Un vent de guerre froide

Nou­velles sur­en­chères après les sanc­tions de Mos­cou

La Montagne (Vichy) - - France & Monde -

La confron­ta­tion était re­lan­cée, hier, entre la Russie et les États-Unis après un nou­vel échange de sanc­tions qui semble por­ter un coup de grâce aux es­poirs sus­ci­tés par l’élec­tion de Trump.

La ré­duc­tion im­po­sée de près des deux tiers du per­son­nel des mis­sions di­plo­ma­tiques amé­ri­caines en Russie – le per­son­nel des am­bas­sade et consu­lats amé­ri­cains de­vra être ré­duit de 755 per­sonnes pour être ra­me­né à 455, au ni­veau des ef­fec­tifs des re­pré­sen­ta­tions russes aux États­Unis – ne laisse plus de doute. Six mois après l’ar­ri­vée du mil­liar­daire à la Mai­son­Blanche, non seule­ment la lune de miel pro­mise n’a pas eu lieu mais l’heure est à la sur­en­chère dans la nou­velle guerre froide qui s’est ins­tal­lée entre Mos­cou et Wa­shing­ton.

Ac­cu­sa­tions d’in­gé­rence

« Nous sou­hai­tons un dé­ve­lop­pe­ment so­lide de nos re­la­tions, et nous consta­tons avec re­gret que pour l’ins­tant nous sommes loin de cet idéal », a re­con­nu, hier, le porte­pa­role du Krem­lin. « Sor­tir de cette si­tua­tion de­mande […] de vou­loir nor­ma­li­ser les re­la­tions et de re­non­cer aux ten­ta­tives de dik­tats par les sanc­tions. Mal­gré tout, le pré­sident a sou­li­gné notre in­té­rêt à con­ti­nuer à co­opé­rer là où ce­la ré­pond à nos in­té­ rêts », a­t­il ajou­té.

Dé­jà plom­bés par les conflits en Ukraine et en Sy­rie, les rap­ports rus­soa­mé­ri­cains sont dé­sor­mais em­poi­son­nés par les ac­cu­sa­tions d’in­gé­rence russe pen­dant la pré­si­den­tielle amé­ri­caine, au su­jet des­quelles une en­quête est en cours à Wa­shing­ton.

Après des votes à la qua­si­una­ni­mi­té la se­maine der­nière dans les deux chambres du Con­grès amé­ri­cain pour im­po­ser de nou­velles sanc­tions éco­no­miques à Mos­cou, la Russie a ri­pos­té en im­po­sant cette ré­duc­tion dras­ tique des per­sonnes tra­vaillant sur son sol.

Dé­non­çant « un acte re­gret­table et in­jus­ti­fié », le Dé­par­te­ment d’État a dit ré­flé­chir à une ré­ponse. « Nous avons at­ten­du as­sez long­temps, en es­pé­rant que la si­tua­tion chan­ge­rait peut­être pour le mieux, a ex­pli­qué Vla­di­mir Pou­tine. Mais il semble que, même si la si­tua­tion change, ce n’est pas pour bien­tôt ». Ce constat était lar­ge­ment par­ta­gé hier, à Mos­cou où la presse et les ex­perts n’es­pé­raient au­cun ra­bi­bo­chage dans le contexte ac­tuel.

PHOTO AFP

MOS­COU. Des cou­rants d’air op­po­sés entre l’Amé­rique de Do­nald Trump et la Russie de Vla­di­mir Pou­tine.

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