­vent bon mé­nage. Sur­tout quand ça gagne.

La Montagne (Vichy) - - La Une - Ju­lien Mo­reau ju­lien.mo­reau@cen­tre­france.com

ÉCO­NO­MIE. Le titre de cham­pion de France de l’ASM, c’est le sacre d’une équipe, d’une ré­gion. C’est aus­si une au­baine pour l’éco­no­mie.

BI­LAN. Cin­quante et un joueurs ont for­mé le col­lec­tif à toute épreuve de l’ASM. Au sein de ce groupe, cer­taines in­di­vi­dua­li­tés se sont illus­trées.

Heu­reux en sport, gé­né­reux dans les af­faires. De­puis le sacre des rug­by­men cler­mon­tois, l’Au­vergne est peut­être en train de chan­ger de sta­tut. De « loo­ser » à « win­ner », il n’y a qu’un titre. Ce­la pour­rait même bien se res­sen­tir dans les af­faires. Ce n’est pas du cô­té des en­tre­prises par­te­naires de l’ASM que l’on va dire le contraire. « Ça va per­mettre d’avoir plus de sé­ré­ni­té, plus de confiance pour les gens de la ré­gion. Il faut main­te­nant com­mu­ni­quer sur ce peuple vic­to­rieux, ce peuple de guer­riers », es­time le pré­sident d’En­tre­prise ASM en mê­lées, Phi­lippe Mar­tin.

Une ville qui gagne une ba­taille, c’est tout un ter­ri­toire qui étend sa conquête. Dès mar­di, le di­ri­geant de MP3 Con­sul­tant était sur le pont pour une réunion de chan­tier. « Je de­vais ren­con­trer des en­tre­prises. Tout le monde avait le sou­rire, ça se cha­maillait moins que d’ha­bi­tude et les com­pro­mis au­raient été plus hou­leux si­non. » Un sen­ti­ment par­ta­gé par les autres en­tre­pre­neurs de l’En­tre­prise ASM en mê­lée. « Ils sont tous dans le même état d’es­prit que moi. On a le sen­ti­ment que ça fa­vo­rise les échanges, les tran­sac­tions. C’est éga­le­ment le cas pour ceux qui tra­vaillent avec d’autres ré­gions. On nous re­garde dif­fé­rem­ment. »

Chez Ome­rin, le fa­bri­cant de câble d’Am­bert, les sou­rires sont éga­le­ment au ren­dez­vous. « Ça donne le mo­ral aux par­te­naires et leurs sa­la­riés, as­sure Xa­vier Ome­rin. C’est une vraie fier­té, un vrai signe d’es­poir. La vic­toire a d’ailleurs été sa­luée par nos clients, l’ef­fet est po­si­tif de toute fa­çon. » Quand on est « spon­sor maillot », l’ex­po­si­tion mé­dia­tique est in­dé­niable. « On ne pou­vait pas être plus heu­reux et plus gâ­tés que ça », confirme Thi­bault Pe­ti­thu­gue­nin, di­rec­teur de la com­mu­ni­ca­tion chez Pa­prec Re­cy­clage. « Être af­fi­ché en fi­nale du­rant 90 mi­nutes, sur

France 2 et Ca­nal +, les re­tom­bées mé­dia­tiques sont for­mi­dables. Il y a une pu­bli­ci­té na­tu­relle qui se fait. Et en termes de bu­si­ness, ça ren­force les liens avec les clients, car on sait qu’ils vont nous en par­ler. L’ASM, c’est une marque forte en France. »

Po­si­tif dans l’image, avec une vi­si­bi­li­té ac­crue pour les en­tre­prises de la ré­gion. Comme Grou­pa­ma, par­te­naire ma­jeur de l’ASM. « C’est sûr que c’est po­si­tif pour nous, en termes de vi­si­bi­li­té, d’être pré­sent pour ce titre de cham­pion de France. Être as­so­cié à l’ASM, c’est por­teur en ex­terne, mais ça l’est aus­si en in­terne, avec les col­lec­ti­vi­tés, les élus, ça donne un sen­ti­ment de fier­té. On a dé­jà des re­tours très po­si­tifs », af­firme Franck Ra­taj.

La vic­toire de l’ASM, c’est la vic­toire de tout un « peuple ». Et qui pour­rait, pour­quoi pas, don­ner des ailes aux en­tre­prises au­ver­gnates ? « Pour nous, ça confirme notre sta­tut d’ac­teur éco­no­mique ma­jeur de la ré­gion, pour­suit Franck Ra­taj. Les va­leurs que cette équipe dé­gage et son iden­ti­fi­ca­tion au ter­ri­toire, c’est com­plè­te­ment co­hé­rent avec nous. J’es­père que ça va don­ner une dy­na­mique po­si­tive sur la mé­tro­pole de Cler­mont en terme d’image et que ce­la va per­mettre aux ac­teurs éco­no­miques d’être plus confiants. »

PHO­TO RI­CHARD BRU­NEL

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