Une ré­pé­ti­tion avant le Mon­dial

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

A un an du Mon­dial, c’est l’heure de la ré­pé­ti­tion gé­né­rale avec la Coupe des Confé­dé­ra­tions, d’au­jourd’hui jus­qu’au 2 juillet. La Rus­sie veut mon­trer qu’elle est prête, mais aus­si sa­voir ce qui peut être en­core amé­lio­ré.

Les en­jeux spor­tifs du tour­noi n’ont tou­te­fois rien à voir avec ceux de la Coupe du monde (14 juin­15 juillet 2018). Huit équipes seule­ment participent (Rus­sie, Al­le­magne, Por­tu­gal, Mexique, Chi­li, Ca­me­roun, Aus­tra­lie, Nou­velle­Zé­lande) au lieu de 32 au Mon­dial, dans quatre villes (Sot­chi, Ka­zan, Saint­Pé­ters­bourg, Mos­cou) contre onze.

Mais la Rus­sie, pays hôte de la pre­mière Coupe du monde en Eu­rope de l’Est, se­ra sous le feu des pro­jec­teurs. Après la fer­veur qui avait dé­fer­lé au Bré­sil lors du Mon­dial 2014 et fait ou­blier les nom­breux sou­cis d’or­ga­ni­sa­tion, le pro­blème est in­ver­sé : les in­fra­struc­tures se­ront fi­nies mais le pays se pren­dra­t­il de pas­sion pour le football ?

Mos­cou, Saint­Pé­ters­bourg, Sot­chi et Ka­zan sont prêtes à ac­cueillir la Coupe des Confé­dé­ra­tions. Ces quatre villes ont l’ha­bi­tude des grands évé­ne­ments et ne vont pas souf­frir de l’af­flux, mo­deste, des vi­si­teurs russes et étran­gers.

Mais la Rus­sie s’est fait

une pe­tite frayeur en confiant des matchs à SaintPé­ters­bourg. Com­men­cés en 2007, les tra­vaux du nou­veau stade de la deuxième ville de Rus­sie se sont éti­rés en lon­gueur, ryth­més par des ac­cu­sa­tions de cor­rup­tion et une ky­rielle de pro­blèmes.

Le stade Fi­sht, si­tué dans la sta­tion bal­néaire de Sot­chi a été ré­amé­na­gé après avoir ac­cueilli les cé­ré­mo­nies d’ou­ver­ture et de clô­ture des jeux Olym­piques d’hi­ver 2014. Il a ou­vert ses portes en mars 2017, pour un match entre la sé­lec­tion russe et la Bel­gique. Le trans­port se­ra le prin­ci­pal obs­tacle des

Russes et des étran­gers qui se dé­pla­ce­ront pour as­sis­ter aux matchs. La Rus­sie n’a sé­lec­tion­né que des villes si­tuées dans sa par­tie eu­ro­péenne, mais les dis­tances res­tent énormes.

Peu d’en­thou­siasme

Autre sou­ci, les fans de football se­ront­ils au ren­dez­vous ? Entre les re­la­tions ten­dues entre Mos­cou et les Oc­ci­den­taux, la me­nace ter­ro­riste en Eu­rope ou les vio­lences ayant mar­qué l’Eu­ro 2016, im­pu­tées en par­tie aux hoo­li­gans russes, les rai­sons d’en dou­ter sont

nom­breuses. D’au­tant que les Russes ne s’en­thou­siasment pas non plus pour le football. À la veille du match d’ou­ver­ture de la Coupe des Confé­dé­ra­tions, Rus­sie ­ Nou­vel­leZé­lande, à 17 heures, seuls 70 % des billets ont trou­vé pre­neurs.

Sur le ter­rain, il fau­dra que la « Sbor­naïa », pi­teu­se­ment éli­mi­née dès le pre­mier tour de l’Eu­ro 2016 et tom­bé au 63e rang du clas­se­ment Fi­fa, le plus bas de son his­toire, montre un nou­veau vi­sage du­rant la Coupe des Confé­dé­ra­tions pour ré­veiller l’en­thou­siasme. ■

A SAINT-PÉ­TERS­BOURG. Le stade qui ac­cueille le match d’ou­ver­ture se­ra-t-il rem­pli ? Hier, seuls 70 % des billets avaient trou­vé pre­neurs.

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