Le Ca­peps à l’épreuve de la ca­ni­cule

Pauses fraî­cheurs à l’ombre d’un bar­num, douches au bord du ter­rain grâce à une tonne à eau, gla­cières… Un dis­po­si­tif an­ti-cha­leur a été mis en place pour les can­di­dats du Ca­peps.

La Montagne (Vichy) - - Vichy Vivre Sa Ville - Olivier Re­zel olivier.re­zel@cen­tre­france.com

«Wa­ter break ! » Après 12 mi­nutes de jeu sous une tem­pé­ra­ture de 38°, la pause fraî­cheur, an­non­cée par le pi­lote du site ré­ser­vé à l’ac­ti­vi­té foot­ball, est la bien­ve­nue pour les can­di­dats au concours ex­terne du Ca­peps (Cer­ti­fi­cat d’ap­ti­tude au pro­fes­so­rat d’édu­ca­tion phy­sique et spor­tive).

Car même en pé­riode de grosses cha­leurs, le ca­len­drier des épreuves spor­tives d’ad­mis­sion doit suivre son cours. De­puis le 8 juin et jus­qu’au 2 juillet, 900 pro­fes­seurs sta­giaires d’EPS se­ront sé­lec­tion­nés sur les 1.800 can­di­dats ad­mis­sibles.

Avec des condi­tions météo bien dif­fé­rentes entre les pre­mières et les der­nières sé­ries.

La ca­ni­cule, les or­ga­ni­sa­teurs

du concours l’an­ti­cipent avant chaque sec­tion et savent par­fai­te­ment la gé­rer quand elle vient as­som­mer les dif­fé­rentes ins­tal­la­tions spor­tives de l’ag­glo­mé­ra­tion. « Ce­la com­mence dès l’ac­cueil des can­di­dats par un rap­pel du res­pect de cer­taines pré­co­ni­sa­tions », ex­plique Va­lé­rie De­bu­chy, la pré­si­dente du Ca­peps ex­terne.

Ces consignes sont bien connues de tous les spor­tifs. « On leur dit d’ob­ser­ver des temps d’ar­rêt plus fré­quents que d’ha­bi­tude, de s’hy­dra­ter. Cer­tains,

avec le stress et la cha­leur, mangent moins. On leur conseille de s’ali­men­ter peu mais ré­gu­liè­re­ment pour gar­der leur po­ten­tiel éner­gé­tique », dé­taille JeanMarc Ser­fa­ty, res­pon­sable des pra­tiques phy­siques au ni­veau du Ca­peps.

Pour pré­ser­ver au mieux l’équi­té entre can­di­dats, ceux qui passent leurs épreuves en plein cagnard ont donc droit à de pe­tites at­ten­tions. Le ser­vice des sports de Vi­chy com­mu­nau­té a ain­si mon­té un bar­num au bord du ter­rain de foot pour of­ frir de l’ombre aux joueurs, mais aus­si aux exa­mi­na­teurs. Une tonne à eau a même été ins­tal­lée sous les arbres du centre om­ni­sports pour per­mettre aux foot­bal­leurs de prendre une pe­tite douche entre les matches : le fa­meux « wa­ter break », par­ti­cu­liè­re­ment ap­pré­cié.

Un pe­tit plai­sir que ne peuvent s’of­frir les can­di­dats qui ont choi­si pour épreuve des sports en salle. « Con­trai­re­ment à ce que l’on pour­rait croire, ce sont eux qui souffrent le plus de la cha­leur », note Va­lé­rie De­bu­ chy. Pour les hand­bal­leurs, point de douche sa­lu­taire afin de ne pas mouiller le sol. Pas de cou­rant d’air vi­vi­fiant pour les ba­distes ou les joueurs de tennis de table, sous peine de gê­ner les tra­jec­toires des vo­lants et des balles. Dans leurs cas, des pauses fré­quentes fe­ront l’af­faire.

Des consignes dé­li­vrées dès l’ac­cueil Les or­ga­nismes sont bien pré­pa­rés

Pour chaque ac­ti­vi­té, une gla­cière fait of­fice de mal­lette mi­racle. Un mé­de­cin est éga­le­ment en tran­sit entre chaque site pour soi­gner les pe­tits bo­bos et les bles­sures plus im­por­tantes. De­puis la ca­ni­cule, seul un pe­tit coup de chaud, plus qu’une in­so­la­tion d’ailleurs, a été diag­nos­ti­qué par Christian Des­pax. « La grande ma­jo­ri­té des can­di­dats sont bien pré­pa­rés. Ils en­caissent ces cha­leurs », ex­plique le « Doc ». Même les épreuves orales mises en place au sein du Creps Vi­chy­Au­vergne ne sont pas épar­gnées par le mer­cure qui grimpe.

Il y a deux ans, les cré­neaux des ac­ti­vi­tés spor­tives, tou­jours pro­gram­mées l’après­mi­di, avaient été re­pous­sés dans l’après­mi­di. « Mais la pause mé­ri­dienne ral­lon­gée gé­né­rait plus de stress. Et la cha­leur était en­core plus étouf­fante en fin d’après­mi­di », se sou­vient Va­lé­rie De­bu­chy. En ma­tière de ca­ni­cule, pas de re­cette mi­racle, donc. ■

PHOTO ÉMERIC ENAUD

TONNE À EAU. Une pe­tite douche au bord du ter­rain et ça re­part !

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