Mo­rel et sa belle Amé­ri­caine sur le cir­cuit de Cha­rade

La Montagne (Vichy) - - Sports Auvergne - Ra­phaêl Ro­chette

VI­PER N°171. Au vo­lant de son Amé­ri­caine, Franck Mo­rel est in­vain­cu en GT.

Franck Mo­rel a été l’un des grands vain­queurs de l’après-mi­di. Il a do­mi­né de ma­nière écra­sante le pla­teau des GT Clas­sic, hier à Cha­rade, au vo­lant de sa belle Amé­ri­caine : la Vi­per GTS du construc­teur Dodge.

Il est bien par­ti pour conser­ver son titre de cham­pion de France. Le Re­vé­lois Franck Mo­rel s’est mon­tré im­pé­rial, hier, à Cha­rade, pour si­gner sa 5e vic­toire en au­tant de courses, en GT Clas­sic.

Au vo­lant de sa belle Amé­ri­caine, une Vi­per GTS­R de la fin des an­nées 90, le te­nant du titre a do­mi­né le pla­teau comme il l’avait fait plus tôt dans la sai­son, au Cas­tel­let et à Dijon Pre­nois.

Un bel écart le sé­pa­rait de ses pour­sui­vants, sur Porsche, au terme des qua­rente mi­nutes de course, mais le Haut­Ga­ron­nais ne s’est tout de même pas pro­me­né. Cha­rade est un cir­cuit phy­sique et il est sor­ti en sueur de sa belle auto.

« Char­gé d’his­toire »

« Le cir­cuit de Cha­rade est aty­pique, dé­jà par le dé­cor, la proxi­mi­té des murs, l’his­toire du tra­cé. On sait qu’il y a eu des grands mo­ments de la F1, ici. C’est un cir­cuit qui met à mal le phy­sique des pi­lotes et la mé­ca­nique », sou­li­gnait le lau­réat à sa des­cente du po­dium. Un cir­cuit qui évoque aus­si de bons sou­ve­nirs pour ce gent­le­man dri­ver, pas­sion­né de sport auto de­puis quinze ans.

« On est ve­nu pour la pre­mière fois, en 2004, à la Coupe de France des cir­cuits. Je dé­fen­dais mon titre, en Groupe F, avec une Porsche de 1972 avec la­quelle j’ai dé­bu­té. On a rou­lé sous la pluie, des trombes d’eau. Il y avait

des lo­caux qui étaient très af­fû­tés et j’ai ga­gné. Chaque fois que je re­viens à Cha­rade, ça me touche, parce que c’est un cir­cuit char­gé d’his­toire. Ça me fait très plai­sir de rou­ler ici. Et puis, il y a des spec­ta­teurs, ce n’est pas par­tout le cas. Il faut les re­mer­cier d’être ve­nus pro­fi­ter des courses. » Le pu­blic au­ver­gnat a pu ad­mi­rer à la fois la maî­trise de son pi­lo­tage et sa su­perbe Vi­per. Une auto vrai­ment pas or­di­naire.

« Elle a mar­qué l’his­toire du GT », sou­li­gnait Mo­rel. « Celle­là a fait les 24 Heures du Mans, les 24 Heures de Spa... Elle a une cote d’amour im­por­tante et elle est très plai­sante à pi­lo­ter. »

De­puis trois ans, ce col­lec­tion­neur de belles mé­ca­niques se ré­gale à son vo­lant. Il a eu d’ex­cel­lentes sen­sa­tions, hier. « Oui, même si les condi­tions étaient pié­geuses, avec la cha­leur et un grip très dif­fi­cile à trou­ver. »

En course, le Re­vé­lois en a quand même un peu gar­dé sous le pied. Il au­rait été dom­mage de cas­ser un si beau jouet… ■ ➔ Au­jourd’hui. 13 courses au pro­gramme, de 8 h 30 à 17 h 45. Frédéric Mo­rel.

Guillaume Blan­car­di (Van Die­men).

GTS-R).

Franck Mo­rel (Vi­per

Frédéric He­bette (BEL, Re­nault 5 GT Tur­bo). Mat­thieu Châ­teaux (Ralt RT3 Al­fa). Jean-Fran­çois Bes­son (Al­pine A110).

Be­loou (Van Die­men). Xa­vier Jac­quet (Lo­tus Se­ven).

PHOTO FRED MAR­QUET

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