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La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités La Bourse -

est un pai­sible vil­lage de 580 âmes, qui est de­ve­nu en es­pace de 30 ans une scène mu­si­cale li­mou­sine in­con­tour­nable.

est né à Chan­teix, au mi­lieu de nulle part, en pleine cam­pagne cor­ré­zienne, dans les an­nées quatre­vingt. À l’époque, loin de se com­plaire dans la ré­si­gna­tion et la mor­ti­fi­ca­tion, la jeu­nesse de cette com­mune avait dé­ci­dé de se re­grou­per pour chan­ger le monde, en com­men­çant par sa plus pe­tite par­celle : de­vant chez elle.

Trente ans après ses pre­miers pas, pour le fes­ti­val cor­ré­zien, por­té par l’as­so­cia­tion

il s’agit de per­du­rer en res­tant fi­dèle à sa phi­lo­so­phie d’ori­gine. Pour ce­la, il mise sur la qua­li­té, la convi­via­li­té et l’ac­ces­si­bi­li­té. « Main­te­nant, il faut s’ou­vrir aux nou­veaux pu­blics, à ceux qui vont faire les pro­chaines 30 an­nées », ex­plique le pro­gram­ma­teur his­to­rique du et pré­si

Jean­ dent de Fran­çois Pou­mier.

Jus­te­ment, pour sé­duire ces nou­veaux pu­blics, après une ex­cur­sion rap réus­sie avec

l’an der­nier, le fes­ti­val 2017 ré­itère et tend aus­si vers le reg­gae et l’élec­tro, tout en gar­dant ses ra­cines pop, rock et chan­son fran­çaise.

Par­mi ses in­vi­tés phares fi­gure donc le col­lec­tif élec­tro mar­seillais qui vien­dra pré­sen­ter en Cor­rèze, le sa­me­di 12 août son nou­vel al­bum « Shi­kan­ta­za », une in­vi­ta­tion EL GA­TO NE­GRO. Cha­leur tro­pi­cale ven­dre­di 11 août avec Axel Ma­trod, son épouse di­va cu­baine Iri­na et leur com­bo.

« S’ou­vrir aux nou­veaux pu­blics, à ceux qui vont faire les pro­chaines 30 an­nées. »

zen au lâ­cher prise et un che­min vers l’éveil. Au­dé­là de ces notes mys­tiques, le groupe (que l’on pour­ra aus­si dé­cou­vrir ven­dre­di 30 juin au fes­ti­val Eu­ro­pa­vox de Cler­mont­Fer­rand) dis­tille un cock­tail mu­si­cal éner­gi­sant à base de vi­déos, de beat élec­tro et d’in­fluences funk, dub et hip­hop. Le col­lec­tif conclue cha­cun de ses concerts par une de­vise phi­lo­so­phique : « Sou­te­nez les la­bels in­dé­pen­dants et pour res­ter zen, man­gez des nems… » Sur la grande scène, se­ra pré­cé­dé par ,un jeune rap­peur qui a su co­lo­rer ses textes bruts et sombres de pop sen­sible. À tout juste 24 ans, ce pur pro­duit du mé­tis­sage cultu­rel du 18e ar­ron­dis­se­ment pa­ri­sien a sé­duit le pu­blic et les cri­tiques par son mé­lange d’éner­gie et de mé­lan­co­lie. Il vient pré­sen­ter à Chan­teix son al­bum « He­ra », plein de belles mé­lo­dies et avec quelques ac­cents plus po­si­tifs.

La veille, ven­dre­di 11 août à par­tir de 20 h 30, c’est

qui re­vient à Chan­tiex pour faire dan­ser la foule avec son cock­tail ex­plo­sif de mu­si­

que tzi­gane, de folk, de reg­gae et de pop. La fête conti­nue­ra sur des rythmes la­ti­nos de Cum­bia libre d’El et sa musique de tri­mar­deur.

En 1re par­tie de ces 2 for­ma­tions, c’est un Creu­sois qui monte, jeune pro­té­gé de Re­naud, mé­lo­diste ha­bile et pa­ro­lier sen­sible, avec sa gui­tare en ban­dou­lière, son hu­mour et sa ré­volte.

Le « nou­veau reg­gae »

Ils sont dix et portent comme un éten­dard le « nou­veau reg­gae » fran­çais. se pro­dui­ra à Chan­teix le di­manche 13 août avec ses mes­sages en­ga­gés sur une musique mé­tis­sée. De­puis 15 ans, le groupe sillonne les routes du monde en­tier et offre des lives brû­lants à l’image de son nom, em­prun­té à un dé­sert en Éthio­pie. Dans ses chan­sons ra­conte les in­éga­li­tés Nord­Sud, les dif­fi­cul­tés de l’Afrique et l’hy­po­cri­sie des hommes po­li­tiques, mais aus­si les pro­blèmes cli­ma­tiques et les dé­rives de la so­cié­té de consom­ma­tion.

Avant le reg­gae de ,le pu­blic du fes­ti­val pour­ra dan­ser

sur les rythmes d’une pop/soul ur­baine de ce « mel­ting­pot faite femme ». Ecos­saise, née d’une mère sikh et d’un père hin­dou, elle a été éle­vée dans un quar­tier ou­vrier de Glas­gow avec six frères et soeurs. Dès l’âge de 9 ans elle com­mence à s’in­té­res­ser à la poé­sie. À l’âge de 15 ans, elle fonde le groupe qui se pré­sente comme un mou­ve­ment po­li­tique com­po­sé de jeunes des quar­tiers de Glas­gow dé­ci­dés à trai­ter di­rec­te­ment avec les élus lo­caux. Peine per­due, elle dé­cide de se tour­ner vers la musique pour pas­ser ses mes­sages en fa­veur de la jus­tice so­ciale. En 2010, son titre « Gan­ja Gan­ja » pro­voque un mi­ni­séisme dans le mi­lieu du reg­gae di­gi­tal. Dans ses chan­sons,

dé­nonce la pau­vre­té, les in­éga­li­tés, la cor­rup­tion, et la vio­lence faite aux femmes.

À Chan­teix, de­puis tou­jours, on dé­mo­cra­tise aus­si la culture en pro­po­sant un bou­quet de concerts gra­tuits. Cette an­née, le ne dé­roge pas à la règle. Avec l’uni­vers en­voû­tant d’Es­ke­li­na et l’éner­gie li­bé­ra­trice de

Tle ven­dre­di 11 août, sui­vi le len­de­main par (élec­tro­rock al­ter­na­tif) et

(élec­tro). Comme conclu­sion, les cuivres de Muyayo Rif re­ten­ti­ront le 14 août à 00 h 30. Après 30 ans de musique, à Chan­teix, on conti­nue de chan­ger le monde. ■

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