Les té­lés re­mettent les gants après le suc­cès des JO

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

A Ca­nal+ les dé­buts pro­fes­sion­nels de To­ny Yo­ka, à SFR Sport ceux de plu­sieurs autres fi­gures de la « Team So­lide » et à France Té­lé­vi­sions la boxe ama­teur : le suc­cès des boxeurs fran­çais aux JO 2016 a fait re­naître l’en­goue­ment des té­lés pour la dis­ci­pline, qui es­père bien en pro­fi­ter.

De­puis le titre de cham­pion du monde WBA de Bra­him As­loum en 2007, la boxe an­glaise hexa­go­nale avait bien du mal à se faire une place sur les écrans. « Puis il y a eu le phé­no­mène Rio, constate le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise, An­dré Mar­tin. On a eu un re­tour de lé­gi­ti­mi­té. »

La boxe est en ef­fet la suc­cesss­to­ry tri­co­lore des Jeux bré­si­liens. Le sport le plus pour­voyeur de mé­dailles (six sur 42, dont deux en or pour le couple MÉ­DIA­TI­SÉ. To­ny Yo­ka sous contrat avec Ca­nal+ pour 4 ans.

très mé­dia­ti­sé que forment To­ny Yo­ka et Estelle Mos­se­ly) mais pas seule­ment.

L’olym­piade re­fer­mée, une grande par­tie des membres de la « Team So­lide » (sur­nom que s’était don­né l’équipe de France de boxe aux JO) vise une car­rière pro­fes­sion­nelle, sus­ci­tant la convoi­tise des chaînes spor­tives. L’his­to­rique Ca­nal+, re­ve­nue à la boxe en 2016 en nouant des par­te­na­riats avec plu­sieurs pro­mo­teurs (Sébastien Aca­riès, Jean­Marc Mor­meck, Ma­la­mine Ko­né), a si­gné un contrat d’ex­clu­si­vi­té pour quatre ans avec Yo­ka.

« La concur­rence met de la lu­mière par­tout »

La nou­velle ve­nue SFR Sport s’est as­so­ciée à As­loum, là en­core à un ho­ri­zon de quatre ans, pour mettre à l’af­fiche de réunions pro­fes­sion­nelles ain­si que des World Se­ries of Boxing, com­pé­ti­tion par équipes na­tio­ nales, Ma­thieu Bau­der­lique, Sou­ley­mane Cis­so­kho, Ch­ris­tian M’Billi ou en­core So­fiane Ou­mi­ha.

Quant à la boxe ama­teur, elle a trou­vé une place sur France Té­lé­vi­sions, qui a dif­fu­sé les fi­nales des cham­pion­nats de France Élite sur France Ô en fé­vrier.

« La concur­rence entre Ca­nal+ et SFR Sport met de la lu­mière par­tout, se fé­li­cite As­loum. Les pre­miers qui vont en bé­né­fi­cier sont les ath­lètes », no­tam­ment grâce à la te­nue de grandes réunions in­ter­na­tio­nales sur le sol fran­çais. « Si on veut réel­le­ment ai­der la boxe, il faut pou­voir or­ga­ni­ser chez nous, à la fois pour pro­té­ger les boxeurs et sus­ci­ter l’in­té­rêt du pu­blic », pré­cise­t­il.

An­dré Mar­tin dé­plore tout de même que la Fé­dé­ra­tion, « qui a pour­tant ame­né ces boxeurs au plus haut ni­veau », ne bé­né­fi­cie pas de la manne fi­nan­cière gé­né­rée par l’or­ga­ni­sa­tion et la té­lé­dif­fu­sion de leurs com­bats. « Notre seul re­tour sur in­ves­tis­se­ment est in­di­rect, avec l’aug­men­ta­tion du nombre de li­cen­ciés », ex­plique­t­il.

Si cette nou­velle vague compte plu­sieurs têtes d’af­fiche et que la boxe fé­mi­nine y a pour la pre­mière fois sa place, un boxeur, Yo­ka, at­tire toutefois in­dé­nia­ble­ment plus les ca­mé­ras que les autres.

Cer­tains, comme As­loum, ne s’en in­quiètent pas. « J’ai été cham­pion olym­pique et ça a fait du bien à toute la boxe », as­sure le pre­mier. « On est dans une mou­vance où tout le monde peut exis­ter », veut aus­si croire François Pe­sen­ti, di­rec­teur gé­né­ral de SFR Sport. ■

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