EN CAM­PAGNE

La Montagne (Vichy) - - Élections Législatives -

ROYAL FAIT LE BI­LAN.

Le PS paie ses « di­vi­sions » et il va sans doute y avoir une « re­com­po­si­tion » à gauche, a es­ti­mé, hier, Sé­go­lène Royal, qui a vo­té pour une can­di­date En Marche ! au pre­mier tour des lé­gis­la­tives. Pour l’ex-can­di­date so­cia­liste à la pré­si­den­tielle de 2007, l’am­pleur de la dé­faite du PS ré­vèle « un sys­tème po­li­tique qui ar­rive à épui­se­ment » : « l’al­ter­nance ver­rouillée droite/gauche ne ré­pond plus for­cé­ment aux pro­blèmes qui se posent ».

BAT­TUE DI­MANCHE ? PAS DE PLAN “B”.

Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet (LR), en ballottage dé­fa­vo­rable dans la deuxième cir­cons­crip­tion de Pa­ris face à un can­di­dat LREM, a as­su­ré, hier, ne pas avoir de « plan B » et mettre « toute son éner­gie » pour ga­gner. « Je ne sais pas du tout ce que je vais faire si je ne gagne pas di­manche », a-t-elle cer­ti­fié.

HA­MON CONTRE VALLS.

Be­noît Ha­mon sou­tient « sans hé­si­ter » Fa­ri­da Am­ra­ni, la can­di­date de La France in­sou­mise, op­po­sée au se­cond tour à Ma­nuel Valls dans la pre­mière cir­cons­crip­tion de l’Es­sonne : « C’est une can­di­date de gauche et Valls est au­jourd’hui sur un pro­jet po­li­tique qui s’est éloi­gné de la gauche, pro­gres­si­ve­ment ».

DAS­SAULT AU SE­COURS DE VALLS.

Le sé­na­teur LR Serge Das­sault a ap­pe­lé à vo­ter pour Ma­nuel Valls, op­po­sé au se­cond tour à Fa­ri­da Am­ra­ni (LFI) dans la pre­mière cir­cons­crip­tion de l’Es­sonne. « J’ap­pelle tous mes amis et tous les élec­teurs […] à vo­ter pour Ma­nuel Valls, dé­pu­té sor­tant, contre les In­sou­mis », écrit l’an­cien maire de Cor­beil-Es­sonnes, ville de la cir­cons­crip­tion.

MÉ­LEN­CHON SOU­TIENT LES FRON­DEURS.

Le chef de La France in­sou­mise Jean-Luc Mé­len­chon a ap­por­té son sou­tien pour le se­cond tour aux « quatre » dé­pu­tés PS en­core en lice qui avaient signé la mo­tion de cen­sure contre la loi Tra­vail, en ci­tant Ré­gis Jua­ni­co (Loire) et Bar­ba­ra Ro­ma­gnan (Doubs). Les deux autres sont le chef de file des « fron­deurs » Ch­ris­tian Paul (Nièvre) et Yann Ga­lut (Cher). ■

BA­ROIN RÉGLERA LES COMPTES PLUS TARD.

Le chef de file LR pour les lé­gis­la­tives Fran­çois Ba­roin a cri­ti­qué, à de­mi-mot, les can­di­dats LR qui ont fait une cam­pagne pro-Ma­cron, et af­fir­mé que la ques­tion de l’ave­nir de son par­ti « se po­se­ra après l’été ». « Je ne fais pas mienne la phrase de Jules Re­nard “Je ne dis rien et je n’en pense pas plus”. J’en pense plus, mais je ne le di­rai pas », a-t-il... dit, alors qu’il était in­ter­ro­gé sur les can­di­dats LR aux lé­gis­la­tives ayant af­fi­ché leur sou­tien à l’exé­cu­tif pen­dant la cam­pagne. ■

PRO­NOS­TIC DE SOLÈRE.

« Une pe­tite tren­taine » de can­di­dats Les Ré­pu­bli­cains prêts à sou­te­nir la ma­jo­ri­té d’Em­ma­nuel Ma­cron est en passe d’être élue di­manche au se­cond tour, a af­fir­mé, lun­di, le dé­pu­té LR Thier­ry Solère, prêt à vo­ter la confiance au gou­ver­ne­ment. ■

LE PEN À BOULETS ROUGES.

Ma­rine Le Pen, pré­si­dente du FN et can­di­date dans le Pas-de-Ca­lais, a lan­cé, à Soissons (Aisne), un « ap­pel à la mo­bi­li­sa­tion pa­triote » contre la « po­li­tique dé­vas­ta­trice » que va, se­lon elle, mettre en place Em­ma­nuel Ma­cron. « Je le dis sans ex­cès, sans ou­trance, je pense à ce mot et je me­sure sa por­tée », a-t-elle ju­gé, évo­quant la po­li­tique fis­cale, so­ciale, éco­no­mique et en ma­tière d’im­mi­gra­tion ou de lutte contre le ter­ro­risme. ■

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