No­vembre, l’ul­ti­ma­tum fixé par La­porte

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

Au len­de­main de la troi­sième lourde dé­faite du XV de France en Afrique du Sud, Ber­nard La­porte a fixé un ul­ti­ma­tum : le mois de no­vembre se­ra « dé­ter­mi­nant » pour l’ave­nir de l’en­ca­dre­ment conduit par Guy No­vès.

Pe­tites lu­nettes ajus­tées, re­gard d’acier... Ber­nard La­porte a lâ­ché l’échéance sur le pla­teau de Stade 2, hier en fin d’après­mi­di, vingt­quatre heures tout juste après la troi­sième lourde dé­faite du XV de France en Afrique du Sud, ba­layé 35­12 sa­me­di, après deux autres re­vers 37­14 et 37­15 lors des deux pre­miers tests­matchs.

« No­vembre se­ra dé­ter­mi­nant, a lan­cé le pré­sident de la FFR. On ne peut plus voir une équipe de France qui ne gagne pas, ce n’est pas pos­sible. Donc au­to­ma­ti­que­ment, tôt ou tard, il fau­dra faire quelque chose. »

Quelque chose ? Ecar­ter l’en­ca­dre­ment en cas de nou­velles dé­routes, ce qui consti­tue­rait une pre­mière dans l’his­toire du rug­by fran­çais ? Et ce alors que 45 joueurs fi­gu­rant dans une « liste élite » bé­né­fi­cie­ront de condi­tions pri­vi­lé­giées en 2017­2018 (10 se­maines sans matchs à l’in­ter­sai­son, mise à dis­po­si­tion du XV de France ac­crue, no­tam­ment avant les tests­matchs de... no­vembre).

« Des chan­ge­ments ce­la ne veut pas dire évin­cer des gens. Ce­la veut dire peut­être re­struc­tu­rer, chan­ger », a (lé­gè­re­ment) tem­pé­ré Ber­nard La­porte, qui a fixé un ob­jec­tif : « Pour moi une tour­née de no­vembre réus­sie, c’est ga­gner trois matchs sur quatre. On joue deux fois les All Blacks (11 et 15 no­vembre), on joue l’Afrique du Sud (18 no­vembre) et on joue le Ja­pon (25 no­vembre). Ga­gner trois matches sur quatre ; si on n’a pas cette am­bi­tion, alors il ne faut pas ve­nir en équipe de France. C’est clair. »

Ber­nard La­porte, élu en dé­cembre 2016, met donc di­rec­te­ment la pres­sion sur Guy No­vès et ses ad­joints (Yan­nick Bru et Jean­Fré­dé­ric Du­bois), choi­sis par Pierre Ca­mou, son pré­dé­ces­seur à la tête de la FFR, après le fiasco du Mon­dial 2015 (hu­mi­lia­tion en quart de fi­nale face aux All Blacks 62­13).

« Le staff doit prendre ses responsabilités »

À sa prise de fonc­tion, lors du Tour­noi 2016, Guy No­vès avait no­tam­ment pro­mis un chan­ge­ment de style de jeu du XV de France, da­van­tage por­té vers le grand large.

Mais comme ses pré­dé­ces­seurs, No­vès s’est re­trou­vé confron­té aux maux qui rongent le rug­by fran­çais et no­tam­ment à la pré­sence mas­sive de joueurs étran­gers en Top 14.

En at­ten­dant l’au­tomne, Ber­nard La­porte a in­di­qué qu’il sou­hai­tait s’en­tre­te­nir ra­pi­de­ment avec l’en­ca­dre­ment du XV de France.

« Je dis­cu­te­rai avec le staff à leur re­tour, a­t­il dit. On va se re­voir et on fe­ra un bi­lan en­semble, avec beau­coup de sang froid et je vou­drais ef­fec­ti­ve­ment qu’ils prennent leurs responsabilités. »

« Je suis un an­cien sé­lec­tion­neur, a pour­sui­vi le pré­sident de la FFR. Il y a un an, j’avais en­core un sur­vê­te­ment (comme en­traî­neur de Tou­lon, ndlr). Il y a des choix qu’ils font que moi je n’au­rais pas faits. Je veux qu’on en dis­cute. Mais la chance d’un staff d’avoir un pré­sident qui connaît le rug­by et qui est un an­cien sé­lec­tion­neur, il faut que ce soit une va­leur ajou­tée. Je ne veux sur­tout pas in­ter­fé­rer dans leurs choix mais il y a des choses qui m’in­ter­pellent. » ■

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