Dé­jà la course aux four­ni­tures sco­laires est lan­cée

Avant que ne dé­bute la course aux four­ni­tures sco­laires de mi­août, cer­tains ont dé­ci­dé d’an­ti­ci­per Pré­voyants, cer­tains ont dé­jà en­ta­mé les achats de ma­té­riel pour la rentrée. Une fa­çon de pro­fi­ter du reste des va­cances l’es­prit tran­quille.

La Montagne (Vichy) - - La Une - Ed­die Ra­bey­rin

« Les gens pensent sou­vent que c’est for­cé­ment moins cher d’ache­ter le ma­té­riel sco­laire en grande sur­face »

Liste en main, ils ar­pentent les rayons consa­crés aux four­ni­tures sco­laires, ac­com­pa­gnés de leurs en­fants. Ces pa­rents aper­çus dans les grandes sur­faces pré­fèrent ex­pé­dier la cor­vée de l’achat des ca­hiers et car­tables au plus tôt, avant la ruée gé­né­rale de la mi­août.

« Il y a en ce mo­ment une clien­tèle d’aoû­tiens, qui font leurs achats de four­ni­tures sco­laires avant de par­tir en va­cances. Mais la grosse pé­riode d’af­fluence se si­tue au­tour du 17 août, date à la­quelle les primes de rentrée com­mencent à tom­ber », ex­plique Pas­cal Mon­ciau, res­pon­sable du rayon pa­pe­te­rie de l’hy­per­mar­ché Co­ra.

Conci­lier dé­si­rs des en­fants et ar­gent

« Pour tout ce qui concerne les car­tables et trousses, on peut dire que les achats ont dé­jà été faits à 60 % par les fa­milles, es­time quant à lui Vincent Che­va­lier, ma­na­ger du sec­teur non ali­men­taire à l’hy­per Car­re­four. Les gens réa­lisent sou­vent leurs achats en plu­sieurs fois, et se pro­curent les ca­hiers et sty­los dans un deuxième temps. »

La sé­lec­tion des ar­ticles tient sou­vent d’un com­pro­mis sub­til entre la rai­son du porte­mon­naie et les dé­si­rs des en­fants. « C’est vrai que les en­fants font un peu pres­sion pour avoir ce qu’ils veulent. Je n’ai pas de pro­blème à les conten­ter, mais je veille avant tout à prendre des ar­ticles de qua­li­té, plus so­lides » dé­crit Cé­cile Che­vas­son, ma­man d’Em­ma, 10 ans et de Da­mien, 6 ans, croi­sés dans les rayons de Car­re­four,

Ka­rim Gol­lit, quant à lui, sa­cri­fie vo­lon­tiers aux sou­haits de ses deux fils, tous deux sco­la­ri­sés dans le pri­maire : « Je consacre entre 300 et 400 € à leurs four­ni­tures. Je leur ai par exemple ache­té des trousses avec le lo­go du cham­pion­nat de foot­ball. J’aime bien qu’ils soient équi­pés cor­rec­te­ment, avec des ac­ces­soires à la mode. Comme ça, ils sont au même ni­veau que leurs potes. »

Mais cet in­té­rêt des li­cences à la mode reste sur­tout l’apa­nage des plus jeunes. Sur le point de ren­trer en classe de 4e, Léa, 13 ans, qui fait les courses en com­pa­gnie de sa grande soeur Sa­rah, s’in­quiète sur­tout du prix et prend ce qu’elle trouve de moins cher. Pour l’agen­da, ac­ces­soire fé­tiche du col­lé­gien, elle achète un mo­dèle ba­sique et le per­son­na­lise elle­même, en y ajou­tant une cou­ver­ture. En ce qui concerne le sac à dos, nul be­soin d’en chan­ger : « J’avais dé­jà un sac East­pack l’an­née der­nière, c’est très ré­sis­tant. »

Sur cer­tains pro­duits, ce sont tou­jours les mêmes marques qui re­viennent. Une ten­dance que re­lève Vincent Che­va­lier : « Pour les sty­los à bille, Bic reste la ré­fé­rence, tan­dis que pour tout ce qui est sty­los plume, c’est plu­tôt Pi­lot. C’est pour ce­la que nous n’avons presque que ces marques en rayons pour ces pro­duits. Par contre, pour le reste (ef­fa­ceurs, crayons, etc.), ce sont les marques du ma­ga­sin qui fonc­tionnent le mieux. »

La grande sur­face reste le lieu pri­vi­lé­gié pour les achats de four­ni­tures sco­laires. Ce que re­grette Ch­ris­tophe Tes­son, gé­rant de la pa­pe­te­rie l’Écri­toire, dans le centre­ville de Vi­chy : « Mal­heu­reu­se­ment, ce genre de clien­tèle est de­ve­nu très ac­ces­soire pour nous. Les gens pensent sou­vent que c’est for­cé­ment moins cher d’ache­ter le ma­té­riel sco­laire en grande sur­face, ce qui n’est pas for­cé­ment le cas, d’au­tant plus que nous pou­vons nous per­mettre de faire un pe­tit geste com­mer­cial en gé­né­ral. Ce­la étant, il y en a qui viennent pour évi­ter d’avoir à faire la queue. Et puis nous avons des pro­duits, de qua­li­té qu’ils ne trouvent pas tou­jours ailleurs. Par­fois même, ils sont un peu per­dus par rap­port à ce qui est de­man­dé dans la liste. Nous sommes là pour les conseiller. »

PHO­TO ED­DIE RA­BEY­RIN

ACHATS. Léa bé­né­fi­cie de l’ap­puie de sa grande soeur Sa­rah pour réa­li­ser ses four­ni­tures sco­laires.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.