La gauche sé­vè­re­ment bat­tue dans tout le dé­par­te­ment

La Montagne (Vichy) - - Elections Legislatives -

Le vent de la Ré­pu­blique a bous­cu­lé les équi­libres clas­siques. C’est pour le PS, mais aus­si pour le PRG, que la sanc­tion est la plus lourde. Les trois dé­pu­tés sor­tants ap­par­te­naient à cette fa­mille po­li­tique.

Ma­ga­li Alexandre. Dans la pre­mière cir­cons­crip­tion de l’Al­lier, dé­te­nue de­puis deux man­dats par la gauche, les élec­teurs ont choi­si un re­nou­vel­le­ment fort. Ré­sul­tat, la can­di­date of­fi­cielle du PS, Ma­ga­li Alexandre, ne fait que 6,74 % des voix, fi­nis­sant en cin­quième po­si­tion, der­rière le FN.

Cette proche de Ma­nuel Valls, âgée de 33 ans, dont le re­tour à Mou­lins est ré­cent, es­suie une sé­vère dé­faite pour sa pre­mière ba­taille élec­to­rale. Du­rant toute la cam­pagne, elle a pour­tant bé­né­fi­cié du sou­tien ap­puyé du dé­pu­té sor­tant Guy Cham­be­fort, mais aus­si de l’ap­pa­reil d’un par­ti aux rangs certes dis­per­sés par des ten­sions in­ternes. Ma­ga­li Alexandre a pâ­ti d’une can­di­da­ture dis­si­dente avec Jean Mal­lot qui a mo­bi­li­sé 4,45 % des voix.

Ni­co­las Brien. Dans la cir­cons­crip­tion de Mont­lu­ ÉLI­MI­NÉS. Ma­ga­li Alexandre, Ni­co­las Brien et Jacques de Chabannes (de gauche à droite) ne se­ront pas au se­cond tour.

çon, le sup­pléant du dé­pu­té sor­tant Ber­nard Les­ter­lin su­bit une sé­vère dé­con­ve­nue en n’ar­ri­vant que qua­trième avec 11,4 % des voix.

Le pre­mier se­cré­taire fé­dé­ral du PS de l’Al­lier

s’était pour­tant dé­me­né pour faire ou­blier son éti­quette so­cia­liste en choi­sis­sant une sup­pléante proche du Front de gauche et en af­fi­chant sa proxi­mi­té avec les idées d’Em­ma­nuel Ma­cron.

Ce­la n’a pas suf­fi et même s’il amé­liore de 1.116 voix le score de Be­noît Ha­mon au pre­mier tour de la pré­si­den­tielle, Ni­co­las Brien n’a pas réus­si son pa­ri.

La di­vi­sion à gauche, y

com­pris au sein du PS, ne l’a évi­dem­ment pas ai­dé. « L’hos­ti­li­té est sou­vent ve­nue de notre propre camp, a­t­il es­ti­mé hier soir. Je pense à tous ces pe­tits mes­sieurs qui, parce qu’ils se rêvent des am­bi­tions lo­cales, ont brillé par leur ab­sence, leur du­pli­ci­té ou leurs com­bi­nai­sons. »

Jacques de Chabannes. Dans les rangs du PRG, hier soir, à Vi­chy, on vou­lait po­si­ti­ver : certes, Jacques de Chabannes, suc­ces­seur es­pé­ré de Gé­rard Cha­rasse, in­amo­vible dé­pu­té de Vi­chy de­puis 1997, a été bat­tu dès le pre­mier tour. Mais il a mieux ré­sis­té que ses col­lègues so­cia­listes, réunis­sant 5.526 bul­le­tins, soit 14 % des suf­frages. C’est presque quatre fois moins que Gé­rard Cha­rasse en 2012, qui avait re­cueilli 42,51 % des voix (19.996 bul­le­tins)... Un écart ver­ti­gi­neux, am­pli­fié par l’abs­ten­tion re­cord de ce pre­mier tour.

Maigre conso­la­tion pour Jacques de Chabannes, il est ar­ri­vé lar­ge­ment en tête dans sa com­mune de La­pa­lisse, mais aus­si dans l’en­semble des com­munes de la com­mu­nau­té de com­munes : 37 %. Un score digne des can­di­dats En Marche, pour le maire de La­pa­lisse, qui se se­rait bien vu au sein de la fu­ture ma­jo­ri­té pré­si­den­tielle. Mais, hier soir, il n’a pas don­né de consigne de vote. ■

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