« C’est jus­te­ment pour ce re­gard nou­veau qu’on a été re­cru­tés »

La Montagne (Vichy) - - Elec­tions Le­gis­la­tives - Guillaume Bel­la­voine

La can­di­date de La Ré­pu­blique en marche met en avant son re­gard neuf sur la po­li­tique.

Son in­ex­pé­rience en po­li­tique, sa mé­con­nais­sance du ter­ri­toire, son igno­rance des dos­siers… Quand on lui dresse la liste de ses dé­fauts es­quis­sés par son ad­ver­saire, Lau­rence Van­ceu­ne­brock­Mia­lon sou­rit. « Pour s’agi­ter de la sorte, il doit re­dou­ter quelque chose… »

Pré­sente hier sur le mar­ché de la place Jean­Dor­moy, à Montluçon, la can­di­date de la Ré­pu­blique en marche as­sume plei­ne­ment son sta­tut de no­vice en po­li­tique. « C’est jus­te­ment pour ce re­gard nou­veau qu’on a été re­cru­tés. » Elle ré­fute aus­si l’ac­cu­sa­tion de pa­ra­chu­tage. « Ce­la fait quinze ans que j’ha­bite dans la cir­cons­crip­tion. »

Sans com­plexe

Et la po­li­cière toise sans com­plexe Da­niel Du­glé­ry, an­cien di­rec­teur cen­tral de la sé­cu­ri­té pu­blique. « Dans la po­lice, on peut faire dif­fé­rentes car­rières. Il a choi­si la bu­reau­cra­tie, moi j’ai pré­fé­ré por­ter se­cours à mes conci­toyens », ré­pond­elle sans sour­ciller, alors que le can­di­dat Les Ré­pu­bli­cains lui a fait re­mar­quer via les ré­seaux so­ciaux qu’il avait « oc­cu­pé au mi­nis­tère de l’In­té­rieur des fonc­tions as­sez dif­fé­rentes des siennes ».

Lau­rence Van­ceu­ne­brock­Mia­lon est née il y a qua­rante­huit ans dans une fa­mille ou­vrière du Pas­de­Ca­lais – son père a com­men­cé sa car­rière comme mi­neur de fond – et a pas­sé sa jeu­nesse à Saint­Fol­quin, à mi­che­min entre Dun­kerque et Ca­lais.

Son che­min l’a me­née vers les forces de l’ordre. « J’aime l’ac­tion et j’avais en­vie de rendre ser­vice », ex­plique­t­elle. Après une for­ma­tion à l’école de po­lice de Rou­baix, elle a no­tam­ment re­joint dans les an­nées 1990 la bri­gade an­ti­cri­mi­na­li­té de Bo­bi­gny, un ser­vice qui la fas­ci­nait. « J’ai don­né de ma per­sonne pour y par­ve­nir. »

Gar­dien de la paix avant tout

Elle tra­vaille au com­mis­sa­riat de Vi­chy de­puis 2002, où elle traite des dos­siers de vio­lences faites aux femmes, de pro­blèmes in­tra­fa­mi­liaux et d’ur­ba­nisme. En pa­ral­lèle, de­puis quinze ans, cette mère de deux filles ré­side à Bel­le­naves.

La voix de Lau­rence Van­ceu­ne­brock­Mia­lon change quand elle parle d’Em­ma­nuel Ma­cron. Elle a été conquise par le nou­veau Pré­sident de la Ré­pu­blique. « Je le trouve in­tel­li­gent, dif­fé­rent, culti­vé. » C’est en voyant une vi­déo Fa­ce­book dans la­quelle Em­ma­nuel Ma­cron lan­çait un ap­pel aux femmes qu’elle a fran­chi le pas et s’est por­tée can­di­date aux lé­gis­la­tives. Quand on lui de­mande si elle croit en ses chances di­manche, la ré­ponse fuse, sans fio­ri­ture : « Oui. »

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