Un duel entre Porsche et Toyo­ta

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

Les très fortes cha­leurs attendues ce week-end sur le cir­cuit des 24 heures du Mans pour­raient bien ar­bi­trer le duel entre Porsche et Toyo­ta lors de cette 85e édi­tion.

Au moment du dé­part, don­né au­jourd’hui à 15 heures par le pa­tron de la For­mule 1, l’Amé­ri­cain Chase Ca­rey, la tem­pé­ra­ture res­sen­tie sur la piste de­vrait avoi­si­ner les 35 de­grés.

« Ce se­ra le fac­teur clé de la course de cette an­née, sans au­cun doute », as­sure Pas­cal Vasselon, le di­rec­teur tech­nique de l’écu­rie ja­po­naise.

Alors que la ca­té­go­rie reine (LMP1) a ré­tré­ci par rap­port à 2016, avec le re­trait d’Au­di, Toyo­ta aligne trois voi­tures pour dé­cro­cher sa toute pre­mière vic­toire contre deux voi­tures à son ri­val al­le­mand, Porshe qui compte 18 suc­cès à son pal­ma­rès.

Les deux pre­mières courses du cham­pion­nat du monde d’en­du­rance (WEC), à Sil­vers­tone et à Spa, ont été rem­por­tées par la Toyo­ta du trio Bue­mi­Da­vid­son­Na­ka­ji­ma.

Mais au Mans la voi­ture n° 8 a connu des pro­blèmes de mo­teur, et c’est la n° 7 qui a sur­gi de sa boite en qua­li­fi­ca­tions pour battre le re­cord du cir­cuit dans sa confi­gu­ra­tion ac­tuelle.

Pro­fi­tant d’une piste qua­si­ment dé­ga­gée suite à TOYO­TA. Ni­co­las La­pierre, comme les autres pi­lotes, de­vra se mé­fier de la cha­leur.

un dra­peau rouge, Ka­mui Ko­baya­shi a dé­cro­ché la pole avec un temps épous­tou­flant de 3’14”791, soit deux se­condes de mieux que la pré­cé­dente marque éta­blie par Porsche en 2015.

« C’est bien d’avoir la pole po­si­tion, mais main­te­nant le plus dur reste à faire », ré­sume Ko­baya­shi.

« On a un bon équi­libre en termes de vi­tesse de croi­sière », pointe le Ja­po­nais de 30 ans, tou­te­fois dans l’ex­pec­ta­tive concer­nant de pos­sibles coups de chaud. Le rè­gle­ment des 24 Heures du Mans sti­pule en ef­fet que si la tem­pé­ra­

ture am­biante en course est su­pé­rieure à 32 de­grés, les pi­lotes des voi­tures sans cli­ma­ti­seur à l’in­té­rieur de l’ha­bi­tacle ne doivent pas dé­pas­ser un temps de conduite consé­cu­tif de 80 mi­nutes.

Or si la Porsche 919 Hy­brid dis­pose d’un sys­tème de cli­ma­ti­sa­tion au point, la TS050 Hy­brid semble dé­mu­nie dans ce do­maine.

« Ce­la va cer­tai­ne­ment créer beau­coup de pro­blèmes de fia­bi­li­té et ap­por­ter un as­pect tac­tique à la course », ana­lyse le pi­lote Porsche, Neel Ja­ni.

Mais si les or­ga­ni­sa­teurs font ap­pli­quer à la lettre le rè­gle­ment en cas de ca­ni­ cule, ses pi­lotes de­vraient da­van­tage se re­layer et ces ar­rêts sup­plé­men­taires aux stands leur fe­raient perdre un temps pré­cieux.

Une dif­fi­cul­té en plus car le sta­tut de fa­vo­ri met dé­jà une pres­sion maxi­male sur l’écu­rie nip­pone, après le vé­ri­table trau­ma­tisme vé­cu l’an pas­sé, la vic­toire lui ayant échap­pé dans les toutes der­nières mi­nutes.

Avec Akio Toyo­ta, comme spec­ta­teur

Pas ques­tion de perdre la face une nou­velle fois, sur­tout que le grand pa­tron de Toyo­ta, Akio Toyo­da, ar­rière­pe­tit­fils du fon­da­teur, fait le dé­pla­ce­ment.

Outre un triomphe in­édit dans la Sarthe, Toyo­ta veut aus­si ré­cu­pé­rer le titre des construc­teurs, rem­por­té à une seule re­prise, en 2014.

Et la course rap­porte le double de points par rap­port aux autres épreuves du WEC.

Hor­mis la mé­téo, un autre piège se­ra au ren­dez­vous sous la forme des nou­velles LMP2.

Les voi­tures de cette ca­té­go­rie ont connu un tel bond chro­no­mé­trique cette sai­son qu’elles au­raient été en pole po­si­tion en ca­té­go­rie LMP1 du­rant l’édi­tion 2006.

Les pi­lotes de Toyo­ta et Porsche de­vront donc re­froi­dir leurs ar­deurs lors des très nom­breux dé­pas­se­ments qu’ils se­ront ame­nés à ef­fec­tuer. ■

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