Construc­tive ou his­to­rique

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités - AFP

La re­com­po­si­tion à droite est en marche à l’As­sem­blée na­tio­nale, avec l’an­nonce, hier, d’un nou­veau groupe de « construc­tifs » ras­sem­blant des LR et UDI, tan­dis que les dé­pu­tés LR « his­to­riques » ont fi­na­le­ment re­con­duit Christian Ja­cob à leur tête.

Le groupe des « Ré­pu­bli­cains construc­tifs, UDI, in­dé­pen­dants », com­po­sé à ce jour d’une ving­taine de LR et de 18 UDI, au­ra vo­ca­tion à « ac­com­pa­gner les ré­formes qui vont dans le bon sens, s’op­po­ser quand il le fau­dra » à la po­li­tique d’Emmanuel Ma­cron, se­lon Thier­ry So­lère (LR).

L’élu des Hauts­de­Seine, un temps proche de Bru­no Le Maire, de­ve­nu mi­nistre de l’Éco­no­mie, avait été à l’ini­tia­tive de l’ap­pel aux dé­pu­tés de droite à ac­cep­ter la « main ten­due » par le pré­sident de la Ré­pu­blique.

Troi­sième force

Ce groupe, dont la consti­tu­tion se­ra for­ma­li­sée mar­di pro­chain, peut de­ve­nir « la troi­sième force po­li­tique de l’As­sem­blée », avec peut­être jus­qu’à une cin­quan­taine de membres, d’après le pré­sident de « CONSTRUC­TIFS ». La­garde, So­lère, Agnès Fir­min Le Bo­do et Ries­ter lors de l’an­nonce de la consti­tu­tion du groupe.

l’UDI ré­élu dé­pu­té de Seine­Saint­De­nis, JeanCh­ris­tophe La­garde.

A leurs cô­tés fi­gu­raient des élus par­fois ci­tés comme pou­vant en­trer au gou­ver­ne­ment, tels Franck Ries­ter et Pierre­Yves Bour­na­zel. Éga­le­ment pré­sents: Agnès Fir­min Le Bo­do, qui a suc­cé­dé à Édouard Phi­lippe dans sa cir­cons­crip­tion de Sei­neMa­ri­time, et les UDI Phi­lippe Vi­gier, pré­sident sor­

tant du groupe cen­triste, et Yves Jé­go.

Sans être « aux ordres », ces dé­pu­tés pour­raient, le 4 juillet, au choix, vo­ter la confiance au gou­ver­ne­ment Phi­lippe ou s’abs­te­nir. De quoi le­ver les ré­ti­cences de cer­tains LR ou UDI qui sou­hai­te­raient les re­joindre mais s’abs­te­nir.

Is­su de LR, le jeune mi­nistre de l’Ac­tion et des Comptes pu­blics Gé­rald Dar­ma­nin a sa­lué sur Twit­ter l’« es­prit de res­pon­sa­bi­li­té et cou­rage des dé­pu­tés #construc­tifs de la droite et du centre qui veulent contri­buer à la réus­site de la France ».

Ils se­ront tech­ni­que­ment ins­crits comme groupe d’op­po­si­tion, ce qui donne plus de moyens.

Cette scis­sion s’ins­crit dans la li­gnée des frac­tures am­pli­fiées à droite par l’échec de Fran­çois Fillon à la pré­si­den­tielle et de la ré­duc­tion de 199 à 112 du nombre de dé­pu­tés LR.

D’autres vien­dront

Pour bien mar­quer les es­prits, elle est in­ter­ve­nue au mo­ment où les dé­pu­tés LR « his­to­riques », au nombre de 94, éli­saient leur pré­sident de groupe.

« Je suis convain­cu qu’un cer­tain nombre des membres des Ré­pu­bli­cains qui ne fe­ront pas par­tie au dé­part de ce groupe (...) nous re­join­dront parce qu’ils ont en­vie d’être construc­tifs », a ju­gé Franck Ries­ter, évo­quant sur CNews So­lère comme pré­sident. Il en se­ra dé­ci­dé mar­di lors d’une réunion du groupe et les dis­cus­sions vont dé­jà bon train pour la ré­par­ti­tion des postes. ■

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