Los An­geles ouvre grand la porte à Pa­ris

L’ac­cord conclu entre La ville de Los An­geles et le CIO pour or­ga­ni­ser les jeux Olym­piques de 2028 offre de fait la vic­toire pour 2024 à Pa­ris et, sous ré­serve d’être va­li­dé en sep­tembre, évite au CIO un choix cor­né­lien. Le CIO a conclu un ac­cord avec la

La Montagne (Vichy) - - Sports -

Cet ac­cord, confir­mé hier à par un res­pon­sable mu­ni­ci­pal, a été ren­du pos­sible par la dé­ci­sion in­ha­bi­tuelle du Co­mi­té in­ter­na­tio­nal Olym­pique (CIO) d’at­tri­buer si­mul­ta­né­ment deux édi­tions des Jeux, en juillet der­nier, es­ti­mant que les deux can­di­da­tures étaient bonnes dans un contexte où elles se ra­ré­fient.

Les dé­tails de l’ac­cord n’étaient pas en­core connus, no­tam­ment les conces­sions que LA au­rait pu ob­te­nir sur des fi­nan­ce­ments sup­plé­men­taires.

Dans l’at­tente d’une confir­ma­tion of­fi­cielle, Gil Ce­dillo, membre du conseil mu­ni­ci­pal, a twit­té : « le mot­dièse passe de #LA2024 à #LA2028 ».

Concrè­te­ment, le CIO de­vrait très vite lan­cer une pro­cé­dure de can­di­da­ture pour 2028 et nom­mer une com­mis­sion d’éva­lua­tion qui se­ra la même que celle dé­si­gnée pour 2024 et qui a dé­jà vi­si­té la ville en mai. Los An­geles n’au­ra plus qu’à ac­tua­li­ser son dos­sier de ga­ran­ties pour col­ler à sa nou­velle can­di­da­ture avant le 13 sep­tembre, date de la si­gna­ture des contrats de ville hôte à Li­ma.

Pa­ris a tou­jours re­fu­sé d’en­vi­sa­ger une can­di­da­ture pour 2028, es­ti­mant que son pro­jet n’était ca­li­bré que pour 2024, no­tam­ment en rai­son de la dif­fi­cul­té de sé­cu­ri­ser quatre an­ nées sup­plé­men­taires les ter­rains où doivent être construits les équi­pe­ments man­quants.

Los An­geles n’avait ja­mais fer­mé to­ta­le­ment la porte à cette éven­tua­li­té, as­sou­plis­sant sa po­si­tion au fil du temps après avoir in­di­qué que sa ville était prête à ac­cueillir les JO « de­main s’il le fal­lait ». La se­maine der­nière, il avait es­ti­mé qu’il se­rait « stu­pide » de re­fu­ser 2028 au re­gard des com­pen­sa­tions fi­ nan­cières ac­cor­dées par le CIO. Ils au­ront donc 11 ans pour pré­pa­rer leurs troi­sièmes JO après 1932 et 1984. Ils au­ront éga­le­ment plus de fonds avec 1,8 mil­liard de dol­lars at­tri­bués par le CIO à l’hôte des JO 2028.

Il fau­dra donc, si l’ac­cord est va­li­dé à Li­ma par le CIO réuni en ses­sion, at­tendre 2028 pour voir le Staples Cen­ter, la salle de l’équipe NBA des Los An­geles La­kers, ac­cueillir les meilleurs joueurs de bas­ket du monde, pour suivre sur les plages de San­ta Mo­ni­ca les tour­nois olym­piques de beach­vol­ley ou pour as­sis­ter à l’em­bra­se­ment de la vasque olym­pique dans le Co­li­seum, le my­thique stade d’ath­lé­tisme de LA.

Une re­vanche après la dés­illu­sion de Londres

Outre Pa­ris, la dé­ci­sion de Los An­geles fait un autre ga­gnant : le CIO qui, après les dos­siers à contro­verses et dis­pen­dieux de Sot­chi, pour les Jeux d’hi­ver, (2014), ou Rio pour ceux d’été (2016) s’offre a prio­ri un peu de tran­quilli­té, avant les olym­piades de To­kyo dans trois ans.

Avec son bud­get (pré­vi­sion­nel pour 2024) de 5,3 mil­liards de dol­lars fi­nan­cé à 100 % par des fonds pri­vés, avec l’uti­li­sa­tion de struc­tures exis­tantes (95 % du pro­jet) et tem­po­raires, pour la pis­cine olym­pique, LA pen­sait être la mieux ar­mée pour faire ren­trer les JO dans une nou­velle ère olym­pique moins dis­pen­dieuse et re­do­rer le bla­son du mou­ve­ment olym­pique.

Quant à Pa­ris, elle pren­drait là sa re­vanche, douze ans après sa dés­illu­sion de Sin­ga­pour lorsque les membres du CIO lui avait pré­fé­ré, pour quelques voix, Londres pour l’or­ga­ni­sa­tion des JO 2012.

AC­CORD. Tho­mas Bach du CIO en­tou­ré par Eric Gar­cet­ti, maire de Los An­geles ( àg. ) et Anne Hi­dal­go, maire de Pa­ris.

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