Les équipes au­ver­gnates pour les « France » sont connues Pause bé­bé… pause ca­fé

La Montagne (Vichy) - - Sports Auvergne - Fran­cis La­porte

QUA­LI­FIÉE. La qua­drette mou­li­noise com­po­sée de Ch­ris­tophe Gi­rard, Mi­chel Jean­dot, Xaxier Cha­bert et Mi­ckaël Bap­tiste, qua­li­fiée en M2.

Les qua­drettes au­ver­gnates de deuxième di­vi­sion et les triples fé­mi­nins 3e et 4e di­vi­sions avaient ren­dez-vous, ce der­nier di­manche, à Saint-Flour, pour dis­pu­ter les éli­mi­na­toires ré­gio­naux don­nant lieu à une qua­li­fi­ca­tion pour les cham­pion­nats de France pro­gram­més à Cham­bé­ry les 21, 22 et 23 juillet.

Pour les fé­mi­nines de pre­mière et deuxième di­vi­sions, l’in­ter­ré­gio­nal entre Au­vergne et Loire se dé­rou­lait ce même jour à Vi­chy.

Mou­lins en doubles et qua­drettes

Dans les ca­té­go­ries M2 et F1­F2, seule la for­ma­tion vain­queur était qua­li­fiée pour les France tan­dis qu’en F3­F4, c'étaient trois triples qui étaient conviés à cette com­pé­ti­tion na­tio­nale.

En qua­drettes M2, dé­jà ti­trées en doubles et qua­li­fiées pour les France à Feurs, les Mou­li­nois Ch­ris­tophe Gi­rard, Xa­vier Cha­bert et Mi­ckaël Bap­tiste

ont réus­si, aux cô­tés de Mi­chel Jean­dot, la passe de deux en s’im­po­sant, lors de la par­tie qua­li­fi­ca­tive aux dé­pens des lo­caux de Ju­lien Jou­vente.

Dans le même temps, à Vi­chy, les San­flo­raines Ch­ris­tine Pra­dines, Va­lé­rie Mu­ret et Lau­rène Char­bon­nel ont fait tout aus­si bien, en do­mi­nant no­tam­ment leurs ad­ver­saires de la Loire.

En triple fé­mi­nin 3e et 4e di­vi­sions, sur les jeux san­flo­rains, les trois places pour les France en terre sa­voyarde ont été ac­quises par les équipes De­loy, du Co­mi­té de la Haute­Loire, Mar­sat, du Co­mi­té du Puy­de­Dôme et Laurence Re­gim­bal, du co­mi­té Cantal­Lo­zère.

Toutes ces for­ma­tions re­joignent ain­si les deux qua­drettes M2 du Stade Bou­liste Le Puy­en­Ve­lay, Pal­lon et Char­ra, qua­li­fiées à l’is­sue de la sai­son ré­gu­lière en concours na­tio­naux, en ayant res­pec­ti­ve­ment ter­mi­nées aux 7e et 12e places. ■

De­mi-fi­nales : Jou­vente bat Ni­co­las Vernay Jean-Bap­tiste Pé­ra - Noël Fon­taine et An­dré Pays (Cou­bon), 13 à 6 ; Gi­rard bat Lionel Mio­lane - Sté­phane et Di­dier Brunel - Jean Mo­rand - Mi­ckaël Gire et François Fro­bert (Magnet), 13 à 7. Fi­nale qua­li­fi­ca­tive : Ch­ris­tophe Gi­rard - Xa­vier Cha­bert - Mi­ckaël Bap­tiste Mi­chel Jean­dot (Mou­lins) battent Ju­lien et Da­mien Jou­vente - Jean-Pierre Chau­vet - Thier­ry Pé­lis­sier - An­tho­ny Ham­mon et Di­dier Bar­ran­don (SaintF­lour), 13 à 3.

Par­ties qua­li­fi­ca­tives : Ch­ris­tine De­loy - Gi­sèle Dan­to­ny - Jac­que­line Mille­ry - Martine Zaya­chows­ki (Ti­ranges) battent Sylvie et Christiane Pays - Sté­pha­niee Che­va­lier (Au­rec-sur-Loire), 13 à 9 ; Laurence Re­gim­bal - Isa­belle Co­go­luègnes - Ma­rie-Rose Foi­sy (Saint-Flour/ Mar­ve­jols) battent Chrystèle et Co­lette Car­cas­sin - An­nick Chau­chot et Dé­bo­rah Mal­lot (Magnet), 10 à 8 ; Jocelyne Mar­sat - Ma­rie-France et Laë­ti­tia Al­vesse - Carine Chau­ny (Ger­zat) battent Estelle Ca­mard - Sa­rah Pa­get An­nie Dro­mard (Mou­lins/Boule Vi­chys­soise/Boule Cus­sé­toise), 9 à 7. La ma­ter­ni­té, coup d’arrêt à une car­rière ? Pas le moins du monde. Fin d’un a prio­ri avec la per­chiste Anaïs, fu­ture ma­man, et Irène, dis­co­bole et ma­man, voire éloge d’une pause bé­bé qui peut boos­ter.

Elle a re­po­sé la perche il y a à peu près un an, re­fer­mant le bi­lan de sa sai­son à la place de 8e Fran­çaise et 1re Au­ver­gnate (re­cord à 4,26 m). Et elle se­ra ma­man au mi­lieu de l’été.

