« Ta­mim la gloire », un sym­bole pour le Qa­tar

La Montagne (Vichy) - - Jeux -

DES­SIN. Pos­té sur les ré­seaux so­ciaux au pre­mier jour de l’em­bar­go im­po­sé par Ryad et ses al­liés puis de­ve­nu un sym­bole de ré­sis­tance, un por­trait de l’émir du Qa­tar (pho­to AFP) a trans­for­mé en star son au­teur, un pu­bli­ci­taire. Où qu’on soit à Doha, on tombe sur « Ta­mim al Ma­jd » (« Ta­mim la gloire »), le nom qu’ont don­né les Qa­ta­ris à ce des­sin du vi­sage de l’émir, cheikh Ta­mim ben Ha­mad Al-Tha­ni. « Je n’ai pas les mots pour dé­crire mon sen­ti­ment quand je vois le des­sin par­tout […] C’est un ca­deau de Dieu », ex­plique Ah­med Al Maadheed, dans un pays où le culte de la per­son­na­li­té est bien an­cré. Le 5 juin der­nier, après l’an­nonce de me­sures dras­tiques prises par Ryad et ses al­liés, iso­lant le Qa­tar pour son « sou­tien au ter­ro­risme », Ah­med Al Maadheed poste sur Twit­ter et Ins­ta­gram un por­trait de l’émir peint dans l’ur­gence. En le ret­wee­tant vers ses 550.000 abon­nés (pour un émi­rat de 2,5 mil­lions d’ha­bi­tants dont 80 % d’étran­gers), le frère de l’émir am­pli­fie sa po­pu­la­ri­té. Les pein­tures d’Ah­med Al Maadheed ont été ex­po­sées pour la pre­mière fois dans une an­nexe des Mu­sées du Qa­tar. La qua­si-to­ta­li­té des toiles ont trou­vé ac­qué­reur, alors qu’il n’en avait ja­mais ven­du au­cune ! Une his­toire qui rap­pelle par cer­tains as­pects celle de « Hope », l’af­fiche de­ve­nue vi­rale de la cam­pagne pré­si­den­tielle de Ba­rack Oba­ma en 2008, réa­li­sée par l’ar­tiste de rue She­pard Fai­rey.

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