Valls vain­queur d’ex­trême jus­tesse

La Montagne (Vichy) - - Eélections Législatives -

L’an­cien Pre­mier mi­nistre so­cia­liste Ma­nuel Valls a an­non­cé hier soir sa ré­élec­tion de jus­tesse dans l’Es­sonne, face à la can­di­date LFI Fa­ri­da Am­ra­ni qui a, peu après, éga­le­ment re­ven­di­qué la vic­toire et va dé­po­ser un re­cours.

« Avec la pru­dence, bien sûr, qui s’im­pose ce soir, je suis élu avec 50,3 % » dans la 1re circonscription de l’Es­sonne, a an­non­cé Ma­nuel Valls dans une am­biance très cha­hu­tée, de­puis la mai­rie d’Évry. Il a évo­qué un écart de seule­ment « 139 voix » avec sa concur­rente.

Une quin­zaine de mi­li­tants de La France in­sou­mise pro­Am­ra­ni ont per­tur­bé son in­ter­ven­tion, criant « tri­cheur, tri­cheur » et « Fa­ri­da, Fa­ri­da », après avoir réus­si à pé­né­trer dans la mai­rie.

Ils ont été éva­cués ma­nu mi­li­ta­ri par la po­lice et re­pous­sés sur les marches de l’hô­tel de ville, où il y a eu des échauf­fou­rées.

S’ex­pri­mant de­vant la mai­rie, Fa­ri­da Am­ra­ni a elle aus­si re­ven­di­qué la vic­toire au se­cond tour du scru­tin et a an­non­cé un MA­NUEL VALLS. Il a as­su­ré vou­loir être « utile » à la « réus­site » du quin­quen­nat.

re­cours dès au­jourd’hui, à tra­vers ses avo­cats.

« En tant que can­di­date, j’ai consta­té des ir­ré­gu­la­ri­tés sur cer­tains bu­reaux, et no­tam­ment un », a­t­elle as­su­ré, avant d’ajou­ter : « Au­jourd’hui, on ne re­con­naît pas la vic­toire de l’ex­Pre­mier mi­nistre ».

Lors de son in­ter­ven­tion, Valls, qui n’avait pas ob­te­nu l’in­ves­ti­ture En Mar­

che ! mais n’avait au­cun can­di­dat du mou­ve­ment d’Em­ma­nuel Ma­cron face à lui, a as­su­ré vou­loir être « utile » à la « réus­site » du quin­quen­nat Ma­cron.

Un des rares...

« Utile bien sûr au pré­sident de la Ré­pu­blique pour la réus­site de son quin­quen­nat. Je veux conti­nuer à être utile pour mon pays que j’aime par­ des­sus tout, au­de­là de toutes les frac­tures […] et je veux dans cette circonscription, no­tam­ment, ras­sem­bler », a dé­cla­ré l’an­cien can­di­dat mal­heu­reux à la pri­maire PS élar­gie, en évo­quant une cam­pagne « par­fois hai­neuse ».

Il est l’un des rares an­ciens mi­nistres du quin­quen­nat Hol­lande à res­ter à l’As­sem­blée na­tio­nale.

Ma­nuel Valls, 54 ans, avait re­çu le sou­tien de plu­sieurs poids lourds des an­ciens et de l’ac­tuel gou­ver­ne­ment – Ber­nard Ca­ze­neuve, Jean­Yves Le Drian, Fran­çois Bay­rou –, de tous les maires de droite de la circonscription ain­si que ce­lui du co­mi­té lo­cal d’En Marche !.

Il a éga­le­ment bé­né­fi­cié du sou­tien du sé­na­teur LR de l’Es­sonne Serge Das­sault, mis en exa­men pour des soup­çons de fraude élec­to­rale à Cor­beil­Es­sonnes.

Ma­nuel Valls par­tait fa­vo­ri de ce se­cond tour, fort de son avance de près de 2.200 voix ac­quise sur Am­ra­ni au soir du pre­mier tour : 25,45 % des voix contre 17,61 %. ■

PHO­TO AFP

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