L’en­quête loin d’être ter­mi­née

La Montagne (Vichy) - - Médias -

Deux sus­pects, le grand-oncle et la grand-tante du pe­tit Gré­go­ry, écroués puis li­bé­rés en moins d’une se­maine, pour un crime vieux de trente-deux ans. Et après ?

La suite de l’en­quête sur l’af­faire Gré­go­ry s’an­nonce dé­ter­mi­nante si la jus­tice veut évi­ter un nou­veau fias­co.

Dans le dos­sier, plu­sieurs fois rou­vert, les noms de Mar­cel et Jac­que­line Ja­cob, grand­oncle et grand­tante de l’en­fant, fi­gu­raient dès l’ori­gine mais ils n’avaient ja­mais été in­quié­tés jus­qu’alors. ■ Les époux Ja­cob res­tent sus­pec­tés. Après quatre jours de dé­ten­tion, les deux sep­tua­gé­naires ré­sident dé­sor­mais sé­pa­ré­ment, sous étroit contrôle ju­di­ciaire. Leur re­mise en li­ber­té consti­tue un re­vers pour les en­quê­teurs et le par­quet gé­né­ral mais le couple de­meure au coeur des soup­çons et reste mis en exa­men pour l’en­lè­ve­ment et la sé­ques­tra­tion du pe­tit Gré­go­ry, sui­vis de sa mort.

Les en­quê­teurs pensent, a mi­ni­ma, avoir mis la main sur les « cor­beaux » de l’af­faire grâce à une nou­velle ex­per­tise gra­pho­ AVO­CAT DES PA­RENTS. Me Thier­ry Mo­ser at­tend des confir­ma­tions sur les liens noués dans la fa­mille pour « réus­sir cette ac­tion cri­mi­nelle ».

lo­gique at­tri­buant à Jac­que­line Ja­cob un cour­rier de 1983. Mais ils vont plus loin en fai­sant un lien – l’uti­li­sa­tion ré­cur­rente du terme « le chef », em­ployé par Mar­cel Ja­cob lors d’une dis­pute avec Jean­Marie Ville­min – avec la lettre qui avait re­ven­di­qué l’as­sas­si­nat, pos­tée avant la dé­cou­verte du corps. Et donc avec le crime lui­même.

■ L’en­quête se pour­suit. La suite des in­ves­ti­ga­tions passe par une vérification des em­plois du temps de cha­cun ce fa­meux 16 oc­tobre 1984, ce qui s’an­nonce mal­ai­sé trois dé­cen­nies plus tard. Pour l’ac­cu­sa­tion, les Ja­cob n’ont pas d’ali­bi « confir­mé ou étayé ». Mar­cel af­firme ce­pen­dant qu’il était au tra­vail au mo­ment de la mort de Gré­go­ry.

Une re­lec­ture at­ten­tive des 12.000 pièces de la pro­cé­dure au­rait per­mis aux en­quê­teurs de por­ter un « re­gard neuf » sur le dos­sier. Reste à sa­voir si de nou­velles au­di­tions, dont celle de Mu­rielle Bolle, belle­soeur de Ber­nard Laroche qui l’avait mis en cause en 1984 avant de se ré­trac­ter, per­met­tront de pré­ci­ser le rôle pré­su­mé de cha­cun dans la mort de l’en­fant, que l’ac­cu­sa­tion consi­dère comme un « acte col­lec­tif ».

■ Des er­re­ments de­puis 1984. « Il y a au sein de cette fa­mille plu­sieurs per­sonnes qui se sont liées pour réus­sir cette ac­tion cri­mi­nelle », per­sis­tait à af­fir­mer, mar­di, Me Thier­ry Mo­ser, l’avo­cat des pa­rents de Gré­go­ry. « Vous avez le cor­beau, vous avez les guet­teurs, vous avez ce­lui qui en­lève l’en­fant, vous avez ce­lui qui va tuer l’en­fant. Je pense que ce­ci va se confir­mer dans les se­maines et les mois à venir », as­su­rait­il. Mais ce n’est pas la pre­mière fois que le dos­sier « re­bon­dit », que l’af­faire est « re­lan­cée », sans que l’énigme soit ré­so­lue. ■ phine Ar­nault, di­rec­trice gé­né­rale ad­jointe de Louis Vuit­ton.

Ma­rine Serre, qui a re­çu son prix des mains de Ri­han­na à la Fon­da­tion Louis Vuit­ton à Pa­ris, re­çoit 300.000 € et bé­né­fi­cie d’une aide au dé­ve­lop­pe­ment de sa marque d’une du­rée d’un an de la part du groupe LVMH.

La jeune créa­trice, au­teur de deux col­lec­tions, suc­cède à la Bri­tan­nique Grace Wales Bon­ner, lau­réate en 2016, au duo por­tu­gais Mar­ta Marques et Pau­lo Al­mei­da (2015) et au Ca­na­dien Tho­mas Tait (2014). Le ju­ry a aus­si dé­cer­né un prix spé­cial au Ja­po­nais Ko­za­bu­ro Aka­sa­ka. ■

PHOTO AFP

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