Pierre-Am­broise Bosse sur le toit du monde

Le Fran­çais a rem­por­té à la sur­prise gé­né­rale l’or mon­dial sur 800 mètres hier à Londres

La Montagne (Vichy) - - Sports L'actu Nationale -

Le Fran­çais Pierre-Am­broise Bosse a rem­por­té le titre mon­dial du 800 m hier soir au stade olym­pique de Londres, la pre­mière mé­daille fran­çaise des Mon­diaux2017 et le 11e titre mon­dial de l’his­toire de l’athlétisme fran­çais.

Bosse (25 ans) s’est im­po­sé en 1’44” 67, de­vant le Po­lo­nais Adam Kszc­zot (1’44” 995) et le Ké­nyan Ki­pye­gon Bett (1’45” 21).

Au pied du po­dium aux Jeux de 2016, « alors que je me sen­tais as­sez fort pour al­ler pro­vo­quer Da­vid Ru­di­sha pour l’or », Bosse était ar­ri­vé aux Mon­diaux sur la pointe des pieds, souf­frant à un is­chio­jam­bier et n’ayant que trois courses à son ac­tif.

« Mais je suis un joueur de po­ ker et je dois être là, c’est mon bou­lot », avait as­su­ré le Nan­tais.

Après avoir pas­sé les sé­ries et, dif­fi­ci­le­ment, les de­mi­fi­nales, re­pê­ché au temps, Bosse a réus­si son coup de po­ker en at­ta­quant à 200 m de l’ar­ri­vée et en ré­sis­tant jus­qu’au bout à ses ad­ver­saires.

« Je ne l’ex­plique même pas en vrai »

Il avait éga­le­ment af­fir­mé, en ar­ri­vant à Londres, que les cartes étaient re­dis­tri­buées avec l’ab­sence sur bles­sure de Ru­di­sha, double cham­pion olym­pique et du monde, et dé­ten­teur du re­cord pla­né­taire (1’40” 91). À l’ar­ri­vée il n’en re­ve­nait tou­jours pas. « Je ne l’ex­plique même pas en vrai. J’ai eu l’im­ pres­sion d’être un ga­min de 15 ans dans cette course, avec plus d’en­vie et de pa­nache que de per­for­mance. C’était fou. Je me suis fait cou­per la route as­sez vite et je me suis dit “Pour­quoi pas ! ” Je vou­lais ten­ter un truc de fou ».

« Dans la der­nière ligne droite, je vi­vais un rêve. Quand j’ai pas­sé la ligne, je n’y croyais pas, je n’y crois tou­jours pas... C’était un tour du monde que j’ai fait, pas un tour d’hon­neur. Kszc­zot est ve­nu me voir à la fin et m’a dit +You stole it for me+ (Tu me l’as vo­lé, NDLR). Je lui ai ré­pon­du +Je ne t’ai rien vo­lé du tout!+. On em­brasse mon chat qui doit être en train de faire ses griffes à la mai­son, ça doit être chaud pour lui. »

CHAM­PION. Le Nan­tais n’en re­ve­nait tou­jours pas.

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