Fes­neau avait la voie libre

La Montagne (Vichy) - - France & Monde Actualités -

Ma­rielle de Sar­nez a re­non­cé, hier, à être can­di­date à la pré­si­dence du groupe MoDem à l’As­sem­blée, qui est re­ve­nue à Marc Fes­neau. Mais l’ex-mi­nistre, dont le par­ti fait l’ob­jet d’une en­quête sur l’em­ploi de ses as­sis­tants par­le­men­taires eu­ro­péens, bri­gue­ra une pré­si­dence de com­mis­sion.

Quatre jours après son dé­part du gou­ver­ne­ment dans la fou­lée du pré­sident du MoDem Fran­çois Bay­rou, Ma­rielle de Sar­nez, élue de Pa­ris, a in­di­qué, peu avant un scru­tin in­terne lors d’un sé­mi­naire des dé­pu­tés du par­ti, qu’elle ne bri­gue­rait pas la pré­si­dence du groupe MoDem al­lié à la Ré­pu­blique en marche (LREM).

Alors qu’après sa dé­mis­sion du gou­ver­ne­ment, la vice­pré­si­dente du MoDem sem­blait par­tie pour pi­lo­ter le groupe, elle a cé­dé la place à Marc Fes­neau, élu à l’una­ni­mi­té des 42 élus pré­sents à cette réunion te­nue près du Pa­lais­ Bour­bon. Seul can­di­dat, ce dé­pu­té du Loi­ret­Cher de 46 ans, se­cré­taire gé­né­ral du MoDem, a été dé­si­gné à l’is­sue d’un vote à bul­le­tins se­crets.

Avant à la réunion, Marc Fes­neau avait ré­cu­sé toute idée de duel avec Ma­rielle de Sar­nez, af­fir­mant : « On a tou­jours tra­vaillé en équipe et de ma­nière so­li­daire », « les dé­ci­sions se pren­dront na­tu­relle­ MARC FES­NEAU. Ce dé­pu­té du Loir-et-Cher, âgé de 46 ans, va pré­si­der le groupe MoDem à l’As­sem­blée.

ment ».

L’ar­ri­vée pos­sible de Ma­rielle Sar­nez à la tête du groupe MoDem avait, comme celle de Ri­chard Fer­rand à la tête du groupe LREM, sus­ci­té des cri­tiques. Le se­cré­taire gé­né­ral des Ré­pu­bli­cains (LR) Ber­nard Ac­coyer avait ain­si trou­vé, jeu­di, « un peu in­

sul­tant » pour le Par­le­ment que deux mi­nistres « ex­fil­trés pour rai­sons ju­di­ciaires » se des­tinent à pré­si­der des groupes. Ri­chard Fer­rand a été élu pré­sident du groupe ma­cro­niste à main le­vée, sa­me­di, à l’una­ni­mi­té moins deux abs­ten­tions.

Le MoDem fait l’ob­jet d’une en­quête de­puis dé­but juin sur l’em­ploi de ses as­sis­tants par­le­men­taires eu­ro­péens. Le par­ti tra­ver­sait « une mau­vaise passe » et cher­chait « à re­ca­ser un maxi­mum de sa­la­riés », mais n’a « ja­mais eu d’emplois fic­tifs », a af­fir­mé son pré­sident Fran­çois Bay­rou, il y a deux jours.

Convain­cu qu’il n’y au­rait « pas de concur­rence ou de com­pé­ti­tion » pour la tête du groupe, un dé­pu­té MoDem pro­nos­ti­quait, ven­dre­di, que si Ma­rielle de Sar­nez dé­cro­chait une pré­si­dence de com­mis­sion pres­ti­gieuse, le pré­sident se­rait Marc Fes­neau.

« Elle a sou­hai­té mettre en avant la nou­velle gé­né­ra­tion de dé­pu­tés qu’elle a lar­ge­ment contri­bué à faire élire avec Fran­çois Bay­rou », a as­su­ré, hier, le dé­pu­té MoDem Pa­trick Mi­gno­la. « Sa dé­ci­sion ne manque ni de di­gni­té ni d’un cer­tain pa­nache », a ajou­té cet élu de Sa­voie. ■

Ma­rielle de Sar­nez « a sou­hai­té mettre en avant la nou­velle gé­né­ra­tion de dé­pu­tés »

PHO­TO AFP

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