Jean­Bap­tiste Le­moyne, de Co­pé à Ma­cron

La Montagne (Vichy) - - Nouveau Gouvernement - JÉRÉMIE FULLERINGER Lu­do­vic Ber­ger

À 39 ans, comme Emmanuel Ma­cron, Jean-Bap­tiste Le­moyne dé­croche le se­cré­ta­riat d’État au­près du mi­nistre de l’Eu­rope et des Af­faires étran­gères.

Une no­mi­na­tion en forme de ré­com­pense pour le sé­na­teur de l’Yonne, pre­mier par­le­men­taire Les Ré­pu­bli­cains à avoir ral­lié En Marche, en mars der­nier. De­ve­nu le pa­ria d’une par­tie de la droite, Jean­Bap­tiste Le­moyne ré­cla­mait le « re­non­ce­ment vo­lon­taire de Fran­çois Fillon », plom­bé par les af­faires.

« Fillon a re­pris sa pa­role, j’ai re­pris ma li­ber­té », se défend alors l’élu de l’Yonne, sou­tien d’Alain Jup­pé lors de la pri­maire à droite.

Sé­na­teur sans éti­quette

Bien avant ce vi­rage, la tra­jec­toire de Jean­Bap­tiste Le­moyne a épou­sé la ligne de Jean­Fran­çois Co­pé, dont il fut le col­la­bo­ra­teur. D’abord en 2002, au gou­ver­ne­ment, puis en 2007, au sein du groupe UMP de l’As­sem­blée na­ NOU­VEAU. Le­moyne. Jean-Bap­tiste

tio­nale. Un par­cours ex­pri­mant, pour cer­tains, le sché­ma d’une am­bi­tion per­son­nelle ap­puyée, quand lui en fait la marque de son in­dé­pen­dance.

C’est sans éti­quette et sans l’aval de son par­ti, l’UMP, et de son men­tor, l’an­cien mi­nistre Hen­ri de Rain­court, qu’il se pré­sente en tout cas à l’élec­tion sé­na­to­riale, en 2014, et rafle la mise.

Trois ans plus tard, JeanBap­tiste Le­moyne se voit pro­po­ser de tra­vailler aux dos­siers eu­ro­péens au cô­té d’un an­cien mi­nistre so­cia­liste, Jean­Yves Le Drian. ■

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