At­ten­tion à l’eu­pho­rie grecque !

Les bas­ket­teuses fran­çaises jouent leur place en fi­nale de l’Euro ce soir (20 h 30) à Prague contre les Grecques, qu’elles ont bat­tues au dé­but de la se­maine en poule. Du gâ­teau ? Pas for­cé­ment, car les Hel­lènes sont en pleine eu­pho­rie.

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

«Elles veulent écrire l’his­toire de leur pays et montent en puis­sance. Elles ont bat­tu de grosses équipes. Il ne faut sur­tout pas les sous­es­ti­mer », pré­vient la jeune me­neuse Oli­via Épou­pa.

Bien moins ré­pu­tées que leurs col­lègues mas­cu­lins, les Grecques se sont his­sées pour la pre­mière fois dans le der­nier car­ré eu­ro­péen grâce à une sé­rie d’ex­ploits : contre la Ser­bie, te­nante du titre, dès le pre­mier match, puis face à la Rus­sie en bar­rage et à la Tur­quie, écra­sée 84 à 55 en quarts.

Pour­tant, on ne peut pas dire qu’elles aient pris leurs ad­ver­saires par sur­prise. Leur deux joueuses ma­jeures, Evi­na Malt­si et Stel­la Kalt­si­dou, ont res­pec­ti­ve­ment 38 et 34 ans. « Mais sur le ter­rain, elles ne font pas leur

âge. Ce ne sont pas des ma­mys, mais plu­tôt des joueuses exem­plaires », dit Épou­pa, 23 ans.

Lun­di, la France avait eu beau­coup de mal : 70 à 63. Après trois­quarts temps, la Grèce était en­core en tête de trois points alors qu’elle jouait de­puis le dé­but de la se­conde pé­riode sans Kalt­si­dou, ex­clue

pour deux fautes tech­niques. Face à cette équipe qui « joue avec le coeur et les tripes », comme dit Épou­pa, les Bleues vont de­voir se mettre « en mode guerre », se­lon Cé­line Du­merc. « Ce n’est pas en res­tant car­ré et en fai­sant du jo­li basket qu’on ga­gne­ra », es­time la ca­pi­taine Cé­line Du­merc.

Il fau­dra au contraire « leur ren­trer de­dans », dit l’in­té­rieur Ma­rielle Amant. Les Fran­çaises dis­posent pour ce­la d’un avan­tage ath­lé­tique qu’elles de­vront mettre à pro­fit plus ef­fi­ca­ce­ment qu’en poule. « Au pre­mier match, on leur laisse 19 re­bonds of­fen­sif, on perd 17 bal­lons et mal­gré tout ça on gagne de sept points. Il fau­dra mieux contrô­ler le re­bond, les im­pac­ter plus phy­si­que­ment en dé­fense et cou­rir, parce qu’elles pré­fèrent dé­fendre sur at­taque pla­cée », ex­plique l’en­traî­neur Va­lé­rie Gar­nier.

Les Bleues de­vront aus­si ré­sis­ter au stress car la fa­meuse pres­sion se­ra sur leurs épaules. « Elles ne s’at­ten­daient pas à être là alors qu’on est dans nos stan­dards », re­con­naît Amant.

La France joue sa cin­quième de­mie d’af­fi­lée et vise une troi­sième fi­nale consé­cu­tive, après les mé­dailles d’ar­gent de 2013 et 2015, contre le vain­queur du match Es­pagne­Bel­gique. Le billet pour le Mon­dial 2018, en poche de­puis la vic­toire en quarts, ne sau­rait lui suf­fire.

« On a tou­jours en­vie d’al­ler un peu plus loin. Si on fi­nit par deux dé­faites, ce se­ra une très grande dé­cep­tion. Ce qu’on veut, c’est avoir une mé­daille au­tour du cou » avoue Du­merc, qui joue­ra son der­nier match in­ter­na­tio­nal de­main. ■

MÉ­FIANCE. Dian­dra Tchat­chouang et les Fran­çaises ont dé­jà bat­tu la Grèce dans cet Euro. Mais at­ten­tion à l’ex­cès de confiance.

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