« J’ai beau­coup ap­pris en peu de temps »

La Montagne (Vichy) - - Élections Législatives - Ariane Bou­hours

Pauline Ri­vière, 33 ans, a beau « être tou­jours op­ti­miste », comme son men­tor, Em­ma­nuel Ma­cron, elle ne voit pas en­core la par­tie ga­gnée et mène une cam­pagne sou­te­nue d’entre deux tours.

« Rien n’est joué. Cette se­maine, il faut faire deux jour­nées en une », confie la jeune femme, sans se dé­par­tir de son sou­rire. Hier ma­tin, elle était sur le mar­ché des Cham­pins, dans les quar­tiers sud de Mou­lins. Avant de re­joindre sa per­ma­nence ­ « où beau­coup de gens passent, ces jours­ci, pour échan­ger et pro­po­ser un coup de main » ­ puis d’en­chaî­ner avec la pré­pa­ra­tion des deux dé­bats d’entre deux tours et ses mee­tings.

Hier, la jeune femme a re­çu des en­cou­ra­ge­ments sur ce mar­ché po­pu­laire. « Mon préféré », as­sure­telle. « Vous me re­con­nais­sez ? J’ai chan­gé de coupe de che­veux », n’hé­site pas à dire la can­di­date, spon­ta­née, qui sait qu’elle doit en­core se faire connaître. D’ailleurs, quelques ba­dauds n’hé­sitent pas à de­man­der : « C’est la­quelle, Pauline Ri­vière ? »

Pauline Ri­vière al­pague chaque client, chaque com­mer­çant. Et ne manque pas de ba­gout : « Si vous vou­lez une femme à l’As­sem­blée na­tio­nale pour la pre­mière fois dans l’Al­lier, vo­tez pour moi ! ». Der­rière les étals, la can­di­date, qui s’est fait connaître dans la ville pour son in­ves­tis­se­ment au sein de Bouge Toi Mou­lins et sur le pro­jet d’es­pace de co­wor­king, à la salle des fêtes, in­té­resse. « Vous êtes jeune ! Et les jeunes ont de très bonnes idées. Je le vois bien, avec mes en­fants… », lui lance un re­trai­té. Elle im­pres­sionne son équipe de cam­pagne. « Elle a une écoute, une em­pa­thie na­tu­relle », souffle l’un de ses membres.

Tout est al­lé très vite pour Pauline Ri­vière, qui travaille à son compte dans la com­mu­ni­ca­tion di­gi­tale, de­puis qu’elle a re­joint En Marche ! il y a qua­torze mois. « J’ai beau­coup ap­pris en peu de temps, c’est vrai. Mais quand on est mo­ti­vé, pas­sion­né, on met les bou­chées doubles. Les choses se font na­tu­rel­le­ment. Et cette bien­veillance qu’on re­çoit nous pousse. Des chan­ge­ments de vie, j’en ai dé­jà connus, quand je suis par­tie tra­vailler à l’étran­ger, ou quand je me suis ins­tal­lée à Mou­lins ».

Pour as­seoir sa cré­di­bi­li­té, elle n’hé­site pas à mettre en avant des contacts avec des membres du gou­ver­ne­ment. « De­puis di­manche, j’ai re­çu un ap­pel de Tho­mas Bris­son, di­rec­teur ad­joint du ca­bi­net de Mar­lène Schiap­pa, la se­cré­taire d’État à l’éga­li­té femmes hommes. Un autre du mi­nistre des comptes pu­blics, Gé­rald Dar­ma­nin. »

Quant au chan­ge­ment de coif­fure, « c’est juste que j’ai en­fin pris le temps d’al­ler me faire cou­per les che­veux », botte en touche la can­di­date. Avant d’ajou­ter : « Les gens sont très sen­sibles à l’image. C’est très im­por­tant d’avoir une sta­ture pour ras­su­rer les gens. Même si le plus im­por­tant, ce n’est pas le look, mais le fond ».

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