/ MON­DIAUX 2017 La­ville­nie doit se conten­ter du bronze

En fai­sant le choix au­da­cieux de l’im­passe après un pre­mier échec à 5,85 m, Re­naud La­ville­nie a réus­si à gla­ner le bronze en fran­chis­sant 5,89 m. Sam Ken­dricks, lui, a été le plus fort. A la perche, Sam Ken­dricks cham­pion à 5,95 m, l’Au­ver­gnat troi­sième à

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

Un fris­son par­cou­rut l’échine de tous les amou­reux de l’athlétisme fran­çais. Ce mo­ment où Re­naud La­ville­nie prit sa course d’élan pour un der­nier saut à 5,89 m.

Après un échec à 5,85 m, l’Au­ver­gnat avait pris le par­ti au­da­cieux de l’im­passe pour se me­su­rer di­rec­te­ment à Ken­dricks et Li­sek, à 5,89 m. Avec un nou­vel es­sai grillé d’un rien à cette hau­teur, le spectre d’une éli­mi­na­tion sans mé­daille se fai­sait jour. Le pire des scé­na­rios pour un com­pé­ti­teur di­mi­nué dans son dé­but de sai­son par une bles­sure et aux per­for­mances en dents de scie de­puis.

Mais dans la ville de Londres qui l’a sa­crée cham­pion olym­pique en 2012, La­ville­nie a su réagir et fran­chir la barre sy­no­nyme de mé­daille, lais­sant échap­per une ex­plo­sion de hargne et de joie.

Mais à 5,95 m, ce­la n’est cette fois­ci pas pas­sé pour le Fran­çais. Et c’est donc Sam Ken­dricks, ami de La­ville­nie, qui est re­par­ti avec l’or. L’ar­gent est re­ve­nu au Po­lo­nais Pio­tr Li­sek, qui avait fran­chi au pre­mier es­ sai la barre pré­cé­dente.

« Une soi­rée comme ça, on au­rait tort de ne pas en pro­fi­ter. Il fal­lait ré­pondre pré­sent le jour J, je l’ai fait mais, mal­heu­reu­se­ment, il n’y a qu’une per­sonne qui re­part avec l’or, c’est com­ me ça. On a eu un très beau con­cours de saut : si tu veux faire rêver le pu­blic, ce n’est pas en sau­tant à 5m80, c’est en fai­sant des im­passes, en sau­tant tou­jours plus haut, en fai­sant mon­ter le sus­pense. On s’est ré­ga­lé dans ce con­cours, ça fait du bien ».

Beau joueur, ce­lui qui est mon­té à cinq re­prises sur un po­dium mon­dial sa­lue la per­for­mance d’un de ses amis, Sam Ken­dricks :

« Il y a des sau­teurs avec qui tu t’en­tends très bien, Sam en fait par­tie. Avec lui tu n’as pas le droit de faire la gueule, on s’en­traide et c’est ce qui a pous­sé ce con­cours si haut. Je ne m’at­ten­dais pas à re­ce­voir un tel ac­cueil du pu­blic, qu’il y ait un tel en­goue­ment. Ca n’a fait que mon­ter pen­dant tout le con­cours. J’adore le sport de haut­ni­veau, j’adore ma dis­ci­pline, on a en­vie de se dé­pas­ser pour les mil­liers de gens dans le stade, ceux qui sont der­rière leur té­lé. Tout est dit. Main­te­nant, il n’y a plus qu’à sa­vou­rer. Je suis content de ma ré­gu­la­ri­té, je n’au­rais pas pen­sé réus­sir ça il y a quatre mois. Je pré­fère faire quatre (cinq, NDLR) mé­dailles aux Mon­diaux qu’une seule mé­daille d’or. Mais je ne déses­père pas de l’avoir, main­te­nant il faut re­com­men­cer à se pré­pa­rer pour 2019. »

« Je n’au­rai pas pen­sé réus­sir ce­la il y a quatre mois »

HEU­REUX. Le bronze n’a pas le goût de l’or, mais dé­jà ce­lui de la sa­tis­fac­tion pour Re­naud La­ville­nie.

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