D’abord les ap­pa­rences… Vic­time d’un séisme élec­to­ral sans précédent

La Montagne (Vichy) - - Franéclec & Tiomnos - Pour An­ge­la Mer­kel,

Les Ré­pu­bli­cains, son­nés par l’am­pleur de leur dé­faite au pre­mier tour des lé­gis­la­tives, se sont en­ga­gés, hier, à res­ser­rer les rangs d’ici dimanche, le temps de la « re­cons­truc­tion » du par­ti ne de­vant in­ter­ve­nir qu’à l’au­tomne.

«Il faut évi­ter d’avoir une As­sem­blée mo­no­li­thique », a ré­af­fir­mé, hier, François Baroin, chef de file LR pour les lé­gis­la­tives, au cours d’un bu­reau po­li­tiques qui a ras­sem­blé au plus une cin­quan­taine de par­ti­ci­pants. Parmi les grands ab­sents fi­gu­rait no­tam­ment le vice­pré­sident Laurent Wau­quiez, dé­ci­dé à ne s’ex­pri­mer qu’« après le 18 juin ».

« Nous sommes sur un che­min de crête avec deux ver­sants nord », a également af­fir­mé François Baroin, tra­dui­sant la mo­ro­si­té d’un par­ti qui risque de se re­trou­ver, se­lon un dé­compte LR, au mieux avec BAROIN. Aux com­mandes d’un par­ti en chute libre.

110 dé­pu­tés (en comp­tant les UDI), au pire avec 70, alors que le par­ti du pré­sident Em­ma­nuel Ma­cron pour­rait en ras­sem­bler plus de 400.

Bernard Ac­coyer, se­cré­taire gé­né­ral de LR, a qua­li­fié la nou­velle donne de « séisme po­li­tique. C’est une si­tua­tion in­édite sous

la Ve Ré­pu­blique », a­t­il dit : « La seule prio­ri­té jus­qu’à dimanche est de sou­te­nir nos can­di­dats ».

La confiance ou non ?

Les di­ver­gences sur la ligne à te­nir vis­à­vis du nou­veau pou­voir de­vraient être mises sous le bois­seau cette se­maine, pour re­sur­gir après le 18 juin. Fau­dra­t­il ou non ac­cor­der la confiance à Édouard Philippe, le Pre­mier mi­nistre is­su de LR, après son dis­cours de po­li­tique gé­né­rale dé­but juillet ? Cette « ques­tion fon­da­men­tale se­ra tran­chée après les lé­gis­la­tives », a af­fir­mé Bernard Ac­coyer, hier.

C’est sur­tout à l’au­tomne, au mo­ment du congrès et de l’élec­tion du nou­veau pré­sident du par­ti, qu’ap­pa­raî­tra la vraie frac­ture à LR. Deux lignes se des­sinent : celle du pré­sident d’Au­vergne­Rhô­neAlpes, Laurent Wau­quiez, conser­va­trice et iden­ti­taire, celle de son ho­mo­logue des Hauts­de­France, Xa­vier Ber­trand, cen­trale. Se­lon cer­taines sources, la pré­si­dente de la ré­gion Ile­de­France, Va­lé­rie Pé­cresse, qui se re­ven­dique d’une « droite au­then­tique, ni dans la re­vanche, ni dans le ral­lie­ment », pour­rait également être can­di­date. ■ « Tout re­cons­truire du sol au pla­fond » après la dé­bâcle du pre­mier tour des lé­gis­la­tives : c’est un long et dou­lou­reux tra­vail de re­fon­da­tion qui at­tend le Par­ti so­cia­liste, mais sa prio­ri­té im­mé­diate, cette se­maine, est de ten­ter de sau­ver le maxi­mum de dé­pu­tés à l’As­sem­blée, dimanche.

Sur les 413 can­di­dats in­ves­tis par le PS, seuls 65 ont réus­si à se qua­li­fier pour le se­cond tour du scru­tin. Dimanche, ils pour­raient n’être que 15 à 25 à être élus, se­lon des sources par­le­men­taires.

L’exis­tence même d’un groupe PS n’est pas ga­ran­tie, alors que « 14 can­di­dats sont en po­si­tion très fa­vo­rables, pour six très ser­rés, et dix en­core jouables », se­lon une de ces sources.

« On est à terre, dé­ca­pi­té, écla­té », a com­men­té l’an­cien se­cré­taire d’État Thier­ry Man­don, ap­pe­lant le PS à « bos­ser » et à « don­ner les clés à une nou­velle gé­né­ra­tion ».

Hier matin, il flot­tait comme une at­mo­sphère de deuil au­tour du bu­reau na­tio­nal du PS. « Vous ve­nez voir mou­rir la bête ? Elle n’est pas morte. Du moins pas en­core ! », a iro­ni­sé le dé­pu­té eu­ro­péen Em­ma­nuel Mau­rel à son ar­ri­vée rue de Sol­fé­ri­no.

