« L’unique can­di­dat de la gauche au se­cond tour »

La Montagne (Vichy) - - Élections Législatives - An­toine De­la­cou

Une dis­cus­sion ani­mée par ici, une poi­gnée de main cha­leu­reuse par là, un sou­rire ou une ac­co­lade un peu plus loin.

Sou­vent as­so­cié au bo­cage bour­bon­nais dont il est ori­gi­naire et à la ru­ra­li­té dont il s’est fait le chantre, Jean­Paul Du­frègne ra­conte qu’il joue aus­si à do­mi­cile en ville, aux Cham­pins, où il était hier sur le mar­ché heb­do­ma­daire : « Je connais très bien les quar­tiers sud de Mou­lins, j’y ai même vé­cu pen­dant deux ans vers l’âge de 20 ans ! »

En évo­quant le par­cours du can­di­dat com­mu­niste, France, une ha­bi­tuée de ce mar­ché, parle d’un « an­crage 100 % bour­bon­nais » à propos du na­tif de Saint­Me­noux : « Moi, c’est ce qui me plaît chez Jean­Paul Du­frègne ! Il est at­ta­ché à notre ter­ri­toire, il le connaît et il l’aime sin­cè­re­ment ! Ce n’est pas un pa­ra­chu­té. En plus, il a l’ex­pé­rience po­li­tique né­ces­saire. J’ap­pré­cie ce qu’il dit sur le monde ru­ral et sur les pe­tites villes à la cam­pagne. Beau­coup de choses sont en train de dis­pa­raître : le tra­vail, les com­merces et ser­vices. Il sau­ra nous dé­fendre à Pa­ris ! »

Ra­chid, la tren­taine, abonde : « Lui, on le connaît, son en­ga­ge­ment pour l’Al­lier ne date pas d’hier. Même si je ne suis pas tou­jours d’ac­cord avec ses idées et celles de son par­ti, c’est quel­qu’un d’hon­nête et proche des gens. C’est im­por­tant quand on pré­tend vou­loir dé­fendre leurs in­té­rêts, pro­po­ser et vo­ter des lois »

France et Ra­chid ne sont pas les seuls convain­cus. Ses 22,66 % ont per­mis à Jean­Paul Du­frègne de se qua­li­fier pour le se­cond tour. Mais pour es­pé­rer être élu dé­pu­té, le can­di­dat sait qu’il lui fau­dra aus­si cap­ter d’autres voix. Celles d’une par­tie des abs­ten­tion­nistes, 47,57 % di­manche der­nier dans la pre­mière cir­cons­crip­tion. Ain­si que les voix qui se sont por­tées sur d’autres can­di­dats au pre­mier tour. À com­men­cer par les suf­frages qui se sont ex­pri­més en fa­veur de sa sen­si­bi­li­té po­li­tique, dont il est dé­sor­mais l’unique re­pré­sen­tant : « Je suis le seul can­di­dat de la gauche au se­cond tour ! »

Dans ce contexte, le sou­tien de Jean Mal­lot lui est ac­quis. Eli­mi­né di­manche der­nier, le can­di­dat DVG était, hier, au cô­té de JeanPaul Du­frègne sur le mar­ché des Cham­pins.

À quelques mètres d’eux, Pauline Ri­vière trac­tait, elle aus­si. Au­cune ani­mo­si­té pal­pable entre les deux qua­li­fiés pour le se­cond tour. Mais en apar­té, un com­men­taire ferme et tran­ché de la part du com­mu­niste : « Je n’ai pas sou­hai­té l’at­ta­quer sur son in­ex­pé­rience po­li­tique parce qu’il faut bien com­men­cer un jour. Ce­pen­dant, les gens doivent sa­voir que ce n’est pas la bonne can­di­date s’ils veulent qu’une op­po­si­tion, une di­ver­si­té, des dif­fé­rences d’opi­nions s’ex­priment à l’As­sem­blée na­tio­nale. Lun­di pro­chain, si La Ré­pu­blique en Marche dis­pose d’une ma­jo­ri­té écra­sante, il se­ra trop tard ».

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