Les bat­tus touchent le chô­mage

La Montagne (Vichy) - - Franéclec & Tiomnos -

Les dé­pu­tés sor­tants peuvent tou­cher une al­lo­ca­tion chô­mage dé­gres­sive pen­dant trois ans maxi­mum, qui était peu de­man­dée jus­qu’alors.

Les par­le­men­taires de plus de 60 ans – 62 ans à par­tir de 2018 – peuvent tou­cher une re­traite de la caisse de pen­sions des dé­pu­tés. Les fonctionnaires de moins de 60 ans re­trouvent, eux, im­mé­dia­te­ment leur em­ploi. Pour les an­ciens sa­la­riés du pri­vé avec au moins un an d’an­cien­ne­té, il existe une ga­ran­tie de ré­in­té­gra­tion pro­fes­sion­nelle, dans le même em­ploi ou un em­ploi ana­logue, mais seu­le­ment à l’is­sue d’un pre­mier man­dat. Après plu­sieurs man­dats, ils bé­né­fi­cient d’une prio­ri­té d’em­bauche. Dans les autres cas, pour ceux re­cher­chant du tra­vail joue « l’al­lo­ca­tion d’as­su­rance mu­tuelle dif­fé­ren­tielle et dé­gres­sive de retour à l’em­ploi des dé­pu­tés ».

Cette al­lo­ca­tion, qui peut être ver­sée aux bat­tus comme à ceux qui ne se re­pré­sen­taient pas, di­mi­nue avec le temps : 100 % de l’in­dem­ni­té par­le­men­taire le 1 se­mestre (5.599,80 eu­ros brut), 70 % le 2e se­mestre, 50 % le 3e se­mestre,… jus­qu’à 20 % le 6e se­mestre. Sont dé­ Confron­tée de plein fouet à l’im­mi­gra­tion, l’Al­le­magne sou­haite sai­sir l’op­por­tu­ni­té de sa pré­si­dence du G20 pour dy­na­mi­ser l’éco­no­mie afri­caine. Il ne s’agit pas d’un plan d’aide avec de l’ar­gent pu­blic, mais bien d’une « op­por­tu­ni­té d’at­ti­rer les in­ves­tis­se­ments, les bé­né­fices et les em­plois » vers le deuxième plus grand conti­nent de la pla­nète, se­lon un res­pon­sable du mi­nis­tère des Fi­nances.

Le su­jet est sen­sible outre-Rhin. La nuit du Nou­vel an 2016 est res­tée dans les mé­moires. Ce soir­là, près de 1.200 femmes ont été agres­sées (dont 642 sexuel­le­ment) dans les rues d’Ham­bourg et de Co­logne. Comme la moi­tié des sus­pects étaient dans le pays de­puis un an ou moins, la vaste po­li­tique d’ac­cueil des ré­fu­giés d’An­ge­la Mer­kel – 1,1 mil­lion entre 2015 et 2016 – a été mise en cause. D’autres af­faires se sont ac­cu­mu­lées et ont vu la chan­ce­lière va­ciller dans les son­dages à moins d’un an des lé­gis­la­tives.

Face à ces ac­cu­sa­tions de laxisme, le gou­ver­ne­ment veut re­prendre la main. Plu­tôt que d’op­ter pour des me­sures de re­pli sur soi – bien que des dis­po­si­tifs lé­gis­la­tifs d’ex­pul­sion aient duits tous les re­ve­nus que peut per­ce­voir l’an­cien dé­pu­té (man­dats locaux, re­ve­nus du pa­tri­moine, etc.). L’al­lo­ca­tion est fi­nan­cée par les co­ti­sa­tions des dé­pu­tés eux­mêmes, à hau­teur de 28 eu­ros par mois. Les par­le­men­taires is­sus du secteur pu­blic contri­buent donc pour ceux du pri­vé. Le fonds re­cueillant ces co­ti­sa­tions est gé­ré par la Caisse des dépôts et consi­gna­tions.

Al­lo­ca­tion chô­mage et ga­ran­tie de ré­in­té­gra­tion dans l’en­tre­prise sont jus­ti­fiées par la vo­lon­té d’ou­vrir l’As­sem­blée nationale aux pro­fes­sion­nels du secteur pri­vé. ■

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