« Dans la sciure »

« Le pro­nos­tic vi­tal du PS est en­ga­gé », a de son cô­té ju­gé le fron­deur Alexis Ba­che­lay, qui s’est at­ti­ré les foudres de ses ca­ma­rades en af­firmant à la presse, à pro­pos du pre­mier se­cré­taire du PS, bat­tu dans sa cir­cons­crip­tion de Pa­ris : « On ne va pas de­man­der la tête de Jean­Chris­tophe Cam­ba­dé­lis, elle a dé­jà rou­lé hier (dimanche. été mis en place suite à l’at­ten­tat de ce même mois de dé­cembre 2016 dans la ca­pi­tale al­le­mande –, la chan­cel­le­rie a choi­si la solution de da­van­tage de mon­dia­li­sa­tion.

« le bien­être de l’Afrique est dans l’intérêt de l’Al­le­magne ». Si le conti­nent bé­né­fi­cie de la paix, de condi­tions cli­ma­tiques fa­vo­rables, du dé­ve­lop­pe­ment et de la croissance, les en­vies de dé­part se ré­dui­ront, ce qui li­mi­te­ra mé­ca­ni­que­ment les flux mi­gra­toires vers l’Eu­rope, ju­get­elle. Ce constat n’est pas lié aux cir­cons­tances, puisque la chan­ce­lière a te­nu ces pro­pos à l’au­tomne 2016, lors d’un voyage au Ma­li et au Ni­ger. De­puis, elle est pas­sée aux actes.

Lors du som­met du G20 Fi­nances, en mars, les grands ar­gen­tiers de la pla­nète avaient convié leurs ho­mo­logues de Côte d’Ivoire, du Ma­roc, du Rwan­da, du Sé­né­gal et de la Tu­ni­sie à se joindre à eux pour lan­cer un par­te­na­riat bap­ti­sé « Com­pact with Afri­ca ». Le Ni­ger et l’Égypte viennent de re­joindre cette ini­tia­tive. Les di­ri­geants du Ni­ger, de l’Égypte, du Ma­li, de la Gui­née et de l’Union Afri­caine vont être re­çus à Ber­lin, alors que la porte est « ou­verte à tous les pays afri­cains ».

La mo­bi­li­sa­tion prend de l’am­pleur. Pour la pre­mière fois, le dé­ve­loppe­ CAM­BA­DÉ­LIS. Un n° 1 au mi­lieu des ruines

NDLR) dans la sciure ! » Se­lon un par­ti­ci­pant, le bu­reau na­tio­nal a don­né lieu à quelques échanges ten­dus, cer­tains in­ter­ve­nants poin­tant no­tam­ment la « ca­co­pho­nie » qui a per­du­ré pen­dant les lé­gis­la­tives sur la ligne du PS.

Mais glo­ba­le­ment, se­lon un autre, les cou­teaux sont res­tés aux ves­tiaires, alors que nombre de poids lourds étaient re­te­nus dans leurs cir­cons­crip­tions pour la cam­pagne du se­cond tour.

« La grande ex­pli­ca­tion à ve­nir, ce se­ra la se­maine pro­chaine », a glis­sé le pre­mier se­cré­taire fé­dé­ral de Pa­ris, Em­ma­nuel Gré­goire. Le con­seil na­tio­nal (par­le­ment du PS) doit se réunir le 24 juin, avec no­tam­ment au me­nu un dé­bat sur la sé­quence élec­to­rale qui vient de s’écou­ler et une mise au point sur le ca­len­drier des mois à ve­nir, se­lon une des por­te­pa­role du PS, Co­rinne Na­ras­si­guin.

D’après les sta­tuts du par­ti, un congrès doit nor­ma­le­ment se te­nir dans les six mois qui suivent les élec­tions pré­si­den­tielle et lé­gis­la­tives. ■ ment éco­no­mique d’un conti­nent seu­le­ment re­pré­sen­té par l’Afrique du Sud au G20 est à l’agen­da des prin­ci­pales éco­no­mies mon­diales. Le su­jet se­ra évo­qué le mois pro­chain à Ham­bourg. Hier et au­jourd’hui, plus d’une cen­taine d’in­ves­tis­seurs et d’ins­ti­tu­tions fi­nan­cières in­ter­na­tio­nales étaient at­ten­dus à Ber­lin.

L’ob­jec­tif est clair : of­frir aux pays afri­cains « une pla­te­forme pour en­trer en contact avec des in­ves­tis­seurs et ren­for­cer l’en­ga­ge­ment du secteur pri­vé en Afrique », a ex­pli­qué le mi­nistre al­le­mand des Fi­nances, Wolf­gang Schaüble. « C’est une chose ex­cel­lente que le G20 mette en­fin l’Afrique à l’agen­da, mais le risque est que l’élé­phant ac­couche d’une sou­ris », re­grette l’ONG One, car « les pro­po­si­tions sur la table sont in­suf­fi­santes ».

D’autres voix se font en­tendre. Celles de ma­ni­fes­tants hos­tiles à la mon­dia­li­sa­tion. Contrai­re­ment à One qui juge que « le G20 doit aug­men­ter ses aides pu­bliques pour des sec­teurs­clés comme l’édu­ca­tion », ils dé­plorent une nou­velle ten­ta­tive de mettre la main sur les res­sources afri­caines. D’où leur slo­gan : « L’Afrique n’est pas à vendre. » Face au problème de la mi­gra­tion, il existe donc deux mondes qui pa­raissent ir­ré­con­ci­liables… ■

PHO­TO AFP

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