Mais si Anaïs Pou­ma­rat re­con­naît là une in­éga­li­té homme­femme ­ « for­cé­ment, à un mo­ment don­né » ­ dans la car­rière spor­tive, la per­chiste cler­mon­toise ne se sent pas di­rec­te­ment concer­née.

« Il faut ac­cep­ter d’ar­rê­ter mais entre Cin­dy Billaud (100 m haies) qui va ac­cou­cher à peu près en même temps et moi, la dif­fé­rence, c’est que je ne vis pas de mon sport. La perche, c’est ma pas­sion », ex­pose la gra­phiste et res­pon­sable com­mu­ni­ca­tion de la so­cié­té Am­biance. « Fa­bia­na (Mu­rer, per­chiste bré­si­lienne), par exemple, a mis la ma­ter­ni­té de cô­té pour sa car­rière d’ath­lète, comme beau­coup ».

« Ça se vit à deux »

La fu­ture ma­man sou­ligne, de fait, le ca­rac­tère op­por­tun du mo­ment fixé. « Pour mon cas, c’est ar­ri­vé à une époque où je sa­tu­rais un peu et en même temps à une pé­riode pro­pice pour Re­naud (La­ville­nie), après les Jeux ».

L’im­por­tance du père. Ma­man de la pe­tite Eva DISQUE.

que Yann (Lance) le pa­pa sur­veille avec plai­sir pen­dant les com­pètes de disque ma­ter­nelles, Irène Don­ze­lot la lan­ceuse le re­lève : « For­cé­ment, pen­dant la gros­sesse l’in­éga­li­té existe. De­ve­nir ma­man, c’est neuf mois de car­rière et plus, mis de cô­té. Mais être pa­rent se vit à deux et je pense que la dif­fi­cul­té se par­tage par rap­port aux nuits, au manque de som­meil. Per­son­nel­le­ment, je n’ai pas res­sen­ti la ma­ter­ni­té comme quelque chose d’in­éga­li­taire ».

Et le par­cours, la pro­gres­sion spor­tive ? « En­vie d’être ma­man passe avant tout. En au­cun cas je me suis dit je re­tarde ce mo­ment ou ce genre de choses ». Qu’im­porte de même que des concur­rentes perfent pen­dant ce temps­là. « A 28 ans, on fait la part des choses, té­moigne Anaïs. Il faut lais­ser sa place aux jeunes. Et ANAÏS POU­MA­RAT Irène, 28 ans, et Eva, 2 ans : « Ëtre ma­man donne une force en plus ».

tant mieux si d’autres prennent le flam­beau »

« Pen­dant ma gros­sesse, on dis­cu­tait lan­cers, ath­lé. Je vis dans une fa­mille très spor­tive. Je n’ai ja­mais été en­vieuse des autres, de toute fa­çon, ce n’est pas mon ca­rac­tère », ren­ché­rit Irène qui s’est vite ré­en­ga­gée dans son sport.

Re­prendre après la pause bé­bé, pas en­core la pré­oc­cu­pa­tion d’Anaïs toute à sa plus belle des pa­ren­thèses. « Je n’ai pas la ré­ponse à cette ques­tion. Je re­pren­drai le sport, c’est sûr ; la perche, je ne sais pas en­core. Mais si j’ai en­vie et que je suis per­for­mante, pour­quoi pas ? ».

« J’ai tou­jours fait du sport de­puis mes 5 ans et je sa­vais que je re­pren­drais, que c’était seule­ment une pa­ren­thèse, confirme Irène. J’ai d’ailleurs re­pris avec grand plai­sir. Bien sûr c’est dur de re­ve­nir et ça l’est tou­jours. Mais si je ne m’étais pas ar­rê­tée, je ne sais pas si je se­rais meilleure au­jourd’hui. Certes, le lan­cer est un sport à ma­tu­ri­té tar­dive. Mais je suis plus re­lâ­chée, plus dé­ta­chée. Ce­la donne

une force, une autre di­men­sion. On at­taque les com­pé­ti­tions dif­fé­rem­ment. C’est un truc de fou ».

« Pas un han­di­cap »

L’ac­tuelle qua­trième dis­co­bole fran­çaise va plus loin en­core. « On peut re­ve­nir à son meilleur ni­veau, la ma­ter­ni­té n’est pas un frein. Ce n’est pas un han­di­cap, pas une grosse bles­sure ; si tu veux te ré­in­ves­tir, tu le fais, L’exemple type, c’est Mé­li­na ( Ro­bert­Mi­chon, vi­ce­cham­pionne olym­pique et au­teur de son re­cord per­son­nel quand sa pe­tite fille avait 6 ans, ndlr )».

Les exemples foi­sonnent, il est vrai, des ex­Cler­mon­toises, les per­chistes Ma­rion Buis­son et Sy­rine Bal­ti, ou l’ex­Cus­se­toise, Clé­mence Cal­vin (ma­man de­puis 3 mois), aux stars fran­çaises, Ch­ris­tine Ar­ron ( 100 m) ou étran­gères, Ja­na Raw­lin­son (400 m haies), Pau­la Rad­cliffe (ma­ra­thon). « Le meilleur exemple, fi­nit Irène, c’est Clau­dine Ca­caut (cham­pionne du monde mas­ter du mar­teau) ; elle est grand­mère ». ■

« En ce qui me concerne, la cou­pure bé­bé ar­rive à une pé­riode pro­pice ».

PHO­TO RÉ­MI DUGNE

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