Po­lé­mique sur la vac­ci­na­tion des en­fants

La Montagne (Vichy) - - Médias - Mi­chel Fillière mi­chel.filliere@cen­tre­france ; com

Mé­de­cin de pro­fes­sion, la nou­velle mi­nistre de la San­té veut élar­gir l’obli­ga­tion vac­ci­nale pour les jeunes en­fants : onze vac­cins au lieu de trois. La se­ringue dé­borde chez les an­ti. Et plaît aux pro-vac­cins. La preuve chez nos lecteurs.

Après la mul­ti­pli­ca­tion des scan­dales sa­ni­taires, on sait que la dé­fiance des Fran­çais en­vers les vac­cins ne cesse de gran­dir. L’an­cienne mi­nistre de la San­té, Ma­ri­sol Tou­raine, vou­lait rendre obli­ga­toire l’ino­cu­la­tion de onze vac­cins pour en­fants au lieu des trois du DT­P. Bat­tue à la dé­pu­ta­tion, elle doit se conso­ler de sa­voir que sa rem­pla­çante au pre­mier gou­ver­ne­ment de l’ère Ma­cron, Agnès Bu­zyn, en­vi­sage, elle aus­si d’élar­gir les vac­ci­na­tions obli­ga­toires pour les jeunes en­fants. Un dos­sier qui fait po­lé­mique.

« Est­ce rai­son­nable ? pour­quoi les en­fants se­raient­ils de­ve­nus des co­bayes ? », s’in­ter­roge Jean­nine. « Mettre en place cette obli­ga­tion n’est pas une bonne idée car les vac­cins au­raient des ef­fets se­con­daires neu­ro­lo­giques ou mus­cu­laires », com­mente Cé­line. « Il se­rait

plus simple de dire que c’est un vé­ri­table ca­deau aux in­dus­triels du mé­di­ca­ment. Sans comp­ter que ce­la va ag­gra­ver un peu plus le dé­fi­cit de la Sé­cu. »

Re­ven­di­quant « le droit de se soi­gner au­tre­ment », Isabelle, « ayant long­temps re­fu­sé de faire vac­ci­ner ses en­fants contre la diph­té­rie, le té­ta­nos et la po­lio­myé­lite », se de­mande pour­quoi il de­vien­drait sou­dain obli­ga­toire d’ino­cu­ler à tous les nour­ris­sons un su­per vac­cin hexa­valent conte­nant six vac­cins dont trois qui ne sont pas obli­ga­toires, et qui contiennent sur­tout de l’alu­mi­nium ! »

Pascal en est convain­cu : « Pour évi­ter toute com­pli­ca­tion, il est utile de re­dire que les vac­cins doivent être in­jec­tés qu’à des gens en bonne san­té. »

Un sen­ti­ment que Marie­Ch­ris­tine ne par­tage pas, sa­tis­faite, elle, de la cam­pagne de vac­ci­na­tion contre le mé­nin­go­coque C dans le Puy­de­Dôme en jan­vier 2002. (65.336 en­fants et adultes de 2 mois à 24 mois avaient été vac­ci­nés dans une peur ré­tros­pec­tive après les 15 cas d’in­fec­tion in­va­sive ré­per­to­riés de­puis un an) . À ma connais­sance, il n’y a pas eu de pro­blème… »

Guy, « dont la fille est en mé­de­cine », est per­sua­dé que « des études prouvent que les risques liés à l’uti­li­sa­tion des vac­cins sont in­fimes à cô­té de la pro­tec­tion qu’ils as­sument. Pas­teur a mon­tré le che­min de la vac­ci­na­tion. Il que ce soit. Idem pour la voi­ture de ma fille qui a 15 ans et celle de mon fils qui a 11 ans. Ac­tuel­le­ment, les construc­teurs fa­briquent­ils des clims qui fuient pour faire dé­pen­ser un peu plus d’ar­gent aux au­to­mo­bi­listes ? ■ Alain Al­hé­ri­tière (cour­riel) faut être rai­son­nable et croire en son bien­fait. D’ailleurs, qui peut nous as­su­rer que des ma­la­dies qu’on es­ti­mait éra­di­quées ne vont pas ré­ap­pa­raître de­main ? » Il ne croit pas si bien dire. La rou­geole, qui n’est pas une ma­la­die bé­nigne, dé­jà re­cen­sée en Ita­lie, et en Al­le­magne, se­rait (pa­raît­il) aux portes de la France…

Mais com­ment étendre la pré­ven­tion (im­po­sée par la loi) « quand un parent fran­çais sur deux doute de l’ef­fi­ca­ci­té de ces vac­cins et que plus d’un tiers des gé­né­ra­listes sont ré­ti­cents ? », sou­tient Jean­Pierre.

Une in­ter­ro­ga­tion que Louis Pas­teur, n’au­rait pas tran­ché, lui qui avouait : « Le meilleur mé­de­cin est la na­ture : elle gué­rit les trois quarts des ma­lades et ne dit ja­mais du mal de ses confrères. » ■

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