BOU­TEILLES DE GAZ.

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités -

Les forces de l’ordre ont in­ter­pel­lé le pro­prié­taire d’une voi­ture ga­rée à Chasse-surR­hône (Isère), dans la­quelle la présence de 14 bou­teilles de gaz re­cou­vertes d’une bâche a pro­vo­qué une opé­ra­tion de dé­mi­nage pour le­ver tout doute sur un risque d’ex­plo­sion, a an­non­cé la pré­fec­ture. Il n’y avait pas de dis­po­si­tif d’amor­çage. ■ cen­dant de la li­gnée de l’imam Ali ben Ali Ta­lib, cou­sin et gendre du pro­phète Ma­ho­met, avait prê­ché, dé­but juillet 2014, à la mos­quée al­Nou­ri. Ce se­rait un pas­sage obli­ga­toire, se­lon la tra­di­tion, qui per­met­trait au « ca­life » de re­cueillir l’al­lé­geance de la com­mu­nau­té des mu­sul­mans. C’est pour lui sa seule ap­pa­ri­tion pu­blique connue.

Ibra­him Awad al-Ba­dri, de son vrai nom, né en 1971 à Sa­mar­ra, au nord de Bag­dad, est le créa­teur, en 2003, au moment de l’in­va­sion amé­ri­caine, d’un grou­pus­cule dji­ha­diste sans grande en­ver­gure. Ar­rê­té en fé­vrier 2004 et en­fer­mé dans l’im­mense pri­son de Buc­ca, sur­nom­mée « l’uni­ver­si­té du dji­had », il s’est fi­na­le­ment mon­tré sous le jour d’un « fin stra­tège », se­lon la jour­na­liste Soula Ama­ra, au­teur d’un do­cu­men­taire sur son par­cours.

Re­lâ­ché en 2009 dans le cadre de la li­bé­ra­tion de mil­liers de dé­te­nus avant le re­trait amé­ri­cain, il mul­ti­plie les at­ten­tats meur­triers et exé­cu­tions pu­bliques san­glantes au nom de la cha­ria et rompt avec al­Qaï­da deux ans après la mort d’Ous­sa­ma Ben La­den, en 2011. Il se consti­tue un tré­sor de guerre grâce au ran­çon­nage, au pillage des banques, mais aus­si des biens des chré­tiens et des chiites.

Du­rant les « Prin­temps arabes », qui se­couent les ré­gimes dic­ta­to­riaux, alBagh­da­di en­voie ses hommes en Sy­rie pour com­battre le ré­gime de Ba­char ElAs­sad, mais aus­si les op­po­sants laïcs et le front al­Nos­ra, branche lo­cale de l’EII qui a prê­té al­lé­geance à Al­Qaï­da. Son groupe ajoute alors le « Le­vant » à son nom en 2013, et de­vient l’État is­la­mique en Irak et au Le­vant.

En Irak, au dé­part de Fal­lou­ja, al­Bagh­da­di prend, dé­but juin 2014, le contrôle de Mos­soul, puis de la pro­vince de Ni­nive. Il s’at­tri­bue ain­si un bu­tin consi­dé­rable, dont des puits de pé­trole, qui fait de son groupe ter­ro­riste « le plus puis­sant au monde, en terme d’armes et de fi­nan­ce­ment ».

Tan­dis que les Russes cherchent à confir­mer la mort du « ca­life », dé­jà an­non­cée à tort plu­sieurs fois – et dont la tête est mise à prix par les États­Unis pour 25 mil­lions de dol­lars – le sort de la po­pu­la­tion de Mos­soul em­pire d’heure en heure : plus de 100.000 ci­vils pour­raient y être en­core re­te­nus comme bou­cliers hu­mains, se­lon l’Onu.

En Oc­ci­dent, l’État is­la­mique, af­fai­bli par les dé­routes mi­li­taires, s’ap­puie sur les at­ten­tats san­glants com­mis en son nom, qu’il re­ven­dique comme au­tant d’ou­tils de pro­pa­gande. Une pro­pa­gande atro­ce­ment ef­fi­cace.

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