« Le meilleur de moi-même »

La Montagne (Vichy) - - Sports - Ra­phaël Ro­chette ra­phael.ro­chette@cen­tre­france.com

Pour sa pre­mière sé­lec­tion en équipe de France, Geof­froy Ma­thieu a eu du mal à se dé­faire du stress, aux Mon­diaux de Bu­da­pest. Le Cler­mon­tois dit ce­pen­dant avoir « don­né le meilleur ».

Geof­froy Ma­thieu, est ren­tré hier à Cler­mont. Le jeune (20 ans) cham­pion de France du 200 dos re­vient sur sa se­maine hon­groise, avec les Tri­co­lores.

Quel bi­lan ti­rez-vous de vos Mon­diaux ?

As­sez po­si­tif, pour une pre­mière. Je me suis mis dans une si­tua­tion de stress in­tense pas du tout pro­pice à la per­for­mance. Mal­gré tout, mon 200 dos est as­sez sa­tis­fai­sant (20e chro­no des sé­ries, en 1’58”92, ndlr).

J’avais dit avant de par­tir que j’y al­lais pour prendre du plai­sir et de l’ex­pé­rience. Et c’est chose faite.

Vous êtes res­té en de­çà de vos meilleurs temps…

C’est à cause de ce stress. Et puis, ré­ité­rer le ma­tin les temps de l’après­mi­di (en fi­nale), ce n’est pas une tâche ai­sée. Mais je ne re­grette rien, j’ai don­né le meilleur de moi­même.

Vous évo­quez le stress. Est-ce l’évé­ne­ment qui vous a in­hi­bé ?

Oui, j’ap­pré­hen­dais cette pre­mière com­pé­ti­tion à ce ni­veau. Aus­si, le fait qu’il y avait un pu­blic et une am­biance énormes. Et puis éga­le­ment l’en­vie de bien faire et de bien re­pré­sen­ter son pays. Tout ça réunit fait qu’il y avait un gros stress à l’ar­ri­vée. Ça a été né­faste pour la per­for­mance. Mais cette sai­son, je n’étais pas ve­nu cher­cher une qua­li­fi­ca­tion aux Mon­diaux (à Schil­ti­gheim, le Cler­mon­ tois vi­sait seule­ment le titre de cham­pion de France

du 200 dos, ndlr). Donc, ce n’était que du bo­nus et cette ex­pé­rience en­gran­gée ne peut être que bé­né­fique pour la suite.

Sur votre deuxième course, avez-vous réus­si à vous li­bé­rer un peu ?

Avec l’en­trée en lice sur le 100 dos, je pen­sais pou­voir me dé­tendre pour le 200, mais non. J’étais aus­si stres­sé que pour la pre­mière course. C’est quelque chose que je vais ap­prendre à

gé­rer l’an pro­chain. Mais Bru­no (Ver­weirde, son

coach, ndlr) a su ré­pondre pré­sent. Il a em­ployé les bons mots pour me re­mettre dans la course et me re­con­cen­trer.

Vous avez eu droit à un bi­zu­tage de la part de vos co­équi­piers…

C’est an­cré dans la tradition de l’équipe de France. Je pen­sais que ça res­te­rait à l’in­té­rieur du groupe. D’ha­bi­tude, c’est propre aux na­geurs. Fi­na­le­ment, le sort en a dé­ci­dé au­tre­ment. J’ai fait une in­ter­ven­tion à Ca

nal +, où j’ai dé­cla­ré ma flamme à Anne­So­phie Le Pa­ran­thoën (ex­na­geuse et consul­tante de la chaîne cryp­tée, ndlr). C’était mar­rant à faire. Main­te­nant, je suis fier de dire que je fais of­fi­ciel­le­ment par­tie de l’équipe de France. Je ne suis plus le bi­zut.

Dé­sor­mais, vous êtes en va­cances…

Oui, en­fin ! Je re­prends l’en­traî­ne­ment le 5 sep­tembre, à Cler­mont. Ce n’est pas ma plus longue sai­son, mais on est tou­jours content de se dire qu’on est « off » pen­dant un mois. Je ne vais plus pen­ser au sport, mais pou­voir me res­sour­cer, ré­cu­pé­rer et m’amu­ser.

PHOTO RICHARD BRU­NEL

TRICOLORE. Geof­froy Ma­thieu a em­ma­ga­si­né de l’ex­pé­rience, toute la se­maine der­nière à Bu­da­pest.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.