Un che­val, fleu­ron de l’Au­vergne

Le che­val de race Au­vergne au­rait pu dis­pa­raître. C’était comp­ter sans l’opi­niâ­tre­té d’une poi­gnée de pas­sion­nés, à l’image de Laurent Pra­dier, éle­veur à Or­beil, dans le Puy­de­Dôme.

La Montagne (Vichy) - - Magdimanche - Ma­rion Cha­vot ma­rion.cha­vot@cen­tre­france.com

ous avons com­men­cé avec 32 bêtes. Nous sommes par­tis de très loin. Per­sonne n’a cru à notre pro­jet. Du­rant dix ans, on s’est bat­tu. Mais je vou­lais re­lan­cer cette race et qu’elle soit une image pour l’Au­vergne. »

Ins­tal­lé sur les hau­teurs d’Or­beil, dans le Puy­deDôme, Laurent Pra­dier peut au­jourd’hui sa­vou­rer le che­min par­cou­ru. À la fin des an­nées 1980, ils sont quelques­uns à se po­ser des ques­tions sur le de­ve­nir du che­val de race Au­vergne. Mais quelle place don­ner à cet ani­mal, uti­li­sé au XIXe siècle pour le tra­vail dans les champs et pour la ca­va­le­rie ?

« Ces che­vaux rus­tiques sont proches de l’homme »

« Quand nous avons ache­té le do­maine de Moi­das, en 1996, nous avions des di­zaines d’hec­tares avec des ro­chers. Ce n’était pas mé­ca­ni­sable. À notre base de loi­sirs de Sainte­Mar­gue­rite, nous fai­sions de l’équi­ta­tion. Je me suis dit qu’on al­lait re­lan­cer le tou­risme équestre. Les Ca­mar­guais avaient bien réus­si ! »

Les pre­miers che­vaux ar­rivent sur ces terres pen­tues. Et l’as­so­cia­tion pour la sau­ve­garde et la re­lance du che­val Au­vergne, au­jourd’hui as­so­cia­tion na­tio­nale du che­val de race Au­vergne, qu’il pré­side, voit le jour. La route est tou­te­fois en­core longue jus­qu’à la re­con­nais­sance de la race, en 2013.

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