Trois ans de pri­son ferme pour trois ans d’agres­sion sexuelle

La Montagne (Vichy) - - Ré­gion Faits Di­vers - De­nis Lo­rut de­nis.lo­rut@cen­tre­france.com

Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Cus­set a condam­né, hier, un ha­bi­tant du Puy-de-Dôme à trois ans de pri­son ferme pour agres­sion sexuelle sur la fille de sa com­pagne, âgée de 8 ans et de­mi au dé­but des faits (*).

Le couple ha­bi­tait à l’époque dans l’ar­ron­dis­se­ment de Vichy. La fillette a ra­con­té que son beau­père l’avait « tou­chée » dans le cadre d’un tra­vail de groupe conduit par une psy­cho­logue sco­laire.

Celle­ci a aler­té les gen­darmes qui ont en­ten­du l’en­fant dans la salle Mé­la­nie, dé­diée à l’écoute des jeunes vic­times.

Se­lon la fillette, entre 2011 et 2014, le com­pa­gnon de sa mère l’a obli­gée à se désha­biller in­té­gra­le­ment. Il lui a éga­le­ment im­po­sé di­verses pra­tiques sexuelles et l’a obli­gée à vi­sion­ner des films por­no­gra­phiques. « Il m’uti­li­sait comme sa chose. Pour lui, je re­pré­sen­tais ma­man. Ça me hante à l’école », avait­elle pré­ci­sé aux en­quê­teurs.

Dé­crit comme un homme ré­ser­vé et en lutte ré­cur­rente contre la dé­pres­sion, le pré­ve­nu, âgé de 45 ans, re­con­naît avoir « po­sé une noi­sette de crème sur l’aine de la fille de sa com­pagne suite à une ir­ri­ta­tion ». Mais rien d’autre.

Une des­crip­tion très pré­cise des actes

Les des­crip­tions très pré­cises des actes sexuels, par une fillette de 9 ans, ont néan­moins fait dou­ter la pré­si­dente du tri­bu­nal de la sin­cé­ri­té du quin­qua­gé­naire. Un res­sen­ti si­mi­laire pour le par­quet qui a re­quis cinq ans de pri­son, dont trois avec sur­sis et mise à l’épreuve.

Le pré­ve­nu a été condam­né à trois ans de pri­son ferme. Un man­dat de dé­pôt a été dé­li­vré à l’is­sue de l’au­dience. Il a par ailleurs in­ter­dic­tion de tra­vailler ou d’avoir une ac­ti­vi­té bé­né­vole avec des mi­neurs du­rant dix ans et est ins­crit au fi­chier ju­di­ciaire au­to­ma­ti­sé des au­teurs d’in­frac­tions sexuelles ou vio­lentes (FI­JAISV). Il de­vra en­fin ver­ser 8.000 eu­ros à la jeune vic­time. ■

(*) Pour pré­ser­ver l’ano­ny­mat de la vic­time, nous ne pu­blions pas le nom du pré­ve­nu.

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