Le pas­sé re­monte à la source

La Montagne (Vichy) - - Agglomération Vivre Son Pays -

Dans sa der­nière lettre, Vendat son pas­sé re­monte le fil temps mais aus­si ce­lui de l’eau. Jus­qu’à la source du Ro­zet dont le cap­tage a été réa­li­sé en 1948.

L’eau est un su­jet qui ali­mente sou­vent l’his­toire ven­da­toise. Si ce n’est son mou­lin, ins­tal­lé sur le Bé­ron et au­jourd’hui dis­pa­ru, ou alors ses cours d’eau, creux ou mares qui ont fa­vo­ri­sé l’ins­tal­la­tion de po­tiers, ce sont ses sources qui agré­mentent les ar­chives lo­cales.

Lors­qu’il s’est agi de vi­si­ter les des­sous de la source du Ro­zet, l’as­so­cia­tion Vendat, son pas­sé, n’a pas bou­dé son plai­sir. Dans sa der­nière lettre d’in­fo, elle en dé­taille mètre après mètre, le che­mi­ne­ment de ce cap­tage fa­çon­né par l’homme.

La peur d’une sécheresse per­sis­tante

« Quand vous em­prun­tez le che­min qui re­joint Cham­poux, au dé­part du Ro­zet, il y a en per­ma­nence, été comme hi­ver, une quan­ti­té d’eau plus ou moins im­por­tante. À cet en­droit, af­fleurent des sources dites sources du Ro­zet. On trouve éga­le­ment une chambre sou­ter­raine de cap­tage des eaux. On y ac­cède par un puits de 5 à 6 m de pro­fon­deur. Cette chambre de cap­tage, d’une lon­gueur de 150 m en­vi­ron, est consti­tuée, de part et d’autre, de murs en EN­TRE­TIEN. Ré­gu­liè­re­ment, les em­ployés du Siaep net­toient le sable en dé­pôt sur le drain et en­lèvent les ra­cines qui s’in­filtrent par les bar­ba­canes.

bé­ton de 50 cm d’épais­seur qui se re­joignent en par­tie su­pé­rieure for­mant une voûte. La lar­geur du tun­nel est d’un mètre en­vi­ron et le sol, éga­le­ment en bé­ton, est for­mé d’une ri­gole d’une ving­taine de cen­ti­mètres de pro­fon­deur où l’eau s’écoule. À l’ex­té­rieur du tun­nel, le long des pa­rois, un en­semble de pierres di­verses per­met l’écou­le­ment de l’eau en­suite re­cueillie par 76 bar­ba­canes pour fi­nir dans la ri­gole d’écou­le­ment ».

Et de pour­suivre : « Une fois l’eau ca­na­li­sée, elle re­joint les ré­ser­voirs du Ro­zet dis­tants de 200 m en­vi­ron. Dans les ré­ser­voirs, elle su­bit une simple chlo­

ra­tion, puis elle est pom­pée jus­qu’au châ­teau d’eau du Siaep, 100 m en­vi­ron face à l’église, pour ali­men­ter Vendat, Char­meil et Saint­Ré­my­enRol­lat. Cet im­po­sant ou­vrage de cap­tage, pro­duit en­vi­ron 250 m3 d’eau par jour. »

Mais quelle est l’ori­gine de cette construc­tion ? En 1933, les élus de Vendat s’in­quiètent de la sécheresse per­sis­tante, de mares, d’abreu­voirs et de puits ta­ris, et d’une fra­gi­li­té face à un in­cen­die. Con­nais­sant l’exis­tence d’une source abon­dante au lieu­dit « Le Ro­zet », les élus de­mandent à l’ad­mi­nis­tra­tion des Ponts et

chaus­sée de mettre à l’étude le cap­tage de l’eau du Ro­zet, son ad­duc­tion et sa dis­tri­bu­tion.

Il faut at­tendre 1946, et la créa­tion par ar­rê­té d’un syn­di­cat des eaux pour voir les pre­miers coups de pioche don­nés, pour la chambre de cap­tage du Ro­zet, par les sol­dats al­le­mands, pri­son­niers de guerre. Après quelques pé­ri­pé­ties, la chambre de cap­tage est ache­vée en 1948. Suivent : le châ­teau d’eau en 1951 et les bran­che­ments par­ti­cu­liers en 1952. ■

➔ Pra­tique. Plus d’in­fos sur http://vendat.net. ÉCHANGES DE SA­VOIRS. Les jeunes à l’écoute des an­ciens.

Les membres de l’as­so­cia­tion L’Ou­til en main sont in­ter­ve­nus à l’école Jean­Bap­tiste­Bur­lot au­près des jeunes élèves de CM2 afin de leur trans­mettre une par­tie de leurs sa­voirs.

Le thème du jour : fa­bri­quer une man­geoire à oi­seaux.

Les en­fants ont ain­si eu l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir quelques tech­niques de bri­co­lage.

De quoi nouer ra­pi­de­ment des liens avec leurs aî­nés au­tour d’un pro­jet construc­tif. Cha­cun a pu re­par­tir fiè­re­ment avec l’ob­jet à dé­po­ser sur leur fe­nêtre. ■

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