Mé­nard ren­voyé dans ses 22

La Montagne (Vichy) - - Élections Législatives -

Ma­rine Le Pen, comme Flo­rian Phi­lip­pot ou Louis Aliot, ont ra­broué hier, Ro­bert Mé­nard qui « n’ap­par­tient pas au FN », après des cri­tiques du maire de Bé­ziers à l’égard de « la ligne Phi­lip­pot », res­pon­sable se­lon lui des ré­sul­tats dé­ce­vants du par­ti.

«La ligne Phi­lip­pot a­t­elle une part de res­pon­sa­bi­li­té dans l’échec du FN ? » a­ton de­man­dé à Ro­bert Mé­nard. « Elle est res­pon­sable de l’échec à la pré­si­den­tielle et du ré­sul­tat de di­manche » au pre­mier tour des élec­tions lé­gis­la­tives, cingle­t­il dans un en­tre­tien au Fi­ga­ro. « Quand on tient des propos éco­no­miques sans queue ni tête, que l’on se place aus­si loin des pré­oc­cu­pa­tions du monde de l’en­tre­prise et des salariés, ar­ti­sans et com­mer­çants, on paye évi­dem­ment le prix de ses mau­vaises ana­lyses », pour­suit­il.

« Il fau­dra tran­cher dé­fi­ni­ti­ve­ment le dé­bat sur la sor­tie de l’eu­ro et la ligne éco­no­mique. Pour tour­ner la page », ajoute­t­il. Pour le maire de Bé­ziers, « on ne peut pas ga­gner sans al­liances […]. Il faut cons­

truire un grand par­ti conser­va­teur », plaide­t­il en­core.

Lors d’une confé­rence de presse à Soissons (Aisne), en sou­tien aux can­di­dats FN, Ma­rine Le Pen a fer­me­ment ré­pon­du : « Ro­bert Mé­nard n’ap­par­tient pas au FN, il de­vrait s’oc­cu­per de son mou­ve­ment “Oz ta droite” (lan­cé de ma­nière éphé­mère au prin­temps 2016, NDLR )et

lais­ser les di­ri­geants du FN s’oc­cu­per du FN. » Le chan­tier de la re­fon­da­tion du FN « s’ou­vri­ra après les élec­tions lé­gis­la­tives », a­telle re­dit.

« Le FN a ex­plo­sé ses scores de ma­nière his­to­rique, comme ja­mais. Alors, ceux qui veulent qu’on re­vienne 20 ans ou 25 ans en ar­rière, qu’on se concentre sur une ou deux ques­tions, c’est très bien, on re­tour­ne­ra aux scores d’il y a 20 ou 25 ans », a dé­cla­ré Flo­rian Phi­lip­pot. Le FN a re­cueilli 13,2 % des voix, di­manche, au pre­mier tour des lé­gis­la­tives, contre 14,95 % en 1997, il y a 20 ans.

« Je ne suis pas dans une lo­gique de com­bat in­terne ou de di­vi­sion mais de ras­sem­ble­ment de tra­vail sur ces ques­tions dif­fi­ciles. Mé­nard, en pleines lé­gis­la­tives, se per­met des cri­tiques in­utiles », a éga­le­ment dit, hier, Louis Aliot, vice­pré­sident du FN.

Ma­rine Le Pen « in­dis­pen­sable »

Ro­bert Mé­nard es­time néan­moins Ma­rine Le Pen « in­dis­pen­sable » car elle « évite l’écla­te­ment » du FN. Son épouse, Em­ma­nuelle Mé­nard, est can­di­date FN dans la 8e cir­cons­crip­tion de l’Hé­rault.

In­ter­ro­gé sur l’op­po­si­tion qu’in­car­ne­raient les deux femmes si elles se re­trou­vaient sur les bancs de l’As­sem­blée, il a dit au Fi­ga­ro que « si elles n’étaient que deux, sans groupe, ce se­rait l’apo­ca­lypse » : « Mais je sais leur ca­pa­ci­té à tou­cher les gens. Elles sont fortes. Elles savent se faire en­tendre. » ■

PHO­TO AFP

À QUI LA FAUTE ? « Quand on tient des propos éco­no­miques sans queue ni tête (...), on paye évi­dem­ment le prix de ses mau­vaises ana­lyses », es­time le maire de Bé­ziers.

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