Nos conseils pour bien ré­vi­ser le bac

Sco­la­ri­té En juillet 2016, avec 21,22/20 de moyenne, la Bri­va­doise Émi­lie Laurent avait eu la sur­prise de dé­cou­vrir qu’elle était la meilleure ba­che­lière de France. Cette an­née, la jeune femme, qui pour­suit ses études de lit­té­ra­ture an­glaise à l’uni­ver­sit

La Montagne (Vichy) - - Le Fait Du Jour - Ly­dia Ber­tho­mieu brioude@cen­tre­france.com

De­vant le ta­bleau des ré­sul­tats, Émi­lie Laurent n’en était pas re­ve­nue. En juillet der­nier, elle avait dé­cro­ché le bac­ca­lau­réat avec 21,22/20 de moyenne. Dé­sor­mais étu­diante, Émi­lie Laurent nous livre ses dix conseils pour réus­sir cet exa­men. 1

Être at­ten­tif. « Si on a bien écou­té en classe et com­pris les concepts, c’est plus fa­cile d’ap­prendre les dates ou les chiffres », ex­plique Émi­lie Laurent.Trou­ver 2 la bonne mé­thode. C’est sa règle d’or. « Les pro­fes­seurs disent sou­vent qu’il faut ap­prendre de telle ou telle fa­çon. Ce­la ne fonc­tionne pas en gé­né­ral car il faut trou­ver sa propre mé­thode ». Que ce soit en tra­vaillant avec des post­it,

des fiches, à l’oral ou en ap­pre­nant par coeur. « Il faut aus­si trou­ver un lieu ras­su­rant », ajoute la jeune femme, qui avait ré­vi­sé chez elle. D’autres se­ront plus ef­fi­caces dans une bi­blio­thèque, où il n’y a pas de dis­trac­tions.

Seul ou en groupe, c’est à cha­cun de trou­ver ce qui convient le mieux. Néan­moins, les ré­vi­sions à plu­sieurs per­mettent de s’en­traî­ner pour les épreuves orales. 3

Pro­gram­mer ses ré­vi­sions. La Bri­va­doise est for­melle, la clef de la réus­site est de tra­vailler pro­gres­si­ve­ment. « Il ne faut pas tout faire d’un coup, ça ne fonc­tionne pas ». Émi­lie conseille de se pen­cher, chaque jour, sur un nou­veau cha­pitre. 4

Ne pas se dé­cou­ra­ger. «Le but, c’est d’avoir le bac, pas d’avoir 21,22/20. Il ne faut pas se dire “je suis nul, je ne vais pas y ar­ri­ver“. Beau­coup se mettent la pres­sion, mais être ma­jor, ça ne dure qu’un temps, en­suite on quitte le ly­cée et ça n’a plus d’im­por­tance. »

5 Al­ter­ner tra­vail et dé­tente.

Un goû­ter, un coup de té­lé­phone, un peu de lec­ture ou de la mu­sique. Peu im­porte l’ac­ti­vi­té, l’im­por­tant est de faire une pause entre la jour­née de classe et la re­prise des ré­vi­sions, pour prendre le temps d’as­si­mi­ler les connais­sances et évi­ter de s’épui­ser. « Si on n’al­terne pas les ré­vi­sions avec des mo­ments de dé­tente, ça ne peut pas mar­cher », pré­vient Émi­lie. 6 Ap­prendre à gé­rer son stress.

« Je suis quel­qu’un d’as­sez stres­sée », avoue la Bri­va­doise. Mais elle a trou­vé le moyen de domp­ter ce sen­ti­ment. « Le jour de l’exa­men, je me dis : “Bon, de toute fa­çon tu as fait ton maxi­mum, main­te­nant réa­lise ce que tu peux”.»

Ce qui fonc­tionne pour Émi­lie Laurent, c’est aus­si de plon­ger dans ses sou­ve­nirs. « Dans ces mo­ments de stress il faut se rap­pe­ler les choses bien ou les suc­cès qu’on a dé­jà ob­te­nus comme un pré­cé­dent exa­men ou un match de foot ».

7 S’en­traî­ner. « Il ne faut pas hé­si­ter à al­ler voir les pro­fes­seurs pour leur de­man­der de l’aide ou des su­jets types. Ce­la per­met de s’exer­cer sans pres­sion, d’ap­prendre à gé­rer son temps et d’ap­pré­hen­der des su­jets dé­li­cats, et donc d’y être pré­pa­ré », pré­cise Émi­lie.

8

Mul­ti­plier les points de vue. Si les cours consti­tuent les sup­ports de base pour ré­vi­ser, « les an­nales sont un com­plé­men. Elles peuvent don­ner une autre vi­sion et les exer­cices per­mettent de s’en­traî­ner. » Mais il ne faut pas s’en conten­ter. « Il y a beau­coup de choses sur In­ter­net, comme des ca­ta­logues de ci­ta­tion ou des blogs de pro­fes­seurs », ob­serve Émi­lie Laurent. Le site www.educ­sol.edu­ca­tion.fr per­met aus­si d’avoir en quelques clics les su­jets des quatre der­nières an­nées. 9 Ou­blier les ré­vi­sions de der­nières mi­nutes. La veille de l’exa­men, « il ne faut pas es­sayer d’amas­ser une tonne de

connais­sances ». Au lieu de se re­plon­ger dans les ré­vi­sions, au risque de tout mé­lan­ger, Émi­lie conseille de se dé­tendre, en fa­mille ou entre amis, « même si c’est dif­fi­cile ». 10dre Le jour J. Avant de se ren­dans la salle d’exa­men, les can­di­dats doivent, se­lon Émi­lie Laurent, im­pé­ra­ti­ve­ment avoir une montre. À ce su­jet, la jeune femme conseille d’uti­li­ser tout le temps dis­po­nible, et de se ré­ser­ver au moins dix à quinze mi­nutes pour la re­lec­ture. « Il faut aus­si prendre le temps d’écrire sa conclu­sion au brouillon. C’est là que l’on va voir s’il y a un pro­blème dans le plan, et il se­ra en­core temps de le ré­soudre. »

Ul­time pré­co­ni­sa­tion, im­por­tante : « Il ne faut pas né­gli­ger la nour­ri­ture et l’eau. » Une faim ou une soif ti­raillantes peuvent dé­tour­ner un can­di­dat de son exa­men. Mais pas ques­tion de s’im­po­ser un ré­gime strict qui bou­le­ver­se­rait toutes les ha­bi­tudes du can­di­dat, dé­jà for­te­ment sol­li­ci­té.

PHO­TO RI­CHARD BRU­NEL

MÉ­THODE. Les ré­vi­sions en groupe per­mettent de pré­pa­rer l’oral tout en s’of­frant un jeu de rôles avec un exa­mi­na­teur conni­vent : ça aide !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.