Sa couleur de vie en musique

La Montagne (Vichy) - - Temps Libre - Fa­bienne Fau­rie

Même par temps de chien Yan­nick Gillot, au­teur, com­po­si­teur, in­ter­prète, in­cite à res­ter de­bout. Ce Ver­ne­tois en­re­gistre son deuxième al­bum À fleur de mots.

La chan­son à textes comme on di­sait pour Brel, Bras­sens Bar­ba­ra, Fer­rat… ex­hale tou­jours son par­fum de mots, ses ri­tour­nelles, ses concerts in­times. Ber­cé dans sa jeu­nesse par tous ces chan­teurs, Yan­nick Gillot n’a pas rom­pu ce charme. Et, pour cause, il écrit, com­pose et in­ter­prète ses textes, s’ac­com­pa­gnant à la gui­tare.

De­puis l’en­fance, il aligne donc des poèmes, puis des chan­sons comme d’autres les billes. Et, comme, à l’âge adulte, sa faim de rimes et de com­po­ser n’a pas ta­ri, « il y a deux ans, à force d’en­tendre mon en­tou­rage me dire “lance­toi !”, j’ai en­re­gis­tré mon pre­mier al­bum Équi­Libre au Tis­tu­dio du Ti­téâtre de Jus­sat. »

Un opus de douze titres où, sans se mé­prendre, il porte une voix et des notes bien­veillantes sur l’amour, les sen­ti­ments, les mo­ments sombres, les creux et les bosses de la danse de la vie.

Yan­nick Gillot se dé­fi­nit YAN­NICK GILLOT. po­si­tive ». Chan­teur, com­po­si­teur, in­ter­prète, il prône dans ses textes la « nos­tal­gie

comme un « nos­tal­gique op­ti­miste ». Mais, pas can­dide pour au­tant, face aux grif­fures de la vie. Dans Comme une vie, il ex­prime à son au­di­teur Garde ta lu­mière… la graine dans la terre et la tête dans la lune… une en­vie qui te dit oui… La vie qui nous bous­cule… Moi je rêve d’al­ler plus loin.

Telle est, en subs­tance, la ligne poé­tique et buis­son­nière de l’ar­tiste qui as­pire « à re­gar­der la vie d’une autre fa­çon et que cha­cun puisse sor­tir le meilleur de soi, d’ap­po­ser sa couleur », même « par temps de chien ».

Yan­nick Gillot, qui vit au Ver­net, a un mé­tier. Mais, quand les mots s’im­posent, il grif­fonne sur des bouts de pa­pier. Et, le soir, « je pose mon écri­ture et je la mets en forme », jus­qu’à sa­tis­fac­tion. Et, en so­li­taire, il em­poigne sa gui­tare Ta­ka­mine, « une élec­tro­ac­cous­tique qui a un son pro­fond », et com­pose ses mé­lo­dies. « J’aime les contrastes, aus­si j’aime faire pas­ser la force des textes avec des mé­lo­dies plus lé­gères. Comme pour Je vis en­core, j’évoque une rup­ture mais je reste de­bout. » Dans Soyons heu­reux, Yan­nick Gillot égrène la vie n’a pas le temps de comp­ter jus­qu’à deux… Que veux dire je t’aime ?

Concert in­ti­miste au Pe­tit Théâtre Im­pé­rial

Ce fu­nam­bule des rimes et des notes avoue se ca­cher dans son écri­ture ima­gée. Ses rimes ba­lancent entre ten­dresse, tris­tesse et gaie­té, dé­pous­sièrent les ap­pa­rences. C’est sa fa­çon d’avan­cer et de faire par­ta­ger à son pu­blic ce qu’il nomme « ses chauds­froids ».

Car, de­puis deux ans, Yan­nick Gillot dé­ploie sa pa­lette de mots et de notes de­vant un pu­blic dans des salles in­times où l’écoute est à son maxi­mum. Il a ex­pé­ri­men­té des salles à Biar­ritz, dans la ré­gion et celle du Pe­tit Théâtre Im­pé­rial où il se­ra sur la scène, sa­me­di 24 juin. Un écrin à sa me­sure avec un nou­veau ré­per­toire ce­lui de son pro­chain al­bum À fleur de mots.

Il en­re­gistre ac­tuel­le­ment douze nou­veaux titres au Tis­tu­dio du Ti­téâtre de Jus­sat. Gui­dé, comme pour son pre­mier opus, par Dja­mel Ben­man­sour et tou­jours avec Lui­gi Ma­no­gros­so au pia­no et à l’ac­cor­déon. Sor­tie pré­vue à la fin de l’an­née. ■

➔ Concert. Sa­me­di 24 juin, à 20 h 30 au Pe­tit Théâtre Im­pé­rial, à Vi­chy. Ré­ser­va­tions au 04.70.31.31.31.

En sa­voir plus sur fa­ce­book et site in­ter­net yan­nick­gil­lot. jim­do. com.

« Garde ta lu­mière… la graine dans la terre et la tête dans la lune »

PHOTO VICTORIA PULIDO

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