LeB­ron James, cet autre titre qui s’éloigne inexo­ra­ble­ment

La Montagne (Vichy) - - Sports Auvergne -

LÉ­GENDES. Entre Mi­chael Jor­dan et LeB­ron James, la com­pa­rai­son tourne ra­re­ment à l’avan­tage de la star de Cle­ve­land.

LeB­ron James a beau avoir af­fo­lé les sta­tis­tiques face à Gol­den State, la su­per­star de Cle­ve­land est re­par­tie sans cou­ronne. « King James » a per­du sa cin­quième fi­nale NBA lun­di, ce qui l’éloigne en­core de Mi­chael Jor­dan pour le titre of­fi­cieux de meilleur joueur de l’his­toire.

La fi­nale 2017, per­du 4­1 contre Gol­den State, lui a per­mis de col­lec­tion­ner quelques faits de gloire de plus : re­cord de « triple double » en fi­nale de­vant Ma­gic John­son, pre­mier joueur de l’his­toire avec un « triple double » en moyenne ou en­core 3e meilleur mar­queur en fi­nale de­vant Mi­chael Jor­dan.

Le pal­ma­rès de LeB­ron James reste, en ef­fet, blo­qué à trois titres de cham­pion NBA, deux conquis avec Mia­mi en 2012 et 2013, le troi­sième avec Cle­ve­land en 2016.

Pire, son bi­lan en fi­nale est dé­sor­mais lar­ge­ment né­ga­tif avec trois titres et cinq dé­faites, bien loin de ce­lui de Jor­dan qui a réus­si, lui, un sans­faute : six titres en au­tant de fi­nales avec les Chi­ca­go Bulls.

S’il est de­ve­nu seule­ment le sep­tième joueur dans l’his­toire à dis­pu­ter sept fi­nales de suite, il est aus­si l’un de ceux à avoir le plus bu­té sur la der­nière marche.

« C’est un peu mon des­tin »

Seuls El­gin Bay­lor et Jer­ry West ont per­du plus de fi­nales que lui, huit cha­cun avec les La­kers dans les an­nées 1960.

Même si, à ses yeux, le dé­bat pour dé­fi­nir le

meilleur joueur de l’his­toire n’est qu’une vul­gaire dis­cus­sion de ca­fé du com­merce, James sait qu’il est con­dam­né à être constam­ment com­pa­ré à Jor­dan.

Et l’exer­cice peut dif­fi­ci­le­ment tour­ner en sa fa­veur. Parce que Jor­dan a six che­va­lières de cham­pion NBA et cinq tro­phées de meilleur joueur (MVP) à son pal­ma­rès, contre res­pec­ti­ve­ment trois et quatre à James. Parce que « His Air­ness » est la pre­mière mé­gas­tar mon­diale de la NBA. Parce qu’en­fin, James a eu la mal­chance de tom­ber face à deux des meilleures équipes de l’his­toire, San An­to­nio de Tim Dun­can et Gol­den State de Ste­phen Cur­ry, contre qui il a per­du à chaque fois deux fi­nales (2007 et 2014 contre les Spurs, 2015 et 2017 contre les War­riors).

« C’est un peu mon des­tin d’af­fron­ter des équipes en train d’éta­blir une dy­nas­tie. Gol­den State est la meilleure équipe NBA de­puis trois sai­sons », a­t­il sou­ri.

Re­par­ti de zé­ro

Con­trai­re­ment à Mi­chael Jor­dan qui a fait toute sa car­rière à Chi­ca­go, James est re­par­ti plu­sieurs fois de zé­ro, en re­joi­gnant Mia­mi en 2010, puis en re­tour­nant à Cle­ve­land en 2014.

À 32 ans, « King James », épar­gné pour l’ins­tant par les bles­sures, a en­core plu­sieurs belles sai­sons de­vant lui et peut se rap­pro­cher de Jor­dan qui avait 35 ans lors­qu’il a rem­por­té, en 1998, son 6e et der­nier titre. ■

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