Des­champs sur la dé­fen­sive

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

La dé­faite de l’équipe de France ven­dre­di en Suède (2-1), qui lui a fait perdre sa pre­mière place de groupe en qua­li­fi­ca­tions au Mon­dial 2018, a ame­né Di­dier Des­champs à jus­ti­fier ses choix tac­tiques, à l’op­tion dé­fen­sive cri­ti­quée.

Il y eut évi­dem­ment l’in­croyable syn­drome de Stock­holm foot­bal­lis­tique, lorsque le gar­dien Hu­go Llo­ris a of­fert à ses ad­ver­saires le but de la vic­toire. Mais le match qui s’ache­mi­nait alors vers le nul 1­1 s’en­com­brait dé­jà d’une cer­taine fri­lo­si­té fran­çaise.

Des­champs a ren­voyé la res­pon­sa­bi­li­té du jeu sur la mé­forme des joueurs du sec­teur of­fen­sif, seul Gi­roud échap­pant au ma­rasme avec un bi­lan per­son­nel po­si­tif, re­po­sant no­tam­ment sur un but mar­qué.

Si Pog­ba, uti­li­sé dans la paire de ré­cu­pé­ra­teurs for­mée avec Blaise Ma­tui­di, était le cas échéant as­si­gné à la « créa­tion », il ne s’est guère aven­tu­ré à la pro­jec­tion vers l’avant. Choix du coach ou du joueur lui­même ?

Hor­mis les ar­rières la­té­raux, le sé­lec­tion­neur s’est ac­cro­ché à son équipe­ty­ DES­CHAMPS. Le coach fran­çais est re­ve­nu de Suède avec des in­ter­ro­ga­tions no­tam­ment sur le sec­teur dé­fen­sif.

pe bâ­tie au cours de l’Eu­ro 2016 ache­vé en fi­nale, avec no­tam­ment Payet et Sis­so­ko. Or, les deux mi­lieux ex­cen­trés pré­sentent un ren­de­ment en dé­clin, et des la­cunes phy­siques pour l’un, tech­niques pour l’autre.

« On n’a pas fait ce qu’il fal­lait je pense, on n’est pas as­sez pas­sé par les cô­tés. On a eu quelques pertes de bal­lon », a ad­mis Ma­tui­di.

Il est de la res­pon­sa­bi­li­té du sé­lec­tion­neur de n’avoir fait que deux chan­

ge­ments, tar­difs, avec l’en­trée en jeu pour le der­nier quart d’heure seule­ment de Ky­lian Mbap­pé et Tho­mas Le­mar (à la place de Griez­mann et Payet), qui ont ap­por­té un nou­veau souffle, sur­tout le se­cond.

Et c’est aus­si « DD » qui a choi­si de lais­ser Ous­mane Dem­bé­lé sur le banc, alors que l’ai­lier droit de 20 ans pré­sen­tait des pro­grès constants en Bleu lors de ses pré­cé­dentes sor­ties. Et son pro­fil de drib­bleur au­rait pu ap­por­ter une nou­velle so­lu­tion afin de dé­ver­rouiller le bloc sué­dois.

Mais Des­champs a choi­si de ti­tu­la­ri­ser et main­te­nir Sis­so­ko. Une ma­nière de re­ven­di­quer son op­tion dé­fen­sive et sa prime à l’ex­pé­rience : Ous­mane est beau­coup plus of­fen­sif, ca­pable de ful­gu­rances. Mais il ne fait pas les re­pla­ce­ments aus­si bien que Mous­sa, qui a aus­si un vé­cu plus im­por­tant. »

« Mous­sa fait du Mous­sa »

Hier, le sé­lec­tion­neur a rap­pe­lé la né­ces­si­té de pré­ser­ver « l’équi­libre » de son équipe, et dé­fen­du Sis­so­ko mor­di­cus : « Mous­sa, il a fait du Mous­sa. Il n’est pas dans la créa­ti­vi­té mais il a fait son match par rap­port à ce que j’at­tends de lui. »

Les Bleus ont ren­dez­vous avec l’An­gle­terre de­main en match ami­cal au Stade de France pour clore leur sai­son, et DD a dé­jà an­non­cé qu’il n’ali­gne­rait « pas la même équipe ». Mais c’est sur­tout le 31 août, dans la même en­ceinte face aux Pays­Bas en éli­mi­na­toires, que sa stra­té­gie et l’at­ti­tude de son équipe se­ront scru­tées. ■

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