Pey­rol et Ma­quin qua­li­fiés, le PRG dé­fait

La Montagne (Vichy) - - Elections Legislatives - Laurent Ber­nard

Avec la pro­gres­sion ful­gu­rante d’En Marche, il ne res­tait qu’une place pour le se­cond tour face à Bé­né­dicte Pey­rol (34,4 %). La tâche se­ra ar­due pour Ga­briel Ma­quin (LR, 19,8 %).

Vous pre­nez le trio de la der­nière fois…, vous le dé­ca­lez d’un rang et vous pla­cez loin de­vant la can­di­date de La Ré­pu­blique en Marche. Voi­là le nou­veau pay­sage dans la cir­cons­crip­tion de Vi­chy.

Les can­di­dats des Ré­pu­bli­cains, du PRG et du Front na­tio­nal se sont en ef­fet clas­sés en deuxième, troi­sième et qua­trième po­si­tion der­rière Bé­né­dicte Pey­rol.

Ma­quin dis­tan­cé même à Vi­chy

Avec 34,4 % des voix, la Cus­sé­toise est la grande ga­gnante du pre­mier tour. Elle ar­rive en tête de­vant Ga­briel Ma­quin (LR, 19,8 %), Jacques de Chabannes (PRG, 14 %) et Jean­Pierre Si­gaud (FN, 13,3 %). « Mon score est un peu une sur­prise. Je VI­CHY. Bé­né­dicte Pey­rol est ar­ri­vée au QG d’En Marche, le res­tau­rant Le Cy­ra­no, aux alen­tours de 21 h 30. Après avoir été ova­tion­née par ses sym­pa­thi­sants, elle a te­nu à rap­pe­ler qu’elle n’était « pas en­core élue ».

m’at­ten­dais à ce que ce soit plus ser­ré. Au­jourd’hui, les élec­teurs ont ma­ni­fes­té une adhé­sion au pro­jet d’Em­ma­nuel Ma­cron », a dé­cla­ré la jeune can­di­date.

Si le FN re­trouve un pour­cen­tage sem­blable à ce­lui de 2012 (mais perd 1.200 voix tout de même), les deux can­di­dats les mieux im­plan­tés de la cir­cons­crip­tion es­suient un

vé­ri­table ca­mou­flet : Jacques de Chabannes ne conserve qu’un gros quart des bul­le­tins de Gé­rard Cha­rasse, les autres sem­blant être par­tis di­rec­te­ment vers Bé­né­dicte Pey­

rol. Et Ga­briel Ma­quin ne re­cueille que la moi­tié des bul­le­tins de Claude Mal­hu­ret en 2012 (7.784 contre 15.232). Y com­pris sur Vi­chy, dont il est mai­read­joint, Ga­briel Ma­quin est dis­tan­cé : 28,3 % contre 36,7 % pour Bé­né­dicte Pey­rol.

Pey­rol concen­trée

Mais le conseiller dé­par­te­men­tal a été le plus sur­pris par les ré­sul­tats dans les cam­pagnes. « En mi­lieu ru­ral, tout de même, je n’au­rais pas cru », a­t­il souf­flé.

Pour faire son re­tard au se­cond tour, il mise sur son « ex­pé­rience » d’élu lo­cal et d’en­tre­pre­neur. « Par ses qua­li­tés hu­maines, Ga­briel Ma­quin est un ras­sem­bleur. Nous lan­çons un ap­pel aux élec­teurs de centre gauche qui sou­haitent que la dé­mo­cra­tie lo­cale vive », a dé­cla­ré hier soir son sup­pléant, Ni­co­las Ray, de­vant une cin­quan­taine de mi­li­tants réunis à la per­ma­nence de Ga­briel Ma­quin.

De son cô­té, Bé­né­dicte Pey­rol reste concen­trée sur son su­jet : « C’est une pre­mière étape mais rien n’est fait : je ne suis pas en­core élue. On va conti­nuer à par­ler de notre pro­jet dès lun­di ». ■

PHOTO EMERIC ENAUD

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