Une cure, ce n’est « pas des va­cances »

Si elle offre dé­tente et re­laxa­tion à ceux qui en bé­né­fi­cient, une cure n’est pas non plus sy­no­nyme de far­niente à tout va. Car le pro­gramme de soins est char­gé, et gé­nère aus­si une cer­taine fa­tigue. Pour Lau­ra, cu­riste que nous sui­vons tout cet été, les

La Montagne (Vichy) - - Vichy Vivre Sa Ville - Pierre Gé­rau­die pierre.ge­rau­die@cen­tre­france.com A suivre. Mar­di pro­chain, le cin­quième vo­let de notre sé­rie au­ra pour thème : « Pe­tits se­crets et pri­vi­lèges de cu­ristes ».

« Vers 20 heures, avec la fa­tigue, il n’est pas rare que je sois dé­jà au lit »

Trois se­maines pas­sées à Vi­chy, à quelques pas du plan d’eau, dans un en­vi­ron­ne­ment relaxant, comme loin de tout, avec un per­son­nel aux pe­tits soins tout dé­voué à votre bien­être…

Vu de la sorte, le temps d’une cure n’est pas loin de res­sem­bler à un au­then­tique sé­jour au pays de la « ze­ni­tude ». C’est en par­tie le cas, et c’est d’ailleurs pour ce­la que des cu­ristes viennent nom­breux de toute la France chaque été. Mais pour au­tant, concède Lau­ra, notre cu­riste des Dômes, « une cure, ce n’est pas des va­cances ». Dé­jà parce que les soins peuvent gé­né­rer de la (bonne) fa­tigue, de celle qui per­met de se dé­stres­ser et de bien ré­cu­pé­rer. Mais aus­si parce que chaque jour est par­ti­cu­liè­re­ment bien rem­pli.

« Je vis dans les thermes »

Ain­si, chaque ma­tin, c’est dès 7 heures que dé­bute la jour­née de Lau­ra, avec un pe­tit­dé­jeu­ ner pris dans la ré­si­dence des Dômes, où elle ré­side. « J’ha­bite un peu dans les thermes, comme les Ro­mains, ca plaît à l’Ita­lienne que je suis », sou­rit­elle. Puis, sur les coups de 8 heures, dé­bute la ma­ti­née de cure. Elle est tou­jours riche : jus­qu’à six ou sept soins sont pro­gram­més, à réa­li­ser avant mi­di.

D‘une salle à une autre

Mu­nie du pro­gramme dé­taillé de sa cure, men­tion­nant chaque soin à réa­li­ser à une heure pré­cise, Lau­ra gra­vite ain­si entre les dif­fé­rentes salles des thermes, ré­par­ties sur deux étages, où elle croise les autres cu­ristes se ren­dant eux aus­si à leurs soins. Sur chaque porte ap­pa­raissent un nom de soin et le pré­nom de ce­lui qui le dis­pen­se­ra. Une ma­nière d’ai­der le cu­riste dans sa re­cherche, même si beau­coup, comme Lau­ra, à force de fré­quen­ter les lieux an­née après an­née, fi­nissent par s’y re­trou­ver les yeux fer­més.

Puis, une fois les soins du jour ter­mi­nés, en mi­lieu de jour­née, c’est l’heure de man­ger pour Lau­ra qui, dans sa chambre, mi­tonne elle­même ses pe­tits plats. Dié­té­tiques, évi­dem­ment. « Je vais ache­ter moi­même mes lé­gumes au mar­ché cou­vert », pré­cise­t­elle. Puis notre cu­riste s’au­to­rise un temps « de re­pos ou de lec­ture », se­lon l’en­vie. En­fin, vers 18 heures, après un temps­libre pas­sé à se pro­me­ner en ville ou à flâ­ner au bord du plan d’eau, vient le cours d’aqua­gym, qui clôt éner­gi­que­ment la jour­née de soins.

« Aus­si, vers 20 heures, avec la fa­tigue, il n’est pas rare que je sois dé­jà au lit », sou­rit Lau­ra, qui concède qu’elle n’a que peu sou­vent l’oc­ca­sion de sor­tir le soir. « En re­vanche, je ne loupe ja­mais le feu d’ar­ti­fice du 14 juillet ». Une ma­nière de se sen­tir, au moins un peu, en va­cances.

PHOTO VIC­TO­RIA PULIDO

BON TRAIN. Pro­gramme de soins en main, Lau­ra gra­vite de salle en salle au coeur des thermes des Dômes. Chaque jour de cure se com­pose d’à peu près six séances de soins.

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