Les cadres tech­niques ex­pli­qués aux nuls

La Montagne (Vichy) - - Sports Rugby - Jo­nas Pou­clet

Une heure trente de dis­cus­sion, de ques­tions des re­pré­sen­tants des clubs avec les ré­ponses de Ber­nard La­porte et de sa garde rap­pro­chée.

Dé­bu­tée avec une heure de re­tard, la séance d’échanges s’est mon­trée plu­tôt intéressante, ven­dre­di après­mi­di, à l’Au­di­to­rium de Bourges.

Par­mi les su­jets abor­dés, ce­lui por­tant sur la créa­tion de 200 postes de cadres tech­niques. La Fé­dé­ra­tion veut les uti­li­ser pour for­mer les édu­ca­teurs des clubs. « Ils se­ront en place en 2018, an­nonce le pré­sident La­porte. Les pre­miers es­sais se­ront faits dans les ré­gions des Pays de la Loire et du Grand Est. »

Nom­breux sont ceux qui ont sou­hai­té en sa­voir plus sur les mis­sions des cadres tech­niques. « On veut qu’ils aillent dans les clubs et pas que les édu­ca­teurs se dé­placent pour al­ler suivre des for­ma­tions, a in­sis­té Ber­nard La­porte. Un cadre tech­nique de­vra tra­vailler de 17 heures à 21 heures dans les clubs, du lun­di au ven­dre­di. Le sa­me­di, il au­ra des

réunions, des matchs et il de­vra aus­si al­ler dans les écoles la se­maine pour pro­mou­voir notre sport. »

Thier­ry Mu­rie, vice­pré­sident de la Fé­dé­ra­tion, a ex­pli­qué quelques ré­formes telles la double li­cen­ ce li­mi­tée à 22 ans, la vo­lon­té de fixer des quo­tas du nombre d’étran­gers à tous les ni­veaux et l’im­por­tance de lan­cer les jeunes pour les faire progresser. Sur ce der­nier thème, Thier­ry Mu­rie a été ap­plau­di par l’as­sem­blée.

Les anec­dotes sur Cha­bal et Bas­ta­reaud

En dé­but de séance, Ber­nard La­porte avait fait son en­trée sur scène sous les ap­plau­dis­se­ments. En­suite, l’an­cien se­cré­taire d’État aux Sports a confir­mé à quel point il était ha­bile mi­cro en main et a gra­ti­fié son as­sem­blée de quelques anec­dotes ti­rées de son vé­cu d’en­traî­neur à Tou­lon et de sé­lec­tion­neur des Bleus.

Un coup Ma­thieu Bas­ta­reaud a été mo­qué af­fec­tueu­se­ment pour son manque de tech­nique in­di­vi­duelle afin de rap­pe­ler l’im­por­tance de la for­ma­tion ­ « la prio­ri­té » ­, tout en van­tant celle don­née en Nou­velle­Zé­lande.

Un peu plus tard, c’est Sé­bas­tien Cha­bal et son manque de dis­ci­pline qui a été mon­tré du doigt afin de ré­pondre à une ques­tion sur l’ar­bi­trage et la né­ces­si­té de bien connaître les règles.

L’ar­gent a évi­de­ment été évo­qué : pour payer les édu­ca­teurs (l’as­sem­blée n’a pas ap­pré­cié la ques­tion), pour les frais de dé­pla­ce­ment des équipes, pour l’achat de ma­té­riel.

« Le mal de notre rug­by ama­teur vient du fait que cer­tains clubs mettent 65 à 87 % de leur bud­get pour leur équipe pre­mière, a rap­pe­lé Thier­ry Mu­rie. Après, il ne faut pas s’éton­ner que des clubs aient des dif­fi­cul­tés à payer les dé­pla­ce­ments. La Fé­dé­ra­tion n’est pas une banque. Si c’est pour re­don­ner l’ar­gent aux joueurs, ce n’est pas comme ce­la qu’on voit les choses. »

Ber­nard La­porte, lui, n’a pas ou­blié de rap­pe­ler que « la Fé­dé s’est en­ga­gée à four­nir un bal­lon pour cinq li­cen­ciés » et que le chan­ge­ment d’équi­pe­men­tier de l’équipe de France al­lait ser­vir le monde ama­teur. « Le coq spor­tif va four­nir 1,9 mil­lion d’eu­ros de ma­té­riel aux clubs. » L’an­nonce a fait son pe­tit ef­fet. ■

PHO­TO MAR­TINE BAVOUSET

ORA­TEUR. Ber­nard La­porte a confir­mé ses qua­li­tés d’ora­teur et s’est mon­tré très ha­bile mi­cro en main, dans un Au­di­to­rium rem­pli, hier en dé­but d’après-mi­di.

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